Jeff Bezos envisage de se séparer de son monstre des mers
C'est un monstre de 127 mètres de long et de 70 mètres de haut, au prix exorbitant de 470 millions d’euros. Impressionnant, certes, mais aussi un tantinet encombrant. Au point que, selon Page Six, le fondateur d’Amazon aurait remis «discrètement» sur le marché son voilier qui répond au nom aussi poétique qu'inoffensif de «Koru».
Enfin, discrètement... pour peu qu'un superyacht puisse être associé à cet adjectif.
D’après son constructeur Oceanco, ce géant des mers figure en effet parmi les plus grands yachts du monde - et c’est précisément ce qui pose problème. Une source anonyme stipule à Page Six que le bateau s'avère «trop compliqué à gérer».
Le navire est également si célèbre qu’il ne permet plus vraiment à son propriétaire de préserver sa vie privée - encore moins à son épouse de s'y dorer la pilule topless. (Quand bien même, selon une source, le voilier serait équipé de canons à eau, destinés non seulement à repousser les pirates, mais surtout utiles pour neutraliser les paparazzis.)
C'est peu dire que le yacht a tout pour attirer l’attention: à la proue se trouve une sculpture en bois représentant apparemment Lauren Sánchez Bezos, sous les traits d’une sirène.
Le yacht peut accueillir jusqu’à 18 invités, fonctionne avec un équipage d’environ 36 employés et dispose de plusieurs jacuzzis ainsi que d’une piscine principale. Des célébrités comme Oprah Winfrey, Kim Kardashian ou Leonardo DiCaprio ont déjà été aperçues à bord.
Le bateau lui-même, conçu comme une goélette à trois mâts — un choix présenté par le constructeur comme une rupture volontaire avec les superyachts à moteur traditionnellement utilisés —, aurait été aménagé dans un «style moderne intemporel», avec beaucoup de bois et des couleurs chaudes. Le nom «Koru» vient de la langue māorie de Nouvelle-Zélande et signifie «nouveau départ», «croissance» et «paix».
Trop grand pour de nombreux ports
Le problème est que, depuis sa construction controversée en 2022, à Rotterdam, Koru n'a pas vraiment été synonyme de paix d'esprit pour sa propriétaire. Au moment de quitter les entrepôts de construction, il avait notamment été envisagé de démonter partiellement un pont historique afin de laisser passer. Après plusieurs protestations, le projet avait été abandonné et le navire finalement déplacé sans ses mâts.
Ce ne sera de loin pas la dernière fois que les dimensions pharaoniques de Koru provoquent des difficultés logistiques. Le navire n’aurait pas trouvé de place dans certains ports, notamment lors du Grand Prix de Monaco, en 2025.
La même problématique s'est posée lors du mariage de Jeff Bezos et de Lauren Sánchez à Venise, l'été dernier, durant lequel le yacht n’aurait apparemment pas été autorisé à entrer dans la lagune.
Enfin, en 2023, comble de la honte, Koru avait dû être temporairement amarré dans le port des Everglades, en Floride — non pas à côté d’autres yachts de luxe, mais entre des pétroliers et des porte-conteneurs, en raison de sa taille imposante et de l’absence de places adaptées. Vous admettrez que c'est plutôt fâcheux.
Des millions de dollars rien que pour son entretien
Et comme s'il n'était déjà pas assez grand tout seul, Koru est constamment flanqué de son «navire d’accompagnement», Abeona, qui transporte notamment un hélicoptère et différents équipements nautiques de luxe. Selon Page Six, il n’est pas évident si ce bateau fait également partie de la vente.
Quoi qu'il en soit, ensemble, les deux navires généreraient environ 30 millions de dollars de frais d’exploitation par an — une somme susceptible de refroidir même des acheteurs très fortunés. Comme quoi, parfois... «bigger» n'est pas forcément synonyme de «better». (mbr)
