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La France «met la pression» sur la Suisse au sujet des frontaliers

La France «met la pression» sur la Suisse au sujet des frontaliers

Le ministre français du travail veut que la Suisse signe un accord européen.
12.05.2026, 18:2812.05.2026, 18:28

Jean-Pierre Farandou, ministre français du travail, entend «mettre la pression» sur la Suisse pour qu'elle applique un nouvel accord européen. Ce dernier prévoit que le pays du lieu de travail, et non celui de résidence, paie à l'avenir les indemnités chômage des travailleurs frontaliers.

Rappelant que la France perd «860 millions d'euros par an» avec le système actuel, Jean-Pierre Farandou a assuré mardi à l'Assemblée nationale qu'un «planning» était déjà «en place» avec le Luxembourg. Le grand-duché, «bon gré, mal gré, devra se plier à l'application de nouveaux règlements» qui se mettront en place suite au feu vert donné par les 27 pays de l'Union européenne le 29 avril, après une décennie de discussions, a expliqué le ministre.

Le Luxembourg est le deuxième pays de travail pour les frontaliers français. Le nombre de chômeurs français indemnisés y ayant travaillé s'élève, selon un document de l'assurance chômage de décembre 2025, à 8800. Mais le premier pays de travail des frontaliers français est de très loin la Suisse, qui ne fait pas partie de l'UE et où ont travaillé 27'500 allocataires aujourd'hui indemnisés en France.

«Il y a quand même des accords qui lient la Suisse à l'Union Européenne. Berne a pas mal de bénéfices quand même dans ses bonnes relations économiques avec l'Union européenne»
Jean-Pierre Farandou, ministre français du travail

«Donc je pense que l'Union Européenne mettra la pression sur la Suisse. Nous mettrons nous-mêmes la pression sur la Suisse», a encore affirmé le ministre. «Ça prendra un peu de temps, mais on y arrivera, j'en suis sûr, en tout cas comptez sur moi pour aller au bout de cette réforme», a-t-il ajouté.

(ats/fv)

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