Un boulanger romand finit en prison pour sa saleté «catastrophique»
Un artisan boulanger du canton de Vaud a été condamné à 100 jours de prison ferme pour infractions à la législation sur les denrées alimentaires. La décision du Ministère public du canton de Vaud intervient après plusieurs contrôles ayant révélé des conditions d’hygiène jugées «globalement catastrophiques», rapporte le journal lausannois 24 Heures.
Une peine privative de liberté dans ce type d’affaire reste relativement rare. Elle s’explique notamment par la répétition des infractions et par le non-respect des décisions administratives précédentes. En effet, l’homme n’en était pas à sa première condamnation: il avait déjà été sanctionné à trois reprises pour des faits similaires.
Des inspections accablantes chez ce boulanger
Des inspections inopinées menées fin 2025 dans son laboratoire ont mis au jour une situation qualifiée de «globalement catastrophique» dans l’ordonnance pénale.
Les contrôleurs ont notamment découvert de nombreuses denrées périmées ou altérées, de l’huile de friture non conforme, l’absence de protection pour certains aliments, un manque de traçabilité pour des produits préparés ou congelés, des températures de conservation inadaptées. Et des blattes et autres insectes volants dans les locaux.
Malgré plusieurs décisions du Office de la consommation du canton de Vaud lui interdisant d’utiliser ses locaux pour produire ou manipuler des denrées alimentaires, le boulanger aurait continué son activité. Lors d’une précédente procédure, il avait déjà écopé d’une peine pécuniaire de 2700 francs et d’une amende de 400 francs. Cette fois, le procureur a donc prononcé une sanction plus lourde: 100 jours de prison ferme, accompagnés d’une amende de 1000 francs.
Le nom de la boulangerie n’a pas été rendu public. Le service juridique du quotidien vaudois explique:
(hun)
