Suisse
Crans-Montana

Jacques Moretti libéré

Les Moretti arrivent au tribunal de Sion le 9 janvier 2026.
Image: AFP/watson

Jacques Moretti libéré, les familles «en colère»

Incarcéré depuis le 9 janvier, Jacques Moretti serait libéré sous conditions. La justice valaisanne aurait ordonné sa remise en liberté avec mesures strictes.
23.01.2026, 17:2123.01.2026, 20:21

Incarcéré depuis le 9 janvier, Jacques Moretti devrait quitter la prison de Sion dans les prochaines heures. La justice valaisanne aurait ordonné, ce vendredi 23 janvier, la libération du co-propriétaire du bar Le Constellation, à Crans-Montana, où un incendie meurtrier s’est produit dans la nuit du Nouvel An faisant 40 mots et 116 blessés.

D’après les informations de nos confrères de BFMTV, la décision aurait été prise par les autorités judiciaires valaisannes, sur la base d’éléments du dossier et de garanties jugées suffisantes.

La libération de Jacques Moretti serait toutefois soumise à conditions. Sa remise en liberté serait assortie de «mesures de substitution», des contraintes destinées à limiter le risque de fuite. Ces mesures peuvent notamment inclure des obligations de contrôle ou des restrictions de déplacement. Parmi les exigences, il y aurait aussi le versement d'une caution.

Une nouvelle étape dans le dossier

Pour rappel, l’incendie survenu au Constellation dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier a fait 40 morts et 116 blessés. Jacques Moretti et son épouse Jessica, propriétaires et exploitants de l’établissement, sont poursuivis pour incendie involontaire, lésions corporelles et homicide par négligence. Ils bénéficient de la présomption d’innocence.

Cette décision marque une nouvelle étape dans un dossier judiciaire suivi de près, alors que l’enquête pénale se poursuit afin d’établir les responsabilités liées au drame de Crans-Montana.

Familles en colère

Dans un communiqué transmis par leurs avocats, les époux Moretti assurent «prendre toute la mesure de la décision rendue et des obligations qu’elle impose». Le couple «continuera ensemble de répondre à toutes les demandes des autorités».

«Je ne commente pas les enjeux de détention préventive. Sur le plan de l'enquête, mes clients relèvent qu'une nouvelle fois, il n'est émis aucune considération sur le risque de collusion et de disparition des preuves, risque qui les inquiète fortement et compromet l'intégrité de l'instruction»
Romain Jordan, avocat de plusieurs familles de victimes

Interrogé par Keystone-ATS, Sébastien Fanti, avocat de plusieurs familles de victimes, affirme que «c’est zéro surprise (...) A partir du moment où le Ministère public n’a pas retenu le risque de collusion. On savait qu’il sortirait». L'avocat sédunois espère que désormais «les auditions vont s’accélérer et prendre un rythme de croisière». Selon lui, les prochaines auditions du couple Moretti n'ont pas été fixées.

De son côté, le ministre italien des Affaires étrangères Antonio Tajani a dit sur X »rester sans voix« face à cette libération, qui selon lui »constitue un véritable affront aux sentiments des familles qui ont perdu leurs enfants: «C'est une décision inattendue et particulièrement sidérante pour mon client et les familles de victimes«, a dit à l'AFP Christophe De Galembert, défenseur du père d'un enfant décédé.

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Les premières excuses du Conseil fédéral
En 1995, la Suisse commémora aussi la fin de la guerre cinq décennies plus tôt par la reconnaissance officielle des erreurs du Conseil fédéral de l’époque en matière de politique de réfugiés. Personne ne se doutait alors que le rôle de la Suisse durant la Seconde Guerre mondiale allait devenir un sujet brûlant de la politique extérieure suisse au cours des années suivantes.
A l’origine, le geste ne devait pas prendre cette forme. A l’automne 1994 encore, le Conseil fédéral avait écarté une question parlementaire sur la manière dont le gouvernement comptait marquer le 50ᵉ anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale. Il mentionnait alors que la génération du service actif avait déjà été remerciée pour ce qu’elle avait accompli lors des manifestations «Diamant» de 1989.
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