Suisse
Ignazio Cassis

Cassis ressort bredouille d'une rencontre avec son homologue syrien

Ignazio Cassis n'a pas eu toutes les informations du régime syrien.
Ignazio Cassis n'a pas eu toutes les informations du régime syrien. Keystone

La rencontre entre Cassis et son homologue syrien n'a rien donné

Le conseiller fédéral n'est pas ressorti enchanté de sa discussion avec son collègue syrien. La raison de cette réticence réside dans des réponses «très vagues» à propos du processus de transition du nouveau régime.
22.01.2025, 20:0522.01.2025, 20:05

Les sanctions suisses en vigueur contre la Syrie sont «pour le moment» maintenues, a déclaré le ministre des affaires étrangères Ignazio Cassis. Celui-ci est ressorti bredouille mercredi d'une rencontre avec son homologue syrien en marge du WEF, à propos du processus de transition dans ce pays.

Le ministre des affaires étrangères du gouvernement de transition syrien, Assad Hassan Al Shibani, est considéré comme un terroriste en Suisse. De telles sanctions ne seront certainement pas assouplies «pour le moment», a dit Cassis devant la presse.

Le Tessinois attend des faits concrets de la part du gouvernement de transition issu du groupe islamiste HTC. Les réponses quant à un processus de transition inclusif étaient «très vagues», a-t-il dit.

Ignazio Cassis a également rencontré le président israélien Isaac Herzog, avec qui il a discuté des prochaines étapes du cessez-le-feu ainsi que de la situation humanitaire à Gaza. Interrogé sur l'entrée en vigueur en Israël à la fin du mois de lois interdisant l'UNRWA, Cassis a déclaré que ces nouvelles lois ne devraient pas empêcher l'agence de continuer ses travaux.

Préparation de la présidence de l'OSCE

Le Tessinois devait aussi rencontrer le Premier ministre palestinien Mohammad Mustafa, mais ce dernier a annulé sa venue à la dernière minute. Ignazio Cassis devait encore rencontrer son homologue iranien Mohammad Djavad Zarif en soirée. Les Etats-Unis et la situation «très tendue» avec Israël sont les thèmes de la rencontre. Le ministre iranien a déclaré plus tôt au WEF que son pays n'était «pas au courant» de l'attaque du Hamas sur Israël le 7 octobre.

Le ministre a aussi soigné ses relations avec l'UE, et en particulier avec la Finlande, présidente de l'OSCE, un an avant de passer le relais à la Suisse. Berne, qui a rejoint cette année la troïka, a déjà des responsabilités dans l'organisation.

Le ministre de l'économie Guy Parmelin a de son côté plus tôt signé un accord de libre-échange entre l'AELE et le Kosovo après deux ans de négociations. L'accord permet un «démantèlement des droits de douane bénéfique pour les entreprises suisses», a déclaré le Vaudois. (ats/svp)

Ceci pourrait également vous intéresser:
Avez-vous quelque chose à nous dire ?
Avez-vous une remarque ou avez-vous découvert une erreur ? Vous pouvez nous transmettre votre message via le formulaire.
3 Commentaires
Comme nous voulons continuer à modérer personnellement les débats de commentaires, nous sommes obligés de fermer la fonction de commentaire 72 heures après la publication d’un article. Merci de votre compréhension!
3
«Un homme cagoulé m'a suivi»: des conseillers d'Etat sous pression
La conseillère d'Etat valaisanne Franziska Biner a récemment témoigné de harcèlement en ligne. Un cas parmi d'autres, symptomatique d'un climat qui se dégrade. Nous avons voulu en prendre la mesure, en donnant la parole à plusieurs conseillers et conseillères d'Etat.
L'affaire aurait pu passer inaperçue. Révélée par Canal9 le 19 février, elle n'a guère fait de bruit — et pourtant. Pendant de longues semaines, un inconnu a pris pour cible la conseillère d'Etat valaisanne Franziska Biner, la harcelant sans relâche par voie électronique.
L’article