Voici ce que les Genevois ont décidé pour l'avenir de leurs sourires
Les Genevois ont rendu leur verdict ce dimanche sur l’accès aux soins dentaires. Appelés à se prononcer à la fois sur l’initiative du PS «Pour des soins dentaires accessibles à toute la population» et sur le contre-projet adopté par le Grand Conseil, ils ont finalement dit non à l’initiative.
De quoi on cause?
L’initiative, refusée par le parlement cantonal en mai dernier, proposait un chèque dentaire annuel de 300 francs pour les personnes bénéficiant de subsides d'assurance-maladie. Elle entendait aussi renforcer la prévention bucco-dentaire par des campagnes de dépistage coordonnées par un nouveau médecin-dentiste cantonal. Le coût annuel du dispositif était estimé à environ 45 millions de francs.
Face à cette approche jugée trop coûteuse par une majorité de députés, le Grand Conseil avait soutenu un contre-projet par 53 voix contre 42. Celui-ci inscrit la santé bucco-dentaire parmi les tâches du médecin cantonal, sans créer de nouveau poste, et demande à l’Etat d’élaborer un plan d’action axé sur la prévention, la prophylaxie et des soins ciblés.
Un dossier récurrent dans les urnes
Le sujet n’est pas nouveau à Genève: en 2019 déjà, les électeurs avaient refusé une initiative constitutionnelle visant à créer une assurance obligatoire pour les soins dentaires. Le canton réitère ainsi une tendance observée ailleurs en Suisse romande, après les refus vaudois en 2018 et neuchâtelois en 2022.
Avec le vote de dimanche, Genève a choisi. (jah/ avec ats)
