La Poste veut priver de courrier cette retraitée pour trois mètres
«307 centimètres», dit Ruth Kündig en posant son mètre pliant. Secouant la tête, la retraitée se tient sur le parvis de sa maison, à Brunnen (SZ). La raison de son agacement: un certain courrier envoyé par la Poste.
Depuis des années, les querelles de boîtes aux lettres avec le géant jaune font régulièrement bouillir les esprits dans le pays. En effet, depuis 2012, la Poste peut exiger que les boîtes aux lettres soient déplacées jusqu'à la limite de la parcelle. Quiconque ne se conforme pas à cette exigence doit s'attendre à ne plus recevoir son courrier.
Ruth Kündig, de Brunnen, a elle aussi reçu un courrier de ce type. Sa boîte aux lettres devrait, elle aussi, se trouver à la limite de la parcelle, comme pour de nombreuses autres maisons individuelles et bifamiliales, alors qu'elle n'en est aujourd'hui séparée que par un parvis. Ruth Kündig explique:
Des frais à la charge des propriétaires
Dès fin mars, Ruth Kündig a reçu un courrier de la Poste. Le couple y était sommé de mettre sa boîte aux lettres en conformité avec les prescriptions en vigueur d'ici la mi-juin. Cela n'ayant pas été fait, une nouvelle sommation a suivi mi-juin, avec un nouveau délai fixé à fin juillet.
Dans son courrier, la Poste se réfère aux exigences légales de l'ordonnance sur la poste. Selon celle-ci, les boîtes aux lettres doivent être librement accessibles et disposer d'un compartiment courrier et de dépôt suffisamment grand. Le respect de ces exigences serait vérifié et mis en œuvre progressivement dans toute la Suisse.
Pour Ruth Kündig, cette exigence est difficilement compréhensible. Elle confie au Bote:
Après le premier courrier, elle et son mari auraient tenté de prendre contact avec le collaborateur de la Poste en charge du dossier. Elle déplore:
Critique de la rationalisation croissante
Entretemps, le couple aurait décidé de commander une nouvelle boîte aux lettres et de la monter contre la clôture, à la limite de la parcelle. Les frais seraient à leur charge.
Dans un entretien avec Bote, Ruth Kündig critique:
Elle poursuit:
Elle se demande si, avec de telles mesures, la Poste ne finit pas par se nuire à long terme. Elle conclut:
