Trump tacle encore Harry et Meghan: «Comment va sa femme?»
Si l'on peut formuler deux certitudes à propos de Donald Trump, c'est qu'il déteste deux choses. D'abord, qu'on lui fasse la leçon. Et ensuite, Meghan Markle. Encore plus que les denrées alimentaires ce qui ne s'apparentent pas de près ou de loin à un filet-o-fish de chez McDonald's ou à du Coca-Cola.
En conflit déclaré avec le duc et la duchesse de Sussex depuis plusieurs années, et particulièrement depuis qu'ils ont fait une croix sur la famille royale britannique qu'il vénère, le président ne loupe jamais une occasion de faire savoir tout le mal qu'il pense de ces traîtres à la Couronne.
Alors, lorsque le prince Harry s'est fendu de quelques conseils diplomatiques à l'intention des Américains ce jeudi, il n'en fallait évidemment pas plus pour réveiller toute la rancoeur trumpienne à son égard.
Visite surprise et leçon de diplomatie
De passage par l'Ukraine pour une visite au Forum de sécurité de Kiev, Harry a ainsi exhorté les Etats-Unis à «honorer leurs obligations» envers l'Ukraine et l'Otan dans la guerre contre la Russie, au cours d'un discours enflammé.
S'il n'a pas cité le président nommément, le prince a lourdement insisté sur le besoin de «leadership américain» dans le conflit. Il n'a également pas non plus manqué d'exhorter Vladimir Poutine à «mettre fin à cette guerre», ces «massacres et à des actes de torture».
Autant dire que Donald Trump n'a pas tardé à réagir. Interrogé sur l'intervention du duc de Sussex par des journalistes, le chef d'Etat américain a lancé: «Je sais une chose: le prince Harry ne parle pas au nom du Royaume-Uni. C'est certain. Je pense même que je parle davantage au nom du Royaume-Uni que le prince Harry.»
Sans manquer d'ajouter, non sans un certain sarcasme: «Mais j'apprécie beaucoup ses conseils. Ce sont d'excellents conseils.»
Et de lancer:
D'ailleurs, le prince Harry n'est pas en reste quand il s'agit de lancer des piques au président de son pays d'adoption. En décembre dernier, après avoir comparé Donald Trump à un «roi» sur le plateau du «Late Show» de Stephen Colbert, le duc de Sussex avait averti avec ironie les participants d'une conférence en Californie qu'ils devaient «bien se comporter, passer la douane et les contrôles de l'ICE», provoquant des éclats de rire dans la foule.
Ces saillies surviennent alors que le chef d'Etat américain est sur le point d'accueillir le père du prince Harry, Charles III, et sa femme Camilla pour leur première visite d'Etat en tant que roi et reine lundi prochain. Une tournée de quatre jours que Donald Trump attend manifestement «avec impatience», comme il l'a dit lui-même.
«J'attends ce dîner avec impatience, le roi Charles sera présent», s'est extasié le président devant la presse.
«Je vous le dis, si j'avais fait construire cette salle de bal, elle serait pleine à craquer; j'aimerais bien qu'il y ait plus de places», a-t-il poursuivi, en référence à ses projets contrariés de bâtir une salle de réception monumentale à la Maison-Blanche.
Plus de place, peut-être, mais certainement pas pour accueillir le fils du souverain britannique et sa bru. Ça, c'est une certitude.
