Sous le feu des flashs des photographes, des fans et curieux rassemblés à Athènes, Chiara Ferragni célébrait jeudi 3 octobre dernier l'ouverture du pop-up de sa marque de maquillage. Au lendemain de cette apparition publique, le parquet de Milan clôturait l'enquête pour fraude continue et aggravée qui vise l'influenceuse italienne.
Souvenez-vous: en décembre 2023, le scandale Pandoro éclate. Une affaire qui fait énormément de bruit et dans laquelle Chiara Ferragni est accusée d'avoir trompé les consommateurs en faisant la promotion d'une édition limitée de la brioche de Noël, réalisée en collaboration avec l’entreprise italienne de confiserie Balocco. Les bénéfices devaient être versés à l'hôpital Regina Margherita. Plus d'un million d'euros vont être récoltés sans jamais être reversés. Par ailleurs, 50 000 euros avaient déjà été donnés par Balocco plusieurs mois avant la campagne publicitaire.
Dans la foulée, un second scandale de même nature éclate, concernant cette fois-ci des œufs de Pâques de la marque Dolci Preziosi vendus entre 2021 et 2022. A l'époque, et suite à ces révélations, Chiara Ferragni avait été condamnée à une amende de plus d'un million d'euros.
Aujourd'hui, et selon les résultats de l'enquête:
Les procureurs accusent les deux sociétés de Chiara Ferragni mises en cause de profit déloyal à hauteur de 2 225 000 d'euros: 1 075 000 millions obtenus avec la campagne Pandoro et 1 050 000 avec les œufs de Pâques Dolci Preziosi. Sur le banc des accusés se trouvent trois autres personnes, dont Fabio Damato, l'un de ses collaborateurs.
Quant aux deux entreprises qui ont finalisé les transactions – Balocco et Cerealitalia, en charge de la marque Dolci Preziosi –, elles auraient réalisé un profit déloyal qui s'élève à plus de 2 millions d'euros pour la première, et à 13 124 000 pour la seconde. «En presque cent ans d'histoire, Balocco a toujours respecté ses consommateurs, qui sont la force de l'entreprise», assurent les avocats de Balocco. Et de déclarer avoir «pleinement confiance dans le travail de la justice» et d'être convaincus que le procureur formulera un non-lieu.
La défense de Chiara Ferragni annonce entamer «dès que possible une discussion avec les procureurs en vue d'une conclusion positive de l'affaire». Il n'est pas impossible que l'influenceuse demande à être interrogée par le parquet afin de donner sa version des faits et de répondre aux accusations, précise le Corriere della Sera. Depuis le début en effet, elle maintient qu'il s'agit «d'une erreur de communication».
Si, selon La Repubblica, un procès se profile bel et bien, les avocats de la star italienne affirment en revanche:
En général, la défense a 20 jours dès la clôture de l’enquête pour monter un dossier dans le but de prouver l'innocence du client ou le manque de pertinence des allégations afin d'obtenir un non-lieu. Dans le cas contraire, le procureur peut faire une demande de renvoi en jugement ou de citation à comparaitre. Affaire à suivre.