«Fuck you!»: il démolit la perfection suisse en une minute
Notre pays est décidément un terreau fertile à la polémique aussi émotionnelle qu’inutile. Minuscule îlot unique au monde, la Suisse est à la fois une destination qui fait rêver beaucoup de touristes et d’expats, mais aussi la cible des plus grandes moqueries, tant sa perfection apparente la transforme en usine à fantasmes.
Quiconque s’en empare sur les réseaux sociaux n’est jamais à l’abri d’un flot infini de réactions. Ce lundi, c’est au tour d’un certain Amichai Teumim, qui «emmerde» tous ceux qui idéalisent la Suisse, d’en faire les frais.
Arrêté sur le bord d’une route de montagne en Suisse, ce cycliste et créateur de contenu a décidé de profiter d’une pause pour se lâcher sur les mythes qui font la gloire de notre pays et ses adorateurs. Cette vidéo d’une petite minute, postée dimanche sur Instagram, a récolté près de 20 000 likes et 1500 commentaires en moins de 24 heures.
Il faut dire que le bonhomme n’y va pas avec le dos de la cuillère, en affirmant que «la plupart d’entre nous vivent dans des bâtiments datant du postcommunisme, qui font passer Bucarest pour une ville d’élites». Encore essoufflé par le dénivelé qu’il vient de se manger, Amichai Teumim enchaîne sur les fameux «chalets suisses où personne ne vit à part les vaches».
La vidéo en intégralité:
Après avoir dézingué nos célèbres panoramas que l’on peut apercevoir depuis «un seul putain de train rouge panoramique de montagne» (petite balle perdue dans les essieux du Glacier Express), il terminera sa tirade par des considérations financières.
«Ceux d’entre nous qui ne vivent pas dans des blocs en béton brutalistes et postcommunistes se font niquer encore et encore pour pouvoir se payer un logement décent et se demander si ça en vaut vraiment la peine.»
Parmi les 1500 commentaires, on trouve évidemment des Suisses piqués au vif qui lui demandent de «quitter le pays» s’il le déteste autant, mais surtout beaucoup d’internautes manifestement amusés par ce pétage de plomb qui tombe un peu de nulle part.
Une chose est sûre: malgré le succès fulgurant de cette vidéo, notre ami a peu de chances de se voir engager par Suisse Tourisme en qualité d'influenceur.
