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Des recherches sur un vaccin contre le Covid de deuxième génération sont menées dans le monde entier. Image: Shutterstock

Un «super vaccin» suisse pour sauver le monde du Covid-19

Un ex-joueur de handball professionnel travaille à Bâle pour la mise au point d'un vaccin de deuxième génération qui permettra de vaincre définitivement le Covid-19. Le gouvernement suisse le soutient à hauteur de 1,2 million de francs suisses.

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La fin du calvaire semble être en vue. Les vaccinations contre le Sars-Cov-2 progressent, mais souvent lentement, notamment en Suisse. Elles promettent, pourtant, un retour à la normalité. Mais les revers ne sont pas absents. Les vaccins d'Astrazeneca et de Johnson & Johnson sont critiqués en raison de cas de thrombose chez des jeunes femmes.

Les variantes de virus mutés sont également source de stress. Ils pourraient contourner les défenses immunitaires mises en place par les vaccins aujourd'hui administrés. C'est pourquoi il est presque certain que nous aurons besoin de rappels réguliers... Comme ce serait bien d'avoir un vaccin qui résolve le problème une fois pour toutes.

Un homme croit qu'il va y parvenir: Vladimir Cmiljanovic veut développer un vaccin Covid de deuxième génération «pour la Suisse et le monde entier» avec sa société bâloise RocketVax. Il est destiné à être efficace sur le long terme et à fournir une protection durable, «indépendamment des mutations», comme l'explique Vladimir Cmiljanovic.

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Vladimir Cmiljanovic

«L'objectif n'est pas seulement de combattre la pandémie actuelle, mais aussi les pandémies futures»

Vladimir Cmiljanovic

Une affirmation qui semble mégalomane, mais l'homme de 41 ans est sérieux. Il souligne qu'un travail intensif a été réalisé au cours des huit derniers mois. Il a apparemment réussi à convaincre le gouvernement fédéral, car il peut faire état d'un premier succès.

Soutien financier fédéral

L'agence publique pour l'innovation Innosuisse soutient Rocketvax avec un montant de 1,2 million de francs pour la première phase du projet qui durera six mois. Cela semble plutôt modeste quand on pense aux milliards de l'opération Warp Speed aux Etats-Unis. Mais normalement, une telle somme est disponible pour deux ans, précise Vladimir Cmiljanovic.

La société a reçu des fonds supplémentaires de la part d'investisseurs privés, et le PDG laisse entendre que d'autres annonces suivront dans les semaines à venir, et pas seulement de nature financière. En fait, certains éléments indiquent que ce projet ambitieux n'est pas une chimère, mais qu'il repose sur des bases solides.

Mais en quoi consiste ce vaccin? En clair, le vaccin de RocketVax, appelé RVX-13, est une «réplique» du virus Sars-Cov-2 qui est inoffensif pour l'homme. Une fois injecté dans le corps humain, il est censé former une sorte de barrière protectrice contre les variantes dangereuses, y compris les mutations futures.

Production à partir de la fin 2022

Selon un communiqué, la conception génétique a déjà été établie avec succès. Cependant, il reste encore un long chemin à parcourir avant de pouvoir l'utiliser. On espère pouvoir commencer les essais cliniques de phase 1 en décembre ou janvier prochains, indique Vladimir Cmiljanovic. Si tout va bien, la production pour le marché mondial pourrait commencer à la fin 2022.

La route est longue et difficile, mais cela ne décourage pas Vladimir Cmiljanovic:

«Je suis très compétitif en tant qu'ancien joueur de handball professionnel»

Le sportif d'origine serbe a été un joueur au niveau national dans son pays d'origine et s'est engagé avec le RTV Basel en Suisse. En outre, il a étudié la chimie médicinale à Bâle et s'est impliqué dans la recherche sur le cancer après la fin de sa carrière sportive.

Conseillé par un ex-membre de la Task Force Covid

Cmiljanovic a fondé plusieurs entreprises. En 2018, il a lancé Swiss Rockets avec sa sœur Natasa, qui travaille dans le même domaine. L'objectif était également de développer des médicaments contre le cancer. Puis vint le Coronavirus.

En novembre dernier, le frère et la sœur ont lancé la filiale RocketVax, ce qui leur a permis d'intégrer de nombreuses compétences. Le nom le plus connu est celui de Marcel Tanner, ex-membre de la Task Force Covid. Il est conseiller scientifique en chef. «Nous apprenons des autres vaccins et nous voulons finir par les dépasser», assure Cmiljanovic.

Des recherches sont menées dans le monde entier

Il est conscient que le projet pourrait également déraper et échouer. C'est ce qui s'est passé pour trois projets de vaccins suisses antérieurs, dont certains ont été annoncés en grande pompe et n'ont finalement pas abouti.

«Le risque est là, mais si on n'essaie pas, on n'arrive à rien»

Vladimir Cmiljanovic

D'ailleurs, l'entreprenant Bâlois et ses compagnons de campagne ne sont pas les seuls à travailler sur un vaccin de deuxième génération. Des recherches sont menées dans le monde entier. L'entreprise Curevac, basée à Tübingen en Allemagne, dont le premier vaccin est sur le point d'être homologué et qui a convaincu le géant pharmaceutique GlaxoSmithKline (GSK) d'en poursuivre le développement, est particulièrement ambitieuse.

Vladimir Cmiljanovic laisse échapper, au cours de l'entretien, qu'il vise des partenariats similaires, même si rien n'est encore prêt à être annoncé. Et il a beaucoup d'argent à gérer, tout en voulant garder le contrôle, ce qui ne facilite pas les choses. Pour l'instant, le «super vaccin» suisse n'est guère plus qu'une belle promesse.

Pour Vladimir Cmiljanovic, ces préoccupations sont davantage une incitation qu'un obstacle. Il pourrait prouver que la Suisse, qui n'a fait jusqu'à présent qu'une faible impression en tant que premier site pharmaceutique et de recherche mondiale en ce qui concerne les vaccins Covid, remportera le grand succès lors d'une deuxième tentative: «La route est difficile, mais nous pouvons y arriver. Je crois en notre équipe et en la Suisse!»

Adapté de l'allemand, le texte original ici.

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