Voici combien de personnes vont perdre leur emploi au Chuv
Les modalités du plan social destiné à accompagner les collaborateurs touchés par le plan de suppression de postes au sein du Département d’oncologie du Chuv ont été arrêtées par le Conseil d’Etat vaudois. Sur les 50 personnes touchées, 16 ont déjà pu retrouver un emploi.
Les 16 séances de discussions «très ouvertes» avec les partenaires sociaux ont permis aux représentants du personnel de faire part des demandes des collaborateurs concernés et au Conseil d’Etat de trouver des mesures adaptées, peut-on lire dans un communiqué publié lundi soir.
Le plan social prévoit des mesures allant au-delà de celles prévues par la Loi sur le personnel, assure le Conseil d'Etat. Les collaborateurs concernés bénéficieront notamment d'un accompagnement actif au reclassement au sein du Chuv, de l'Etat de Vaud ou auprès d’autres institutions et entreprises.
Des mesures de soutien à la mobilité professionnelle et à la reconversion professionnelle sont aussi prévues. Des indemnités compensatoires seront versées aux personnes ayant retrouvé un emploi moins favorable. Des indemnités de départ en fonction de l'ancienneté et des indemnités augmentées pour les personnes de plus de 50 ans font également partie du plan négocié.
Le Chuv a mené un accompagnement individualisé avec chaque collaborateur concerné. Les personnes n'ayant pas encore retrouvé d'emploi continueront d’être accompagnées dans leurs recherches jusqu’à la fin de l’année.
Recentrer les ressources
Pour justifier cette réorganisation, l'hôpital vaudois avait relevé que l'oncologie se trouve actuellement «au centre de multiples évolutions», entre progrès scientifiques qui s'accélèrent, coûts de développement qui augmentent et ressources publiques qui doivent être gérées avec rigueur.
Il ajoute qu'un bilan, mené par les partenaires académiques et institutionnels, a mis en évidence «la nécessité de recentrer les moyens disponibles sur les recherches offrant les meilleures perspectives cliniques.»
La directrice du Chuv Claire Charmet avait aussi évoqué «la réévaluation» de certains projets de recherche à long terme. L'hôpital souhaite également davantage axer ses ressources sur la recherche clinique, plutôt que sur la recherche fondamentale. (sda/ats)
