Elle pointe la pression «intense» des lobbies sur les primes maladie
Alors que la Suisse retient son souffle avant l'annonce d'une nouvelle hausse des primes maladie ce mardi, Priscilla Imboden, présidente de Lobbywatch, décrypte pour Arcinfo le poids des groupes d'intérêts dans les discussions à Berne, notamment en matière de santé.
Dans ce domaine, «où des millions voire des milliards» sont en jeu, la pression des lobbies «est permanente», juge celle qui est aussi journaliste pour le magazine en ligne Republik. Et d'ajouter:
Zoomant sur les liens d'intérêts au sein des commissions parlementaires, elle explique qu'un élu peut très bien siéger au conseil d’administration d’une caisse maladie tout en élaborant les lois qui la concernent directement. Un phénomène qui constitue notamment un frein important lorsqu'il s'agit de réformer le système, avec des assureurs, des hôpitaux et des groupes pharmaceutiques «qui se bloquent entre eux».
Comment limiter les conflits d'intérêts
Malgré les avantages monétaires et électoraux que les élus concernés peuvent retirer de ces relations, Priscilla Imboden précise à Arcinfo qu'il ne s'agit pas là de corruption, qui est évidemment interdite par la loi. Elle évoque plutôt une «influence plus subtile», avec des mandats confiés à des parlementaires défendant déjà, à la base, des positions similaires à celles des lobbies en question.
La journaliste milite néanmoins pour davantage de transparence pour mieux limiter les conflits d'intérêts. Elle regrette notamment que les élus, en déclarant leurs mandats, ne soient pas tenus d'en préciser l'ampleur financière.
Toujours auprès d'Arcinfo, elle cite notamment le cas du conseiller aux Etats Martin Schmid (PLR/GR) qui aurait reçu plus de 500 000 francs en 2025 pour des mandats chez un assureur et dans une entreprise pharmaceutique. Elle indique à ce propos:
(jzs)
