Taxer le sucre: voici ce que les Suisses en pensent
Une nette majorité des Suisses en âge de voter reste opposée à l’introduction d’une taxe sur les denrées contenant du sucre, du sel ou des graisses. Selon un sondage de gfs.bern publié mercredi, 68% rejettent une telle mesure, contre 30% qui la soutiennent.
L’enquête a été réalisée auprès de 1013 personnes sur mandat du Groupe d’information Boissons rafraîchissantes, une organisation fondée à l’initiative des producteurs de boissons rafraîchissantes. Elle montre toutefois une sensibilité croissante face au sucre: 68% des sondés estiment désormais qu’il devrait être davantage encadré par l’Etat, contre 48% un an plus tôt. Et 93% souhaitent que l’industrie alimentaire cesse d’ajouter du sucre caché dans les plats préparés.
La population privilégie surtout les mesures de prévention. Neuf personnes sur dix soutiennent des programmes destinés aux groupes à risque ainsi que des projets communs entre pouvoirs publics et économie. L’enseignement obligatoire de la diététique recueille 89% d’avis favorables et l’interdiction de la publicité pour les produits sucrés, salés ou gras destinée aux enfants 82%.
La taxation reste en revanche impopulaire. Parmi ses opposants, 79% jugent qu’elle pèserait davantage sur les ménages modestes et 72% doutent qu’elle puisse modifier les habitudes alimentaires. La Suisse latine se montre globalement plus ouverte aux interventions de l’Etat que la Suisse alémanique. (ats)
