La pire crainte du prince Harry vient de se concrétiser
Au-delà de la douceur du tea time, des scones échangés au coin d'un feu de cheminée et des balades dans la campagne anglaise, le retour des Sussex ne cesse de se compliquer sur le plan de leur sécurité - une bataille de longue date pour Harry et qui vient de connaître un nouvel épisode particulièrement concret.
La police britannique enquête en effet sur deux jeunes hommes aperçus en train de surveiller les abords de l’école fréquentée depuis deux semaines par Archie, 7 ans, et Lilibet, 5 ans. D’abord présentés comme deux paparazzis présumés, les hommes ont depuis été identifiés comme des photographes internationaux qui travailleraient pour une agence de presse européenne, selon les informations du Times et de The Independent.
Repérés à la fois par l’équipe de sécurité des Sussex et par des membres du personnel de l’école, les deux hommes auraient fait le tour du périmètre de l’établissement et tenté de jeter des coups d'oeil à l’intérieur de l’enceinte. Après quoi, le duo aurait rejoint une camionnette blanche de location, dont l’équipe de sécurité de Harry et Meghan a relevé la plaque d’immatriculation et transmise à la police.
Si leur porte-parole avait dans un premier temps refusé de commenter l’affaire, le duc et la duchesse ont désormais réagi officiellement ce mercredi. «Il est déjà suffisamment préoccupant que certains paparazzis européens semblent refuser de respecter la vie privée des enfants à l’école», écrivent les Sussex dans un communiqué transmis à plusieurs médias.
Depuis son départ de la famille royale, Harry affirme régulièrement que l’absence de protection policière permanente au Royaume-Uni l’empêche de garantir la sécurité de sa femme et de ses enfants. Ce nouvel incident lui fournit désormais un exemple très concret pour étayer ses inquiétudes.
Un argument de poids devant le Ravec
Or, cette affaire, aussi déplaisante fût-elle pour la famille d'Harry et Meghan, pourrait aussi leur servir. Les détails de l’incident ont été transmis au Ravec, le comité chargé de déterminer le niveau de protection accordé aux membres de la famille royale et à certaines personnalités publiques. Celui-ci procède actuellement à une nouvelle évaluation des risques encourus séparément par Harry et Meghan depuis leur retour au pays.
Cette nouvelle alerte risque donc forcément d’être scrutée de près, d’autant qu’Archie et Lilibet ont déjà changé d’école après seulement deux jours de cours. Leur équipe de sécurité avait estimé que le trajet quotidien jusqu’au premier établissement présentait trop de risques, notamment parce que les embouteillages séparaient parfois la voiture de la famille de celle de leurs gardes du corps.
Si les enfants fréquentent depuis un nouvel établissement, les inquiétudes autour de leur exposition ne se sont pas arrêtées là. La semaine dernière, des parents ont reçu de nouvelles consignes concernant les photographies prises lors des activités scolaires, tandis que le numéro de téléphone privé de Meghan aurait circulé après le partage d’une capture d’écran provenant d’un groupe WhatsApp de parents.
Le Ravec n’a pour l’instant annoncé aucune décision. L’ouverture de nouvelles évaluations ne garantit d’ailleurs absolument pas que Harry et Meghan récupéreront une protection policière financée par l’Etat.
Mais l’incident survenu devant l’école fournit désormais au dossier un élément supplémentaire particulièrement concret.
«Il veut vivre en Angleterre»
Reste à savoir si cette énième intrusion aura raison de la volonté des Sussex de rester au Royaume-Uni. L'oncle d'Harry, Charles Spencer, ne s'est privé de donner son avis. Lors d’une discussion publique avec la journaliste et biographe Tina Brown, ce mardi à New York, le comte a balayé l’idée que le retour de son neveu soit particulièrement surprenant
Charles Spencer, qui avait accueilli Harry, Meghan et leurs enfants à Althorp cet été, assure n’avoir ni encouragé son neveu à revenir ni participé à ses recherches immobilières. A ses yeux, l’explication serait beaucoup plus pragmatique: Harry est un Britannique qui a vécu en Californie et qui souhaite désormais vivre en Angleterre. «Cela me semble normal», a-t-il résumé.
Ce qui ne signifie pas pour autant que les Sussex soient prêts à tirer un trait définitif sur la Californie. Selon Page Six, qui cite une source anonyme, Harry et Meghan n’auraient actuellement l’intention ni de vendre ni de louer leur villa de Montecito, contrairement aux rumeurs qui accompagnent leur déménagement depuis plusieurs semaines.
Pour l’heure, une chose est certaine: Harry et Meghan continueront à reconstruire leur nouveau quotidien britannique. Reste à savoir si le Ravec leur donnera les garanties de sécurité qu’ils réclament pour pouvoir le poursuivre durablement.
