Valérie Dittli officiellement lâchée par son parti
Le comité de présidence du Centre Vaud a lâché Valérie Dittli. Il ne soutiendra pas la candidature de sa ministre, si celle-ci décide de se représenter au Conseil d'Etat en février prochain.
Les dirigeants du parti ont retiré leur soutien lors d'un vote datant du 14 juillet dernier, a indiqué vendredi le président du Centre Vaud, Giancarlo Sergi, confirmant à Keystone-ATS une information du Blick. Il évoque «une fuite» pour expliquer pourquoi cette information ne sort que maintenant.
Jusqu'ici, le Comité de présidence n'avait pas voulu dire s'il soutenait toujours, ou non, une éventuelle candidature de sa conseillère d'Etat. Il avait dit vouloir attendre que Valérie Dittli se prononce sur son avenir.
Or la ministre en charge de l'agriculture et du numérique n'a toujours pas tranché. Son parti lui avait donné jusqu'à mardi dernier, mais elle n'a encore rien voulu dire. Sa décision est attendue dans les jours qui arrivent.
Le comité cantonal du Centre Vaud se réunira le 20 août, puis une assemblée générale est programmée le 2 septembre. C'est donc cette assemblée qui pourrait avoir le dernier mot, si Valérie Dittli décidait de se représenter au Conseil d'Etat sous les couleurs du Centre.
Un document stratégique dévoilé
Les discussions autour de Valérie Dittli interviennent alors que le Centre Vaud, qui a peu de poids dans le canton, cherche des alliances pour progresser.
Dans un document stratégique du parti divulgué cette semaine, il ressort que tous les partis consultés au centre (Vert'libéraux, Parti évangélique et Les Libres) et à droite (PLR et UDC) ne veulent pas d'une alliance si Valérie Dittli est candidate en 2027 pour le Centre au Conseil d'Etat.
Toujours selon ce document, le Comité de présidence estime que «la constitution d'une alliance centriste (Vert'lib', PEV et Les Libres), accompagnée de la présentation d'une nouvelle candidature du Centre au Conseil d'Etat, offre à ce stade les perspectives stratégiques les plus favorables». Une stratégie qui doit notamment permettre au parti de retrouver sa place au Grand Conseil, où il n'a aucun siège actuellement. (jzs/ats)
