Suisse
Donald Trump

Etats-Unis: Albert Rösti penche pour Donald Trump

Bundesrat Albert Roesti bei seiner Rede an der Delegiertenversammlung der SVP Schweiz in der Sporthalle Schachen in Aarau am Samstag, 12. Oktober 2024. KEYSTONE/Walter Bieri )
Le ministre UDC penche pour Trump.Keystone

Albert Rösti explique pourquoi il préfère Donald Trump

Le conseiller fédéral penche pour Donald Trump à l’élection présidentielle américaine. Une prise de position qui suscite l’étonnement.
30.10.2024, 09:4131.10.2024, 11:40

Le conseiller fédéral Albert Rösti a fait une déclaration explosive, lundi, dans un gymnase à Bâle, rapporte le Tages Anzeiger. Le ministre, en répondant à un élève, a lancé:

«Personnellement, je penche plutôt pour Trump»

Pour rappel, l'ex-président américain est dans la course à la présidentielle américaine qui doit se tenir le 5 novembre.

Une prise de position qui surprend, car les ministres suisses ne donnent pas leur avis, d'ordinaire, sur des élections à l'étranger. Toutefois, il n'existe pas de règles explicites régissant les déclarations des conseillers fédéraux sur les élections internationales, mais tacitement, ils font preuve d'une extrême réserve et d'une grande neutralité, précise le journal.

Les propos du conseiller fédéral ont, qui plus est, été enregistrés en vidéo. Cette dernière a été authentifiée par son service de communication, indique le quotidien. Cette prise de position pour le candidat républicain reste notable au sein même de l’UDC, où seuls 40% des membres soutiendraient Trump, selon un sondage de l'institut Sotomo, 60% préférant d'autres candidats, dont Kamala Harris.

Comment Albert Rösti justifie son choix?

Et Albert Rösti a motivé son choix: «C'est le seul président qui n'a pas mené l'Amérique à la guerre pendant quatre ans», a expliqué le ministre UDC, soulignant cependant que la personnalité du candidat républicain était problématique. Il a cité en particulier la remarque selon laquelle les Haïtiens mangeraient des chiens et des chats, qu'il a qualifiée de «pure absurdité».

Notons que bien que Trump n'ait effectivement pas déclenché de guerre durant son mandat, l'analyse du ministre suisse est incomplète, selon des experts consultés par le journal. D’autres présidents récents, tels que Barack Obama et Joe Biden, n'ont pas non plus initié de conflits officiels et ont plutôt mené des interventions militaires.

Et Trump, en matière de politique militaire, n'a pas été bien différent: durant sa présidence, il a poursuivi des opérations militaires et autorisé, en 2017, une frappe contre des installations chimiques en Syrie. En 2020, il a ordonné un raid de drones qui a entraîné la mort du général iranien Qasem Soleimani. (jah)

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