Suisse
Crans-Montana

Crans-Montana: les politiciens suisses unis contre l'Italie

Crans-Montana Italie Berne
Crans-Montana: Face à la réaction de l'Italie, ça chauffe, à Berne. afp/canva

«C'est insultant»: les politiciens suisses se fâchent contre l'Italie

Rome veut participer à l'enquête sur Crans-Montana et rappelle son ambassadeur. Les parlementaires suisses de tous bords crient à l'ingérence.
27.01.2026, 23:0627.01.2026, 23:36

L'Italie exige d'être associée à l'enquête sur l'incendie du Constellation qui a fait 43 morts en novembre à Crans-Montana. Et ça passe mal à Berne. Gauche comme droite, tous s'insurgent contre les demandes de Rome, comme le rapporte la RTS. Des termes tels que «inadmissible» et «incompréhensible» seraient sur toutes les lèvres.

La socialiste vaudoise Jessica Jaccoud dénonce par exemple des «menaces importantes envers l'Etat de droit, digne d'une politique de western». De son côté, le Genevois Mauro Poggia (MCG) ne décolère pas dans le 19h30:

«Laisser entendre que la justice est mal rendue et que l'Italie doit venir nous aider à rendre une bonne justice, c'est insultant»

Même si beaucoup voient dans cette pression italienne avant tout une opération de communication destinée à l'électorat transalpin, l'inquiétude demeure. Plusieurs parlementaires craignent que ces pressions influencent la justice valaisanne.

Certains rappellent que l'Italie «ferait mieux de balayer devant sa porte»: personne n'a encore été condamné après l'effondrement du pont de Gênes, qui avait fait 43 morts en 2018.

Réagir fermement, ou calmer le jeu?

Tous d'accord pour condamner, mais pas pour riposter. Certains, comme l'UDC bernois Manfred Bühler, plaident pour la carte du dialogue. Il salue d'ailleurs l'initiative du président de la Confédération Guy Parmelin, qui a reçu vendredi les familles de victimes italiennes à Berne.

D'autres appellent à la fermeté. Le centriste genevois Vincent Maitre estime que le Département des affaires étrangères (DFAE) devrait convoquer l'ambassadeur italien et transmettre une note verbale de protestation à Rome.

«A chaque fois qu'on ne tracera pas les lignes rouges de ce qui est acceptable ou non, on prend le risque que ces lignes rouges s'amenuisent, et les valeurs qui les accompagnent avec»
L'élu genevois Vincent Maitre (Le Centre)

Le DFAE, lui, botte en touche. Son porte-parole Nicolas Bideau reconnaît que «dans l'histoire récente des relations entre la Suisse et l'Italie, on est dans un moment de tension extrême qu'on n'a jamais vécu».

Mais sur le fond, le département rappelle que la demande italienne ne relève pas des autorités politiques mais de la justice valaisanne. Séparation des pouvoirs oblige. Même son de cloche du côté du canton du Valais.

(dag)

Le «for sure» de Macron devient viral
Video: watson
Ceci pourrait également vous intéresser:
Avez-vous quelque chose à nous dire ?
Avez-vous une remarque ou avez-vous découvert une erreur ? Vous pouvez nous transmettre votre message via le formulaire.
1 Commentaire
Votre commentaire
YouTube Link
0 / 600
1
Giorgia Meloni exige que l’Italie participe à l’enquête
Un incendie suivi d’une explosion a ravagé un bar de Crans-Montana (VS) dans la nuit du 31 au 1ᵉʳ janvier, faisant 40 morts et 116 blessés. Suivez notre direct.
L’article