Plus de 2000 propalestiniens à Genève
«Nous ne nous tairons pas tant que l'apartheid et la colonisation se poursuivront», a déclaré au Jardin anglais un membre de BDS Genève, organisateur de la manifestation avec le soutien d'une trentaine d'organisations. Au micro, il a dénoncé les attaques continues d'Israël sur Gaza, ses entraves à l'arrivée d'aide humanitaire et les attaques constantes des colons israéliens en Cisjordanie.
BDS Genève dénonce aussi le faux plan de paix établi par Israël et les Etats-Unis avec l'aval du Conseil de sécurité de l'ONU. Et d'appeler la population à faire pression pour «que la Suisse cesse d'être complice» et «déjouer le projet colonial de Trump et Netanyahou.»
«Autodétermination. Pas de paix sans justice», pouvait-on lire sur la banderole en tête du cortège, tandis que des pancartes dénonçaient «l'impunité» d'Israël et «le génocide» en cours. De nombreux drapeaux palestiniens étaient déployés.
Après avoir traversé le pont du Mont-Blanc, le cortège est remonté jusqu'à la gare pour rejoindre la place des Nations. «Une seule solution, arrêter l'occupation», «Israël au tribunal», «Tout le monde déteste les sionistes», «Israël casse-toi, la Palestine n'est pas à toi» ou encore «Netanyahou criminel», ont bruyamment scandé les manifestants. Selon BDS Genève, ils étaient plus de 4000.
Au sud des Alpes aussi
Par ailleurs, près de 500 personnes ont manifesté samedi après-midi à Bellinzone contre les mesures d'austérité présentées par le gouvernement tessinois. Les syndicats réclament notamment une augmentation des contributions aux institutions médico-sociales et socio-éducatives.
«Non siamo un costo, siamo la società!» (Nous ne sommes pas une dépense, nous sommes la société!), pouvait-on lire sur une affiche faite à la main. Sur un carton peint en bleu vif, on pouvait aussi lire: «Ne supprimez pas ce qui unit les gens».
A la tribune, sur la Piazza Collegiata du chef-lieu, le directeur d'Unia Tessin, Giangiorgio Gargantini, a adressé à la foule un message de solidarité. Et de penser en particulier à ceux qui partent travailler dans l'obscurité et rentrent chez eux alors qu'il fait déjà nuit. «Eux seuls savent ce que signifie le vrai travail», a-t-il affirmé avant que le cortège ne se dirige vers le bâtiment du gouvernement cantonal au son de Bella Ciao.
La manifestation - environ 500 personnes, selon les chiffres communiqués par la police municipale - s'inscrit dans le contexte des nouvelles mesures d'austérité prises par le gouvernement, à savoir des économies de 120 millions de francs présentées en octobre. Le Conseil d'Etat prévoit un déficit de près de 100 millions de francs pour 2026, puis de 700 millions au total entre 2027 et 2029. (ats/vz)
