Elle est toujours là où on l'attend le moins
Et celle-ci était de taille, pour les mordus de l'émission MasterChef Australia: la duchesse Meghan dans le rôle de juge invitée de la célèbre compétition culinaire. «Nous avons déjà reçu des chefs de renom dans notre cuisine, mais jamais comme celle-ci. Directement de la Californie ensoleillée, nous avons le plaisir d'accueillir... la duchesse de Sussex, Meghan Markle!», a annoncé avec un enthousiasme débordant la présentatrice et cheffe Poh Ling Yeow, au cours de l'épisode diffusé mercredi.
Ce, avant que la duchesse de Sussex reconvertie dans la marmelade et le rosé ne fasse une entrée triomphale sur scène, sous les applaudissements nourris du jury. L'épisode, diffusé dimanche à la télévision australienne, s'annonce d'ores et déjà fascinant.
Quel sera le style de Meghan en tant que juge culinaire? Intransigeant, rude, injuste, bienveillant? Si l'on se base sur le style de son show de cuisine, With Love, Meghan, diffusée sur Netflix, son management s'annonce plus mielleux que tranchant, façon Philippe Etchebest. En revanche... si l'on préfère se fier aux témoignages de ses anciens employés, la duchesse pourrait encore nous réserver quelques surprises.
Le riche programme continue
En attendant, la tournée royale non officielle du prince Harry et de Meghan suit son court, entre visite d'associations caritatives, promenade sur le thème du patrimoine aborigène et discours d'ouverture à un sommet sur le leadership au travail.
Lors du sommet InterEdge à Melbourne sur le thème «du leadership, de la sécurité psychosociale et du lien humain au travail», Harry s'est fendu de quelques confessions soigneusement choisies, sous le regard attentif de sa femme présente dans le public.
Cette rencontre avec l'association Batyr, spécialisée dans la santé mentale, a également été l'occasion pour la duchesse de critiquer les réseaux sociaux avec virulence. «Depuis maintenant dix ans, chaque jour depuis dix ans, je suis victime de harcèlement et d'attaques», a lancé Meghan, selon des propos rapportés par l'agence britannique PA.
Les plateformes «qui brassent des milliards, reposent entièrement sur la cruauté pour générer des clics – et cela ne changera pas», a poursuivi la duchesse devant des jeunes. «Il faut donc être plus forts que ça.»
Le prix des billets des délégués pour assister à ce sommet oscillait entre 1000 et 2400 dollars australiens (soit, tout de même, entre 560 et 1400 francs suisses) mais, selon l'agence Press Association, le prince n'aurait pas été rémunéré pour son discours, tout comme son épouse pour son apparition dans l'émission MasterChef Australia.
Une différence majeure
Des apparitions à titre gratuit, peut-être, mais qui ne font que souligner à quel point cette tournée quasi royale mélange pêle-mêle les codes de la famille royale britannique à la sauce très personnelle des Sussex, quelque part entre marketing, charité, promotion et don de soi.
Pour ne citer qu'un exemple, si les activités de ce jeudi ont été l'occasion pour quelques passants curieux de s'approcher du couple américano-britannique le plus célèbre du monde, selon une source de Vanity Fair, leur itinéraire ne prévoit aucun bain de foule ni réelle sortie publique, au prétexte de minimiser les perturbations pour le public lors de leurs déplacements.
Un vrai changement par rapport à leur époque royale, où les rencontres informelles avec le public étaient une tradition chère à la reine Elizabeth II et un élément incontournable de tout programme de tournée officielle.
Avant de regagner leur Californie ensoleillée et déclarer cette tournée un succès total, Harry et Meghan doivent affronter une ultime étape. Et sans doute la plus risquée. La duchesse de Sussex est en passe de devenir vendredi l'invitée d'honneur d'une retraite controversée «Girls' Weekend» organisée par «Her Best Life», un podcast australien destiné aux femmes. Affaire à suivre.
