Tamedia à Lausanne déménagera à Prilly-Malley dès 2027
Ce changement de lieu concerne 24 heures, Le Matin Dimanche, Encore! et Femina, a indiqué mercredi à l'agence de presse une porte-parole de Tamedia, Sarah Kilchör. Elle n'a pas pu donner des informations sur d'autres titres, comme 20 minutes par exemple.
«Ce déménagement est directement lié à la rénovation prévue de la Tour Edipresse», explique la porte-parole.
Elle n'a pas voulu préciser combien de personnes ou de postes seraient concernés par ce déplacement. Elle a toutefois assuré que les effectifs ne seraient pas réduits à cette occasion. «Le déménagement n'a aucune incidence sur le nombre de postes au sein de Tamedia», répond-elle.
Bâtiment à déterminer encore
Le nouveau site se situera dans le nouveau quartier des affaires à Prilly-Malley, dans l'Ouest lausannois en plein développement. «Des informations complémentaires sur le bâtiment précis seront communiquées ultérieurement», est-il relevé.
L'installation dans les nouveaux locaux est prévue «probablement» à partir de 2027. Le calendrier détaillé sera précisé en temps voulu. Quant aux locaux actuels, ils feront l'objet d'une rénovation, toujours selon la porte-parole, sans donner plus de détails.
Sise sur l'avenue de la Gare, la «Tour Edipresse» doit son nom à l'éditeur romand Edipresse, dont le rachat par Tamedia avait été annoncé en 2009, avec une majorité acquise en 2011 et un rachat complet achevé en 2013. Haute de onze étages, elle a été construite entre 1960 et 1964 par les architectes Pierre Bussat et Jean-Marc Lamunière pour le groupe de presse.
Contexte mouvementé
Ce déménagement intervient dans un contexte mouvementé pour TX Group depuis 2024. La filiale Tamedia avait alors informé d'une restructuration sous la nouvelle direction de Jessica Peppel-Schulz. Elle a remodelé le portefeuille de médias en se concentrant sur les canaux numériques et mise sur quatre grandes marques: Tages-Anzeiger, BZ Berner Zeitung, Basler Zeitung et 24 heures.
Tamedia avait parallèlement annoncé supprimer au total 290 postes, dont 90 au sein de ses journaux, puis finalement 55. Au final, de nombreux départs volontaires, des retraites anticipées et des réductions de temps de travail ont permis de réduire le nombre de licenciements: neuf licenciements dans les rédactions de Suisse alémanique et huit dans celles de Suisse romande. (sda/ats)
