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Démissions à la Caisse publique de prêts sur gages

Démissions à la Caisse publique de prêts sur gages

La présidente Lorella Bertani et l'administratrice déléguée Lynn Bertholet ont démissionné de leurs fonctions à la Caisse publique de prêts sur gages.
14.05.2026, 17:1714.05.2026, 17:17
Lorella Bertani, la pr�sidente de la Fondation d'art dramatique, a soulign� que l'attention que le projet de la future directrice du Poche porte � la diversit� des publics (archives).
Lorella BertaniKeystone

La Caisse publique de prêts sur gages (CPPG) va faire face à des changements dans sa gouvernance. La présidente Lorella Bertani et l'administratrice déléguée Lynn Bertholet ont présenté leurs démissions.

Confirmant une information de Léman Bleu, la première a parlé jeudi à Keystone-ATS de «raisons personnelles» derrière sa décision, annoncée mardi au conseil d'administration. «Je suis soulagée. Je vais passer à autre chose», dit de son côté Bertholet. Elle a écrit mardi à la conseillère d'Etat de tutelle Nathalie Fontanet qui en a accusé réception mercredi.

Fin mars, un rapport de la Cour des comptes avait épinglé la poursuite des travaux du bureau du conseil, malgré une révision législative entrée en vigueur en 2018 qui en prévoyait la suppression. Des indemnités versées n'auraient pas dû l'être, expliquait le gendarme administratif, qui suggérait un remboursement.

Le conseil avait contesté ces conclusions. Bertholet estime de son côté qu'«on s'est moqué d'elle». Comme les conditions pour qu'elle poursuive son activité ne sont pas réunies, elle a décidé d'y mettre un terme, s'en prenant au passage à la conseillère d'Etat.

«Tout vient du licenciement d'un directeur qui ne faisait que 4% des opérations avec quatre employés»

Une décision, pour laquelle un recours est pendant au Tribunal fédéral (TF), que certains veulent faire payer à Mme Bertani et elle-même, dit-elle.

Elle admet que «de grosses lacunes» subsistent, y compris légales, mais celles-ci ne sont pas celles qui ont été identifiées par la Cour des comptes. Sa décision n'est pas non plus liée au projet de modification législative dévoilé mercredi par le Conseil d'Etat, dont elle n'avait pas connaissance. Ce dispositif prévoit de réduire de 9 à un maximum de 5 le nombre de membres du conseil et de supprimer la fonction d'administrateur délégué ou administratrice déléguée.

Cette réforme prendra des années avant d'entrer en vigueur, ajoute Mme Bertholet. Une absence de lien également partagée par Mme Bertani. «Je n'étais pas encore officiellement au courant du projet de loi au moment d'annoncer ma décision», selon elle. (dal/ats)

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