Les CFF soutiennent le plan de Rösti, mais pointent un problème
Les CFF affichent leur soutien au projet Transport'45 du Conseil fédéral, tout en faisant part de certaines exigences. Pour assurer un système ferroviaire «fiable et finançable», ils demandent des priorités claires et un financement réaliste.
L'entreprise ferroviaire estime lundi que les moyens disponibles ne sont pas suffisants pour mettre en oeuvre les mesures prévues dans les futures étapes d'aménagements. Dans un communiqué, les CFF appellent à renouveler et entretenir le réseau ferroviaire existant afin de rendre les investissements durables.
La mise en oeuvre intégrale des mesures d’infrastructure à l’horizon 2035 est aussi demandée. Cela se traduirait notamment par davantage de correspondances sur l’Arc lémanique.
S'appuyant sur une expertise de l'EPFZ, Transport'45 englobe environ 50 milliards de francs d'investissements d'ici 2045 pour le transport routier et ferroviaire, dont un premier paquet de 11 milliards doit être soumis au Parlement début 2027. Un deuxième message doit suivre en 2031.
Un projet critiqué
Le projet a récemment fait l’objet de critiques. Mi-septembre, le Contrôle fédéral des finances (CDF) avait relevé «d’importantes faiblesses» dans Transports’45. Il pointait notamment l’utilisation de données obsolètes, susceptibles de fausser les calculs de rentabilité de certains projets, et mettait en doute la faisabilité financière des investissements prévus jusqu’en 2045.
Plusieurs cantons ont également émis des réserves lors de la consultation, notamment en Suisse romande. La Communauté d’intérêts nationale pour les transports publics (CITraP) avait de son côté réclamé la réalisation sans retard des projets déjà décidés par le Parlement, en particulier la nouvelle ligne Morges-Perroy. Elle demandait aussi l’abandon du tunnel du Grimsel, dont elle juge le rapport coûts-bénéfices insuffisant. (jah/avec ats)
