Ce show Netflix décadent plonge dans l'enfer bling de Palm Beach
Face à ma petite mine de début d'année, l'une de mes très estimées collègues de la rédaction de watson m'a glissé un remède miracle. Ce n'était ni du Xanax ni des anxiolytiques. Pas même une cure de vitamine D ou de luminothérapie. Non.
Quelques heures plus tard, depuis la tiédeur stable et rassurante de mon canapé, me voici conviée dans l'univers impitoyable des milliardaires de Palm Beach, où le soleil brille en permanence et les boîtes aux lettres arborent le nom de Trump, Gates, Vanderbilt ou Jordan (oui, comme Michael).
Le pitch de cette télé-réalité disponible depuis le 29 décembre du Netflix? Au milieu des «vieilles» fortunes nichées dans cette enclave ultra-exclusive de 22km de long, de nouvelles voisines ambitieuses écument les galas et les événements caritatifs dans des robes à froufrous criardes et l'espoir de gravir les échelons - sans manquer de se faire des croche-pattes au passage.
A consommer sans modération, sauf si...
Au cas où vous seriez adepte des films et séries dont vous sortirez plus cultivé, plus inspiré et plus intelligent, fuyez. Cinq minutes d'épisode de Members Only suffiront à vous cramer les neurones. Mais aussi à éclater d'un rire gras et copieux, comme devant une gamelle sur le podium de Miss France - boas en plumes, sacs Vuitton XXL, implants mammaires, facettes dentaires et botox en plus.
Dans la douceur du sud de la Floride, tous les coups bas et les punchlines sont permis. Pour ne vous citer que quelques gentillesses:
Ro-Mina, c'est la cave»
On n'en attend pas moins de ce concentré de potins mondains par intraveineuse. Les protagonistes ont beau avoir la cinquantaine tassée et peser des millions de dollars, on se croirait dans une cour d'école - sauf qu'au lieu de jouer à la marelle, c'est à celle qui pourra déjeuner le plus souvent sur la terrasse de Mar-a-Lago, le club privé de golf de Donald Trump.
D'ailleurs, n'espérez pas quelques scènes tournées autour de la piscine de l'extravagant manoir doré du président américain. Comme le glisse une critique du show dans Page Six, bien qu'il soit «cité à plusieurs reprises comme point de référence (...), l’émission n’a pas été autorisée à filmer à l’intérieur du club». Too shame.
D'ailleurs, malgré le désir de ces dames de s'ériger en figures emblématiques de la ville de Palm Beach, réservée à la crème du caviar de l'élite américaine, leur terrain de jeu s'étend plutôt à la région éponyme.
L'élite de l'île, la vraie, n'aurait jamais entendu parler de ces femmes se disputant âprement le titre de «Reine de Palm Beach», selon une source du tabloïd. «C'est tellement ringard», soupire un habitant auprès de Page Six.
On vous avait prévenu que c'était médisant. Autant de ragots à siroter sans modération, comme un cocktail sans alcool un mois de «Dry January» - ou une coupette de champagne, pour les autres. Et ça fait du bien.
(Members Only: Palm Beach est disponible depuis le 29 décembre 2025 sur Netflix.)
