Suisse
Native

Transports: voici comment les Suisses se déplacent

Red tram line 9 destination Wankdorf and cyclists crossing Grain House Bridge at Swiss City of Bern on a sunny winter day. Photo taken February 21st, 2023, Bern, Switzerland.
Le vélo et le tram ne représentent qu'une petite partie des modes de transport utilisés par les Suisses. La voiture caracole toujours en tête de liste.Image: iStock Editorial

Voici comment les habitudes des Suisses en matière de mobilité ont évolué

Présenté par
Branding Box
Présenté par
Branding Box
En voiture, en train ou à vélo, les Suisses se déplacent beaucoup. Nous passons en moyenne 80 minutes par jour dans les transports. Zoom sur nos habitudes de mobilité avec les chiffres de l'OFS.
03.08.2026, 09:2204.08.2026, 05:45
Oliver Julier
Oliver Julier

En 2021, les Suisses ont passé en moyenne 80 minutes par jour dans les transports. Ils se déplaçaient pour se rendre au travail, faire les courses, mais surtout pour leurs loisirs, qu'il s'agisse d'aller à la piscine, en montagne ou au stade. C'est ce que révèlent les chiffres de l'Office fédéral de la statistique (OFS).

Chaque personne consacrait 41,6 minutes par jour à ses déplacements de loisirs en moyenne, que ce soit en voiture, en bus, en train ou avec un autre moyen de transport. Les trajets liés au travail ne représentaient pour leur part qu'un peu plus d'un quart d'heure.

On passait en outre six minutes quotidiennes pour l'attente et les correspondances. C'est davantage que le temps moyen nécessaire pour se rendre à l'école ou sur un lieu de formation. Il est cependant à noter que la pandémie de Covid a influencé les données sur la mobilité de 2021.

Le nombre de kilomètres parcourus dans le transport de voyageurs a fortement chuté à partir de 2020 avec la pandémie. Il est ensuite reparti à la hausse. Jusqu'en 2019, la mobilité des personnes progressait plus rapidement que la quantité de population résidente.

Repenser ses habitudes

Au quotidien, de nombreux trajets s’effectuent presque automatiquement: pour aller au travail, faire les courses ou aller au sport. Il vaut la peine de s’arrêter un instant pour se poser la question: a-t-on vraiment besoin de la voiture pour ce trajet? Ou bien pourrait-on tout aussi bien utiliser le vélo, le vélo électrique, les transports en commun ou un service d’autopartage?

Découvrir la mobilité partagée

Editorial Image
image: shutterstock

La voiture encore largement dominante

Non seulement les distances parcourues continuent d'augmenter, mais les infrastructures de transport s'étendent elles aussi. Depuis les relevés réalisés entre 1979 et 1985, la superficie des autoroutes a progressé de 56%.

Les autres routes ont augmenté de 19% au fil des décennies et occupent aujourd'hui de loin la plus grande part de l'espace, avec 81%. Les infrastructures ferroviaires, en revanche, ont très peu évolué depuis les années 1980: les voies ferrées et les gares n'occupent en effet que 3% de surface supplémentaire.

En 2024, les voitures particulières représentaient 68% de l'ensemble des voyageurs-kilomètres. Quelque 4,8 millions de voitures circulaient sur les routes suisses, soit deux fois plus qu'en 1980. En étudiant le mode de déplacement, on comprend pourquoi la Suisse compte autant de routes.

Le train représentait 18% des voyageurs-kilomètres, tandis que les bus et les trams totalisaient ensemble 4%. Pour se rendre au travail, faire ses courses ou partir en vacances, la voiture reste donc de loin le moyen privilégié.

Un véhicule, plusieurs usages

Il n’est pas forcément nécessaire de posséder un moyen de transport pour l’utiliser. L’autopartage, le partage de vélos, les vélos électriques, les trottinettes électriques ou les vélos-cargos peuvent vous offrir plus de flexibilité au quotidien. La carte de la mobilité partagée vous montre les offres disponibles près de chez vous.

Trouver une offre près de chez vous

Editorial Image
image: getty images

Voici les cantons qui attirent les pendulaires

Rapportés au nombre de pendulaires par canton, Zoug et Bâle-Ville sont ceux qui en ont attiré le plus en 2023. Ils affichaient un excédent respectivement de 47,3% et 38,8%. En d'autres termes, ils accueillaient nettement plus de personnes venant y travailler qu'ils n'en voyaient partir. Zurich et Genève présentaient également un solde nettement positif.

A l'inverse, les cantons situés à proximité des grands pôles d'emploi enregistraient les plus fortes pertes nettes de pendulaires: Uri, Schwytz, Argovie, Bâle-Campagne et Fribourg. Leurs habitants se rendaient plus souvent travailler dans un autre canton que des travailleurs n'y venaient depuis l'extérieur. Une situation logique, puisqu'ils se trouvent dans la zone d'influence de Zurich, Zoug, Bâle-Ville ou Berne.

(Adaptation française: Valentine Zenker)

26 voitures absolument kitsch qu'on a repérées à Miami
1 / 28
26 voitures absolument kitsch qu'on a repérées à Miami
partager sur Facebookpartager sur X
Johnny Depp s'est à nouveau transformé
Video: watson
Ceci pourrait également vous intéresser:
Comment la Crystal Meth est introduite clandestinement en Suisse
Du banquier jusqu’aux bénéficiaires d’aide sociale, la crystal meth, drogue fortement addictive, touche toutes les couches sociales. Neuf personnes sur dix en prennent toute leur vie sans que personne ne le remarque.
Marc* est, selon la police, un des plus grand dealer de drogue synthétique en Romandie. Il a déjà fait cinq ans de prison à cause des trafics de drogue. Marc n'est pas son vrai nom. Il répond aux questions de la chaîne de télévision suisse romande RTS tout en restant anonyme et en dissimulant son visage.
L’article