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Le géant suisse de la lingerie Calida est en difficulté

Le géant suisse de la lingerie Calida est en difficulté

Sous pression d'un actionnaire, le fabricant suisse de lingerie Calida cherche à redresser sa filiale américaine Cosabella sans s'en défaire, et opère un repositionnement stratégique.
27.02.2026, 09:2927.02.2026, 09:29
Maurizio Minetti

Le fabricant de lingerie lucernois Calida traverse depuis plusieurs années une période difficile. La famille fondatrice Kellenberger a multiplié les changements de stratégie, le cours de l'action a reculé de façon continue et la direction a connu des rotations répétées.

Il y a trois ans, Felix Sulzberger, figure de longue date de l'entreprise, a fait son retour: en tant que président du conseil d'administration, il s'efforce de ramener la sérénité au sein du groupe.

Felix Sulzberger, président du conseil d'administration du groupe Calida.
Felix Sulzberger, président du conseil d'administration du groupe Calida.Image: Boris Bürgisser

Il a récemment dû faire face à diverses exigences formulées par Bernhard Signorell, qui détient une part de 3% de l'entreprise. Comme l'a rapporté le journal Finanz und Wirtschaft en début d'année, le propriétaire de la société de gestion de fortune schwytzoise Beninvest réclame notamment un rachat d'actions, un allègement du conseil d'administration ainsi qu'un examen de la structure du groupe, y compris l'option d'une cession partielle. Il a déclaré:

«Cosabella devrait être vendue, la priorité doit aller à Calida et Aubade. Ces deux marques valent bien plus que la capitalisation boursière actuelle, liquidités nettes comprises.»

Une structure allégée et un rachat d'actions

Sur plusieurs points, Calida fait des concessions à Signorell, comme le révèle un communiqué portant sur les résultats annuels de 2025. Le spécialiste de la lingerie souligne avoir rationalisé la structure du groupe. L'ensemble des fonctions opérationnelles ont été intégrées aux marques, ce qui a permis de réduire les fonctions centrales du groupe et la direction générale.

Ce redimensionnement diminue la complexité et les coûts, tout en renforçant l'autonomie des marques.

Il n'est en revanche pas encore question d'une éventuelle cession de la marque américaine de lingerie haut de gamme Cosabella. Dans l'ensemble, le conseil d'administration et la direction estiment être sur la bonne voie grâce au «retour aux valeurs fondamentales des marques fortes». Le groupe indique attendre «des progrès opérationnels significatifs» de la part de Cosabella au cours de l'exercice en cours.

Une autre revendication est partiellement satisfaite: compte tenu de la valorisation boursière actuelle, le conseil d'administration a décidé de lancer un programme public de rachat d'actions portant sur 2% au maximum du capital-actions émis. Les actions rachetées seront ensuite annulées, ce qui entraîne en règle générale une hausse du cours.

L'entreprise précise toutefois que des programmes de rachat d'actions plus importants et substantiels ne seraient pas financièrement responsables, eu égard aux exigences opérationnelles, aux incertitudes existantes et aux possibilités de croissance externe.

Des chiffres en baisse

Au total, le chiffre d'affaires du groupe Calida a reculé de 6,6% l'an dernier pour atteindre 215,9 millions de francs.

En excluant la filiale Cosabella, dont le recul est marqué, la baisse du chiffre d'affaires n'aurait été que de 4,9%. Le repli du chiffre d'affaires du groupe s'est ralenti au second semestre. Le résultat opérationnel publié a plus que doublé en l'espace d'un an, passant de 4 à 9 millions de francs, grâce aux divisions Calida et Aubade, Cosabella étant déficitaire.

L'objectif est de ramener la filiale américaine dans le vert d'ici 2027. La marque se trouve toujours dans une «phase de repositionnement intensive et sous révision stratégique».

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