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Les Lionnes sur Netflix: pourquoi cette histoire vraie fonctionne

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De vrais braquages secouent cette série Netflix française

Quatre femmes en galère décident de braquer des banques. Bien sûr, tout ne se passera pas comme prévu. Produit par Jonathan Cohen et basé sur une histoire vraie, Les Lionnes est une sorte d’Ocean Eleven des banlieues qui troque le costard et l’élégance contre des gros mots et de l’humour sous stéroïdes. Quel panache.
05.02.2026, 18:5405.02.2026, 18:54

Elles sont fantastiques. Vraiment. Rebecca Marder, Zoé Marchal, Naidra Ayadi, Tya Deslauriers et Pascale Arbillot, têtes d’affiche de la première série produite par Jonathan Cohen, irradient d’énergie et de talent dans Les Lionnes, sortie ce jeudi sur Netflix. Ce n’était pas gagné d’avance, tant la France est imbattable lorsqu’il s’agit de mêler humour et action en créant le malaise.

Dès le premier épisode, on pense évidemment à la série américaine Good Girls, cette bande de nanas en galère qui décide de prendre les armes pour braquer le supermarché dans lequel l’une d’elles travaille. Même mécanisme dans Les Lionnes, sauf qu’on a droit à une banque au lieu de la supérette et Salon-de-Provence au lieu de Détroit.

Acculée, mais déterminée, Rosalie va entraîner ses copines dans un engrenage particulièrement dangereux. Penser donc. Quatre femmes dans une merde noire, ensevelies sous les dettes ou menacées par les services sociaux, qui considèrent désormais que la légalité n’est plus en mesure de les sortir de l’impasse.

La bande-annonce:

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A la suite d’un premier test (hilarant) dans un vulgaire smoke-shop, la bande trouve sa petite musique de braqueuses du dimanche: se faire passer pour des mecs.

Armées de faux flingues, de fausses voix graves, de fausses barbes et d’une fausse assurance, elles vont (forcément) cumuler oseille et emmerdes à la vitesse de la lumière.

Dans leur entourage, les hommes font peine à voir. Une bande de cassos absents, toxiques, violents, encombrants ou simplement incapables, dont certains vont pourtant être catapultés au coeur de ce joyeux bordel et parfois jusqu’aux dents (et plus hautes sphères). A l’instar du maire, puissant connard incarné à merveille par François Damiens, mais aussi le flic chargé de l’affaire, tous personnellement très ennuyés par le premier casse réalisé par ses Lionnes.

Butin?

«30 230 euros... ça fait 6 046 euros chacune. Rhoolala... 6 050 balles en 2 minutes... qui fait ça?»
Rosalie (Rebecca Marder), avant de lancer les liasses en l’air

Créée par Carine Prévot et Olivier Rosemberg, Les Lionnes parvient à rapatrier le muscle et l’humour du tout premier Taxi, avec un gros truc en plus que l’on doit à l’alchimie dingue qui se dégage de ce quatuor aussi touchant que maladroit. Sans oublier un scénario très inventif, une caméra casse-cou, un décor socio-économique crédible et des personnages secondaires très alléchants. A l’image de Jonathan Cohen, qui campe un propriétaire de banque riche, bizarre et surtout victime des braqueuses.

Une histoire vraie

La société de la star, Les Films entre 2 et 4, a produit ces huit épisodes qui s’enchaînent à un rythme fou. Sans échapper à quelques longueurs, Les Lionnes est la véritable bonne surprise de ce début d’année, mais aussi une série inspirée d’un véritable fait-divers français.

A la fin des années 1980, cinq femmes avaient attaqué sept banques du sud de la France, grimées en hommes et dans la dèche, elles aussi: le gang des Amazones. Elles seront arrêtées en 1991. Cette histoire semble inspirer bon nombre de cinéastes, puisqu’elle avait déjà donné lieu à deux longs-métrages: Les Braqueuses en 1994 et Le gang des Amazones, pas plus tard qu’en novembre 2025.

Avec Les Lionnes, ces cinq femmes du Vaucluse se réincarnent désormais sur Netflix, en personnages sincères, drôles, colorés et particulièrement attachants.

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