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La Liberté, la plus grande voile du Léman, est condamnée

L'un des plus célèbres bateaux du Léman est condamné

La galère La Liberté, plus grande voile du Léman, ne pourra pas reprendre ses activités après un refus cantonal, qui compromet sérieusement son avenir.
24.04.2026, 15:1824.04.2026, 15:50
La galere "La Liberte", navigue sur le Lac Leman ce mercredi 29 mai 2002 au large de Morges, VD. La galere "La Liberte" a vogue pour deux croisieres inaugurales sur les eaux du Lem ...
La plus grande voile du Léman condamnée après un refus du canton.Image: KEYSTONE

La galère «La Liberté», plus grande voile du Léman, ne naviguera sans doute plus jamais. Le célèbre bateau, inutilisé au large de Morges depuis plusieurs années, n'a pas reçu l'autorisation cantonale qui aurait pu lui permettre de reprendre ses activités.

Mise à l'eau en 2001, la galère ne peut plus embarquer du public depuis 2017. Des travaux de rénovation et la construction d'un ponton d'accès auraient été nécessaires pour reprendre son exploitation.

Un problème de ponton

Or la Direction générale du territoire et du logement (DGTL) a refusé d'octroyer l'autorisation de construire ce ponton, annonce vendredi Le Journal de Morges. L'information a été confirmée à Keystone-ATS par Jean-Marc Lavanchy, président de l'Association lémanique galère La Liberté, propriétaire du bateau.

La galere "La Liberte", navigue sur le Lac Leman ce mercredi 29 mai 2002 au large de Morges, VD. La galere "La Liberte" a vogue pour deux croisieres inaugurales sur les eaux du Lem ...
«La Liberté» sur le Léman, ce mercredi 29 mai 2002, au large de Morges.Image: KEYSTONE

Lavanchy évoque «une immense colère» et «beaucoup d'incompréhension» à la suite de cette décision. Il relève que le projet du ponton bénéficiait d'un large soutien, notamment de la Ville de Morges, de l'Arcam (Association de la région Cossonay-Aubonne-Morges) et de plusieurs services cantonaux, seule la DGTL s'y opposant.

«La DGTL savait pourtant que des préavis favorables avaient déjà été acceptés au niveau public pour co-financer une partie importante des travaux de rénovation de la galère et de construction du ponton», note Lavanchy.

Besoin public et ponton

Retranscrite par Le Journal de Morges, la décision de la DGTL mentionne notamment qu'en l'état, «la construction d'un ponton et des infrastructures liées (buvette, terrasse, billetterie) en zone de protection des rives du lac n'est pas conforme à la LAT et la pesée des intérêts ne permet pas de délivrer une autorisation dérogatoire de construire.»

Pour la DGTL, la construction de ce ponton ne répondait pas à «un besoin public», explique Jean-Marc Lavanchy. Alors que, selon lui, il y avait bien un intérêt public à sauver ce bateau, à organiser à nouveau des sorties sur le Léman ou encore à animer le parc de Vertou, où il était prévu de construire le ponton.

«La DGTL savait que d'importants fonds publics avaient déjà été investis depuis 2017 pour développer le nouveau projet d'exploitation, mener des études, préparer le dossier de mise à l'enquête et répondre aux exigences techniques et sécuritaires» du Service des automobiles et de la navigation, souligne encore M. Lavanchy.

Destruction à venir

Faute de temps et de moyens financiers, l'Association lémanique galère La Liberté ne pourra pas faire recours contre la décision de la DGTL. Elle n'aura ensuite d'autre choix que de déposer le bilan en vue de sa dissolution.

Jean-Marc Lavanchy explique qu'une lettre a été adressée au Canton pour qu'il prenne «ses responsabilités» et assume «les mesures nécessaires» pour l'avenir de la galère.

Son rachat par un repreneur reste en théorie possible. Mais Lavanchy n'y croit pas, sachant qu'il faudrait toujours trouver un lieu où amarrer le bateau. «La destruction semble être la seule issue», regrette-t-il. Et de prévenir que la destruction d'un tel bateau de 190 tonnes pourrait s'annoncer très compliquée et coûteuse. (jah/ats)

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