Le PLR propose que Genève construise une prison dans le Jura
Une nouvelle prison financée par le canton de Genève pourrait voir le jour... dans le Jura. C'est ce que préconisent les deux sections cantonales du PLR, qui ont déposé ce mercredi un postulat conjoint. L'objectif: demander à leurs gouvernements respectifs d'étudier la faisabilité d'un tel projet.
Cette solution permettrait de répondre à plusieurs problématiques inhérentes au système pénitentiaire des deux cantons, avance le PLR dans un communiqué. D'un côté, Genève fait face à une «surpopulation chronique» depuis plusieurs années. De l'autre, le Jura se trouve confronté à l’«obsolescence de ses infrastructures carcérales».
Le PLR genevois souligne que la rénovation de la prison de Champ-Dollon s'avère «compliquée et coûteuse», tandis que le projet d'une nouvelle structure a été refusé en 2020 par le Grand Conseil. Du côté jurassien, on évoque la fermeture de la prison de Porrentruy et on rappelle que, à terme, le site de Delémont est également appelé à disparaître.
«Des retombées économiques durables»
«Ce projet permettrait de transformer deux contraintes en une opportunité commune», résume la section jurassienne. Et d'ajouter:
Le parti ajoute que ce projet pourrait générer «des retombées économiques et institutionnelles durables» pour le Jura, telles que la création d’emplois qualifiés, le renforcement du rôle institutionnel du canton et la valorisation de ses réserves foncières.
L'un a la place, l'autre les moyens
Ce dernier point revêt une importance centrale: «Le Jura dispose des réserves foncières nécessaires, mais manque de moyens financiers pour porter seul un nouveau projet», affirme la section cantonale. Interrogée par le Quotidien Jurassien, l'élue PLR Irène Donzé, à l'origine du postulat avec le Genevois Pierre Nicollier, indique:
Pour l'heure, aucun site en particulier n'a été identifié, renseigne le journal. Et pour cause: on n'en est pas encore là. «A ce stade, nous voulons surtout que les deux gouvernements discutent entre eux pour examiner cette possibilité», complète Irène Donzé.
(asi)
