La centrale nucléaire de Leibstadt, située dans le canton d'Argovie.Image: Shutterstock
Le Conseil revient sur la décision populaire de 2017 de sortir progressivement du nucléaire. Il a rejeté mercredi l'initiative «Stop au blackout», mais soutient sur le principe la levée de l'interdiction de construire de nouvelles centrales nucléaires.
L'initiative populaire «De l'électricité pour tous en tout temps (Stop au blackout)» précise que toutes les formes de production électrique respectant l'environnement et le climat doivent être autorisées. Le comité souhaite rouvrir la porte à l'atome, en misant sur les nouvelles technologies.
Le gouvernement entend favoriser l’ouverture aux différentes technologies pour «planifier de manière responsable la sécurité de l’approvisionnement en électricité». L’interdiction actuelle de construire de nouvelles centrales nucléaires n’est pas compatible avec cet objectif.
Toutefois, il refuse l'initiative car la Constitution prévoit déjà un approvisionnement énergétique diversifié. Une modification de loi suffit, c'est pourquoi il compte élaborer un contre-projet indirect d'ici la fin de l'année.
Réactions
Les Vert'libéraux préviennent qu'ils s'opposeront à la relance du nucléaire «par toutes les voies juridiques possibles»:
«La mise en service de nouvelles centrales prend plusieurs décennies, or nous ne disposons plus de ce temps si nous souhaitons tenir notre engagement en faveur de la neutralité carbone nette d'ici 2050»
«La construction de nouvelles centrales nucléaires n'est pas une bonne idée»
Déclaration du conseiller national Roger Nordmann (PS/VD).
Roger Nordmann (PS/VD) souligne également des coûts faramineux et la présence de déchets dangereux pendant plusieurs dizaines de milliers d'années en cas de relance.
«Cette décision va faire perdre du temps et de l'argent à la Suisse sans faire émerger un modèle d'approvisionnement indépendant et cohérent avec les objectifs climatiques de l'Accord de Paris»
Greenpeace
L'association Sortir du Nucléaire parle d'une «grave erreur», reprochant au conseiller fédéral Albert Rösti son «aventurisme». (ats)
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Mon conjoint habite (pratiquement) en haut d’une montagne, et bientôt, j’irai le rejoindre. Mon vieux vélo n’a aucune chance sur une pente pareille… et moi non plus. La solution? Un vélo électrique. Mais est-ce vraiment une bonne idée d’un point de vue écologique et climatique?
Le moment est venu: mon conjoint et moi réfléchissons à emménager ensemble. Ou plutôt, à ce que je monte là-haut chez lui, sur la colline où le soleil brille. Aucune idée du dénivelé exact, mais une chose est sûre: avec mon vélo classique, ça n'ira pas. J’ai déjà essayé plusieurs fois. La sueur. L’essoufflement. Les voitures qui filent à côté. Franchement, on a vu plus agréable.