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Thomas Wiesel est de retour avec un nouveau spectacle

L'humoriste Thomas Wiesel s'interroge sur notre rapport passionnel aux écrans dans son nouveau spectacle.
L'humoriste s'interroge sur notre rapport passionnel aux écrans dans son nouveau spectacle.Image: Adrien Perritaz

Thomas Wiesel veut vous faire lâcher votre téléphone

Avec son nouveau spectacle intitulé Société écrans, l’humoriste romand nous sort la tête du smartphone pour nous inviter à regarder la réalité en face, à travers un spectacle aussi drôle que didactique.
12.01.2026, 18:5312.01.2026, 19:37

Nul besoin de présenter l’humoriste le plus établi de Romandie, puisqu’il est présent sur les scènes de Suisse romande depuis plus de 15 ans. Alors que ses homologues les plus en vue, tels qu’Alexandre Kominek et Yann Marguet, ont quitté les frontières helvétiques pour gravir les sommets parisiens, tous deux se produisant à l’Olympia en ce mois de janvier. Thomas Wiesel, quant à lui, choisit de démarrer son nouveau spectacle sur son terroir avant de le faire tourner en France, en Belgique et au Canada.

L’humoriste lausannois revient avec Société écrans, un nouveau spectacle, deux ans après avoir écorché le monde professionnel avec un précédent seul-en-scène consacré au travail, dans une démarche déjà proche de celui-ci. Aujourd’hui, il s’attaque à un autre sujet tout aussi concernant: notre dépendance aux écrans. Que ce soit l'ordinateur du bureau, ou la télévision du salon, nous passons nos vies devant ces fameux «black mirrors».

Mais c’est surtout celui que l’on a dans la poche qui l’intéresse, après avoir constaté que nous le touchons en moyenne 2 617 fois par jour et que nous y passons l’équivalent de 28 ans de notre vie, toutes périodes cumulées.

Des faits, des chiffres et des études

C’est donc presque sous la forme d’une conférence TED que se déploie son spectacle Société écrans, tant Thomas semble animé par un besoin quasi existentiel de comprendre comment les choses fonctionnent.

Le spectacle est structuré autour d’une liste de faits, de chiffres et de références à des études, servant de fil conducteur à une série de chapitres. Mais ces derniers sont régulièrement ponctués de nombreuses digressions, l’humoriste s’amusant de sa perte de capacité à se concentrer sur un sujet pour multiplier les apartés bien souvent hilarants.

Le monde de l'humour a embrassé pour la plupart les codes du stand up, au battement d'une vanne à chaque phrase ou en jouant l'interprétation au point d'en devenir un personnage. Point de posture ici bas, Thomas Wiesel est fidèle à lui même, avec sa capacité à faire rire par son authenticité, se livrant avec honnêteté au rythme de sa nonchalance.

Un exercice qu'il avait déjà accompli avec son seul en scène, Ça va, sorti en 2019, dans lequel il brossait son autoportrait et livrait son malaise à être en société. Mais s’il y a bien un domaine dans lequel celui-ci excelle désormais, c'est dans son interaction avec le public.

Qui dans la salle?

Si Thomas révèle avec humour les raisons qui le poussent à passer trop de temps derrière un écran, notamment parce qu’il est accro à l’actualité et fan de tous les sports possibles, y compris les fléchettes, c’est lorsque son spectacle devient participatif qu’il dévoile son véritable petit truc en plus.

Qui, dans ce public timide, va oser avouer ses passions étranges à travers des vidéos de niche, comme le perçage de boutons ou des maisons construites en terre? Quel parent va révéler son système de temps d’écran imposé à ses enfants, dont les prénoms qui semblent sortis d'une école Montessori deviennent inévitablement le terreau fertile d’une vanne bien sentie? Un choix forcément casse-gueule, selon que le public se décoince ou non, mais qui produit de véritables fulgurances dès que les spectateurs se prêtent au jeu.

Avec Société écrans, Thomas Wiesel offre un véritable moment réflexif qui nous pousse à interroger nos propres usages du scroll et des réseaux sociaux. En s'interrogeant sur notre rapport passionnel aux écrans, Thomas est cet ami qui nous fait ouvrir les yeux sur notre relation toxique aux nouvelles technologies. L’humoriste se fait presque lanceur d’alerte, sans jugement moral, puisqu’il est lui-même le premier concerné et propose une performance sous la forme d’un doigt d’honneur aux GAFAM.

Loin des likes et des algorithmes, ce spectacle nous rappelle que l’humour romand demeure un vivier de talents dont le comédien de 36 ans reste le saint patron, grâce à sa capacité à être fidèle à lui-même tout en se réinventant avec son public à chaque représentation. L'humour étant pour le moment le seul créneau que l'intelligence artificielle n'arrive pas encore à produire, autant en profiter pendant qu'il reste encore des humains pour nous faire rire.

Le spectacle Société écrans de Thomas Wiesel est à voir jusqu'à 27 janvier au Pavillon Naftule de Lausanne, puis dans le reste de la Suisse romande.

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