Suisse
Presse

24 heures touché par des accusations d'agressions sexuelles

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Deux cadres de 24 heures ont été suspendus à la suite d'affaires d'agressions sexuelles.Keystone

«J'ai envie de violer»: Du sexisme et des agressions chez 24 heures

Deux cadres du quotidien vaudois ont été suspendus à la suite de fêtes qui ont dégénéré. L'un d'eux aurait dû devenir le nouveau rédacteur en chef du journal.
23.08.2026, 10:3423.08.2026, 23:31

Le groupe de presse Tamedia a suspendu deux cadres du journal 24 heures à la suite d'accusations de sexisme et de harcèlement sexuel, indique Blick ce dimanche.

Lors d'un «after» après une fête de Noël organisée en 2018 par la rédaction, un cadre aurait agressé sexuellement une jeune journaliste. Cette dernière a raconté au journal dominical alémanique:

«Il m’a soudain embrassée sur la bouche. J’étais comme paralysée. Plus tard, il m’a touché les seins. Un stagiaire est alors intervenu et a dit au cadre de rentrer chez lui.»

Ancien rédacteur en chef de 24 heures, désormais rédacteur en chef de Blick, Claude Ansermoz affirme:

«Si j'avais été au courant, j'aurais pris des mesures»

Ce dernier est en revanche intervenu dans un autre cas impliquant un autre cadre, en 2023. La personne, «considérée en interne depuis longtemps comme un personnage controversé», devait devenir le nouveau rédacteur en chef de 24 heures.

La nouvelle directrice de Tamedia, Jessica Peppel-Schulz, a été mise au courant de ces allégations en janvier 2026 par le personnel de Lausanne. Elle a finalement mis un terme à cette nomination.

Blick rapporte qu'en 2025, la fête de Noël a à nouveau dégénéré et qu'un autre cadre a eu un comportement inapproprié envers une jeune femme.

Puis, au printemps 2026, une fête dans l'appartement d'une journaliste, sur fond d'alcool et de drogue, a donné lieu à un étrange contrat entre collaborateurs. Ces derniers auraient carrément «signé un accord de confidentialité s’engageant à ne pas évoquer cette soirée tant que l’enquête est en cours», écrit Blick.

Lors de cette soirée, le premier cadre mis en cause aurait également déclaré:

«J'ai envie de violer»

Le groupe Tamedia affirme avoir réagi. Des enquêtes externes ont été diligentées au sujet de ces deux journalistes.

(joe, ats)

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Lorde incognito au bord de l’Aar.

source: instagram/lorde
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