Cette star dénonce un «acte d’autodestruction» de McDonald's en Suisse
Au 48 du quai de la Limmat à Zurich, le conflit autour de l'ouverture d’une filiale McDonald’s s’intensifie. Le soutien le plus notable aux opposants vient de l’actrice britannique Emma Thompson. Elle a en effet signé une pétition visant à empêcher ce projet de restauration rapide sur les rives de la Limmat.
Une nouvelle filiale McDonald’s qui agace
Double lauréate des Oscars, l’actrice a séjourné l’an dernier à l’hôtel Storchen situé en face et se dit préoccupée par le paysage urbain de Zurich. Dans un courriel dont dispose le Tages-Anzeiger, elle qualifie l’implantation de la chaîne de fast-food à cet endroit d’«acte d’autodestruction».
Elle dit avoir beaucoup apprécié le décor de la vieille ville, resté presque inchangé depuis des siècles, et espère désormais que la contestation entraînera un changement de cap.
A l’origine de la mobilisation, une association de riverains a déjà recueilli environ 1600 signatures. L’objectif est d’atteindre la barre des 2000 afin d’accroître la pression sur le propriétaire de l’immeuble, l’assureur Swiss Life.
Les opposants redoutent des salissures et des nuisances sonores jusque tard dans la nuit. Ils estiment également que les travaux prévus menacent le caractère du bâtiment classé. Enfin, «l’odeur de friture» fait aussi débat. Elle ne correspondrait pas à l’ambiance du quai de la Limmat, juge Christian Walti, pasteur dans l'église protestante Grossmünster, dans une publication Instagram.
Des inquiétudes pécuniaires
Malgré un bail de longue durée et l’autorisation déjà accordée par les autorités, les friteuses ne fonctionneront pas pour l’instant. L’affaire est actuellement pendante devant le tribunal cantonal des recours en matière de construction.
Les riverains soulignent qu’ils ne disposent pas d’un budget illimité: «Nous ne sommes pas des millionnaires», lâche le membre de l’association Simon Staub au Tages-Anzeiger. La détermination reste toutefois forte pour empêcher l’installation de la chaîne de burgers par tous les moyens juridiques, «si nécessaire jusqu’au Tribunal fédéral», conclut-il. (val) (adapt. dal)
