Suisse
Politique

Les jeunes socialistes suisses contre le libre-échange

Les jeunes socialistes suisses contre le libre-échange

Réunie à Moutier, la Jeunesse socialiste suisse a dénoncé les accords de libre-échange, jugés favorables à l’exploitation mondiale, et rejeté l’initiative de l’UDC sur la neutralité.
31.05.2026, 15:0931.05.2026, 15:40
La Jeunesse socialiste suisse estime qu'une "contre-offensive antiraciste" est n
Assemblée des délégués de la Jeunesse socialiste suisse à Moutier, samedi.Keystone

La Jeunesse socialiste suisse (JSS), réunie en assemblée des délégués samedi à Moutier (JU), dénonce les accords de libre-échange. Le mouvement rejette une politique qui renforce l'exploitation mondiale.

Les délégués ont adopté un papier de position intitulé «Libre-échange et protectionnisme: l'exploitation mondiale à l'ère du fascisme et des crises économiques». Le texte s'oppose à la politique commerciale menée par le Conseil fédéral, a indiqué le parti des jeunes socialistes dans un communiqué dimanche.

Selon la JSS, les accords de libre-échange avec le Mercosur ou la Malaisie renforcent les dynamiques néocoloniales actuelles, au lieu de bénéficier aux travailleuses et travailleurs. Le parti demande la fin des accords commerciaux qui violent les droits humains, un contrôle démocratique accru des négociations et une meilleure protection des producteurs locaux.

Les délégués ont par ailleurs rejeté l'initiative de l'UDC sur la neutralité. La neutralité, dans le sens de la non-prise de position, est en soi une prise de position en faveur des dominants et des dominantes, estime la JSS.

L'assemblée a également été l'occasion d'une table ronde sur l'antiféminisme et d'une résolution sur la «manosphère» en vue de la grève féministe du 14 juin. La résolution exige des réponses politiques concrètes face aux mouvements antiféministes qui se renforcent. (dal/ats)

Le débat politique 100% faux de la RTS
Video: watson
Ceci pourrait également vous intéresser:
Avez-vous quelque chose à nous dire ?
Avez-vous une remarque ou avez-vous découvert une erreur ? Vous pouvez nous transmettre votre message via le formulaire.
0 Commentaires
Votre commentaire
YouTube Link
0 / 600
«Les objecteurs savaient qu'ils allaient finir en prison»
Avant l'introduction du service civil, en 1996, refuser le service militaire était puni par la prison en Suisse. Un nouvel ouvrage revient sur l'histoire des objecteurs, leurs profils et leurs motivations - tout en démontant quelques idées reçues sur ce chapitre très clivant de l'histoire helvétique.
Le 14 juin prochain, la population suisse décidera si elle souhaite durcir les conditions d'accès au service civil. En cause: les demandes d'admission continuent de battre des records, tandis que le nombre de jours de service militaire accomplis ne cesse de grimper. Un tel scénario était inimaginable il y a encore 30 ans. Avant l'introduction de cette option, en 1996, les jeunes hommes qui ne voulaient pas passer sous les drapeaux n'avaient qu'une seule alternative: la prison. On les appelait les objecteurs.
L’article