Les CFF font des tests dans ces gares et cela suscite des plaintes
Depuis le 15 juillet, les CFF testent, dans plusieurs gares argoviennes, le fonctionnement sans espèces des distributeurs de billets de train. A Baden (AG), l'acceptation des espèces a été désactivée sur quatre des cinq appareils au total. Un seul distributeur accepte encore les pièces et les billets.
Interrogés à ce sujet, les CFF indiquent que ces trois gares ont été choisies en raison de leur proximité géographique. Elles sont en outre comparables, par leur taille, à de nombreuses autres gares suisses.
Pas le premier essai
Avec cet essai sur le terrain, les CFF veulent savoir comment les voyageurs réagissent aux distributeurs sans espèces. Des essais similaires sont déjà en cours depuis l'année dernière à Olten (SO) et à Fribourg.
Il s'est avéré qu'une partie de la clientèle souhaitait continuer à payer en espèces et se reportait pour cela sur un distributeur doté de cette fonction, tandis qu'une autre partie passait à des moyens de paiement par cartes.
Avec les essais menés à Baden, Brugg et Turgi, les CFF souhaitent «approfondir ces constats et recueillir des informations supplémentaires», précise l'entreprise. La durée de l'essai reste indéterminée. A son terme, les résultats seront évalués et la suite à donner au projet sera décidée.
Ce que conseillent les CFF aux amateurs de cash
Toute personne souhaitant continuer à payer en espèces à la gare de Baden peut utiliser le distributeur restant équipé de cette fonction, indiquent les CFF. Le paiement en espèces reste également possible au centre de voyage. Comme autre alternative, les CFF renvoient à une carte prépayée pour les transports publics. Celle-ci a été introduite en décembre 2025.
Cette carte est rechargeable, non nominative et cessible. Elle peut également être utilisée aux distributeurs sans espèces pour l'achat de billets et d'abonnements. Dans les centres de voyage, elle peut être acquise et rechargée en espèces. Son utilisation est anonyme. Selon les CFF, elle n'implique ni dépôt ni frais supplémentaires. Un montant de chargement minimal de dix francs est toutefois requis.
L'Office fédéral des transports fixe des limites
Depuis le début de l'essai, il y a environ deux semaines, seuls quelques retours sont parvenus jusqu'ici, précisent encore les CFF. A l'Office fédéral des transports (OFT), en revanche, le nombre de réclamations a augmenté, comme l'a rapporté récemment la NZZ.
L'OFT avait ainsi publié, le 16 juillet, sur son site internet, des directives concernant la mise en œuvre des dispositions légales adaptées début 2025. Celles-ci stipulent que la possibilité de voyager de manière anonyme doit continuer d'être garantie. A partir de 2028, il devra en outre être possible de le faire de façon spontanée, avec des titres de transport acquis jusque peu avant le départ d'un train ou d'un bus.
Pendant la période transitoire allant jusqu'à fin 2028, les entreprises de transport devront continuer à proposer les composteurs de cartes multicourses existants et fonctionnels, et exploiter des distributeurs de billets aux points de correspondance à forte fréquentation.
L'OFT attend en outre de toutes les entreprises de transport qu'elles proposent des solutions alternatives aux personnes qui ne souhaitent pas ou ne peuvent pas acheter leur billet numériquement. Ces «non-digitaux» ne devront ainsi subir aucun surcoût ni charge supplémentaire disproportionnés, par exemple sous la forme d'un supplément de service dépassant le prix du billet. (trad. ysc)
