Meghan et Harry sont-ils riches? Ce que l'on sait de leur fortune
Alors que ce 1er septembre marquait la rentrée des classes pour des millions de petits Britanniques, et qu'Harry et Meghan vaquaient certainement aux fournitures scolaires d'Archie et Lilibet et à leur transfert discret vers leur nouvelle école, d'autres ont préféré dégainer la calculette et se lancer dans d'âpres devoirs mathématiques.
Entendez par là: les finances des Sussex, qui intriguent depuis des années les observateurs royaux, les curieux amateurs de potins et les médias.
C'est particulièrement le cas de puis l'annonce de leur retour au Royaume-Uni. Comment diable les deux dissidents de la famille royale vont-ils bien pouvoir financer leur nouvelle vie? Eux qui, il y a encore quelques années, peinaient à imaginer comment se débrouiller sans un poste grassement payé au sein de la monarchie?
Six ans plus tard, force est de constater que le couple, déjà propriétaire de deux maisons en Californie et au Portugal, ne compte pas s'arrêter en si bon chemin et n'épargnera aucune dépense pour ce nouveau chapitre familial.
Des milliers de livres de frais supplémentaires
A commencer par leur foyer, supposément situé dans les Costwolds. Selon Jonathan Bramwell, agent immobilier, au Times, le prix d'une maison suffisamment grande dans la région grimpe aisément entre 7 et 10 millions de livres sterling. Quant aux opportunités de location, aussi rares que des «dents de poule» d'après le spécialiste, elles s'élèveraient à entre 15 000 et 40 000 livres par mois, selon si l'on se dirige vers le nord ou le sud des Costwolds.
A cela s'ajoutera la scolarité de leur progéniture, qui tenait très à coeur au prince Harry. Toujours selon le Times, les Sussex pourraient débourser entre 28 000 (pour les écoles préparatoires les plus modestes) et 50 000 (pour les établissements privés plus prestigieux) livres par an pour les études d'Archie et Lilibet. Page Six, quant à lui, affirme ce mercredi que l'école préparatoire des enfants (dont il préfère taire le nom pour des raisons de confidentialité) facture 35 000 dollars par an.
Sans oublier la prise en charge de leur propre sécurité: compter sur la protection d'agents de sécurité et de chauffeurs privés leur coûtera des millions de livres par an, selon certaines estimations.
C'est sans omettre le fait que le couple conservera à la fois sa villa de Montecito, en Californie, dont le seul entretien pourrait s'élever jusqu'à 600 000 dollars par an, et sa résidence de vacances au Portugal, situé dans le complexe de luxe Costa Terra, au sud de Lisbonne, dont les infrastructures laisse également présager des frais d'entretien importants.
Bref, autant dire que la facture s'annonce salée. D'où la question capitale: comment Harry et Meghan parviennent-ils à assurer leur quotidien de «couple international», comme ils aiment désormais à se qualifier?
Plusieurs sources importantes de revenus
Si un certain mystère et de nombreuses inconnues entourent évidemment les finances des Sussex, l'on sait toutefois que leur fortune repose sur plusieurs piliers. D'abord, l'héritage: à la mort de sa mère, Lady Diana, en 1997, Harry a perçu une somme importante. Le patrimoine de la princesse de Galles était estimé à environ 21 millions de livres sterling, dont près de 8 millions ont été prélevés en impôts. Le reste a été partagé entre ses deux fils.
Un héritage sans lequel le prince n'aurait d'ailleurs pu envisager son départ de la famille royale britannique, comme il l'a révélé dans son documentaire Netflix, en 2022:
Cela dit, Meghan n’était pas non plus sans ressources: avant d’épouser Harry en 2018, l’ancienne actrice de Suits disposait d’une fortune personnelle estimée à quelque 5 millions de dollars, largement constituée grâce à ses sept saisons dans la série judiciaire. Elle aurait touché environ 50 000 dollars par épisode, soit quelque 450 000 dollars par an à la fin de son passage.
Meghan pouvait également compter sur d'autres activités: petits rôles au cinéma et à la télévision, contrats publicitaires et partenariats de marques, collections de vêtements, ainsi que son blog lifestyle The Tig, actif de 2014 à 2017. Certaines estimations de l’époque lui attribuaient environ 80 000 dollars annuels de revenus issus des partenariats et sponsorings.
Capitaliser sur la rupture
Après le clash avec la famille royale, le couple est rapidement retombé sur ses pattes: il y a évidemment eu le contrat pluriannuel avec Spotify, estimé à 25 millions de dollars, rompu en juin 2023, après une seule série de podcasts (selon des sources proches du dossier dans le Wall Street Journal, Harry et Meghan n'auraient pas atteint le seuil de productivité requis pour recevoir l'intégralité du versement). Une rupture qui leur avait valu le délicat surnom d«'escrocs».
Puis il y a également eu le contrat pluriannuel avec Netflix, dont le montant serait inférieur aux 100 millions de dollars fréquemment évoqués dans la presse. Ce contrat initial désormais arrivé à son terme, Harry et Meghan ont signé un nouvel accord de «premier regard» avec la plateforme de streaming pour recevoir des propositions de projets.
Enfin, Harry aurait reçu une avance confortable d’environ 20 millions de dollars de Penguin Random House pour ses mémoires fracassantes, Spare. Un montant rapporté notamment par Forbes, même si l’éditeur ne l’a jamais officiellement confirmé. Grâce aux plus de six millions d’exemplaires écoulés dans le monde, ses gains réels pourraient être sensiblement supérieurs: l’écrivain et ancien éditeur Richard Osman les estimait déjà à 26 ou 27 millions de dollars en 2024.
Après avoir largement capitalisé sur leur expérience désastreuse au sein de la famille royale britannique, Harry et Meghan se sont ensuite lancés dans d'autres activités lucratives: outre la marque lifestyle de Meghan, As Ever, qui commercialise confitures, bougies et autres produits indispensables, le couple a été défrayé pour plusieurs apparitions publiques aux Etats-Unis et à l'étranger.
Alors, riches à combien?
Difficile donc, au bout du compte, de poser un chiffre précis sur la fortune actuelle des Sussex. Les estimations publiées par la presse varient considérablement et leurs contrats les plus lucratifs sont entourés de clauses confidentielles. Une chose est sûre: six ans après avoir quitté la monarchie avec, selon Harry, bien peu de perspectives professionnelles, le couple a réussi sa mue financière.
Reste à savoir si cette confortable indépendance suffira à absorber durablement le coût d’une vie désormais partagée entre deux continents, plusieurs propriétés, deux enfants scolarisés dans le privé et une sécurité à plusieurs millions. Pour continuer à vivre comme des princes sans la bourse d’un roi, encore faut-il continuer à en gagner.
