Les Vaudois ont réformé leur système d'élection et de votation
Les Vaudois ont voté dimanche sur trois objets liés à l’extension des droits politiques dans le canton. Ils devaient décider:
- De l’octroi du droit de vote et d’éligibilité aux étrangers au niveau cantonal.
- De l’accès aux urnes pour les personnes sous curatelle de portée générale.
- La participation des Vaudois de l’étranger à l’élection au Conseil des etats.
Droit de vote et d’éligibilité pour les étrangers
L’initiative demandait que les étrangers installés dans le canton depuis au moins trois ans — et en Suisse depuis au moins dix ans — puissent voter et être élus au niveau cantonal. Les Vaudois se sont prononcés.
Voici le résultat. 👇
Les initiants estimaient que ces personnes, déjà intégrées et participantes à la vie économique, doivent aussi pouvoir prendre part aux décisions politiques qui façonnent leur quotidien. Ils rappelaient que Vaud accorde déjà le droit de vote communal aux étrangers.
Les opposants soulignaient la portée symbolique d’un tel changement, estimant que les droits politiques complets doivent rester liés à l’acquisition de la nationalité.
Droit de vote pour les personnes sous curatelle de portée générale
Les électeurs ont aussi décidé s’il fallait accorder le droit de vote cantonal et communal aux personnes sous curatelle générale pour incapacité durable de discernement.
La population a choisi et voici le résultat. 👇
Les partisans voyaient dans cette réforme une mise en conformité avec la Convention de l’ONU relative aux droits des personnes handicapées — et une mesure destinée à éviter des exclusions automatiques jugées discriminatoires.
Les opposants estimaient qu’un droit de vote suppose la capacité de discernement, que la curatelle générale vise précisément à protéger.
Les Vaudois de l’étranger pourront-ils (aussi) élire le gouvernement?
Troisième objet: permettre aux Vaudois établis à l’étranger de participer à l’élection au Conseil des Etats, comme c’est déjà le cas pour le Conseil national. Actuellement, seuls Vaud et le Valais n’accordent pas encore ce droit.
Les électeurs ont décidé. 👇
Les partisans estimaient que l’accès aux urnes pour les expatriés est une évolution logique, cohérente avec la mobilité internationale croissante. Les opposants évoquaient les défis administratifs liés au vote à distance et craignaient un risque accru d’erreurs ou de contestations. (jah/avec ats)
