Les Suisses tombent malades: voici les deux virus qui circulent
Si vous toussez ou éternuez actuellement, deux possibilités se présentent: vous avez attrapé le Covid ou un rhinovirus. Ce sont actuellement les deux infections respiratoires qui circulent le plus. C’est ce que montrent les mesures effectuées dans les eaux usées pour le Sars-CoV-2 ainsi que les analyses de laboratoire réalisées sur des patients, notamment aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG).
Mais pourquoi certaines personnes sont-elles déjà de nouveau malades alors que le temps n’est ni humide ni froid et que, durant ce mois de septembre exceptionnel, beaucoup de gens ont encore souvent passé du temps à l’extérieur?
L’explication tient aux deux agents pathogènes cités plus haut: ni le Covid-19 ni les rhinovirus ne sont exclusivement des maladies hivernales. Manuel Schibler, médecin responsable du laboratoire de virologie des HUG, explique:
Pourquoi cette hausse soudaine?
Les raisons de ces hausses ne sont pas tout à fait claires. La rentrée scolaire après les vacances d’été pourrait expliquer en partie pourquoi le pic automnal est plus prononcé.
La rentrée scolaire après l’été, la reprise des activités dans les communes ainsi que le recours plus fréquent aux transports publics sont en tout cas les facteurs auxquels les médecins genevois attribuent la hausse du Covid observée chaque automne.
Un regard sur l’évolution des infections au Covid au cours des trois dernières années montre qu’avec ou sans vague estivale, chaque vague était terminée à la fin de l’année.
Les virus de la grippe prennent ensuite le relais du Covid. Avec une régularité étonnante, la saison de la grippe s’étend chaque année du début du mois de décembre à la fin du mois de février. Celle du virus respiratoire syncytial (VRS), autre virus typique de l’hiver, dure un peu plus longtemps: de novembre à mars, comme le montrent les mesures de la charge virale dans les eaux usées.
Une tendance apparaît d’ailleurs concernant le Covid: la charge virale semble diminuer et les vagues sont de moins en moins importantes. Cette année, la hausse n’a commencé qu’en septembre, alors qu’en 2025, la charge virale avait déjà commencé à augmenter en août et qu’elle était, à la fin du mois de septembre, deux fois plus élevée qu’aujourd’hui. (trad. hun)
