«Je vais pleurer»: On a vu la Suissesse de la Star Academy à Bienne
«Je m'attendais à voir du monde, mais je suis quand même surpris de voir cette foule un mardi après-midi à Bienne» lance fièrement Loïc, le frère de Léa. En effet, des centaines de personnes s'étaient donné rendez-vous à la villa Ritter, un centre pour jeunes à Bienne, afin d'accueillir la demi-finaliste de la Star Academy. Pour la vidéo, c'est par ici👇🏽
Des cris se font entendre en voyant une voiture noire arriver à l'entrée du bâtiment, il n'en fallait pas plus pour déplacer en quelques secondes la foule. Lorsque Léa Doffey descend du véhicule, une clameur se fait entendre et l'émotion se lit sur son visage.
«Merci d'être venus si nombreux pour me voir, c'est fou, je vais pleurer» lance-t-elle au micro sur l'estrade improvisée. Le public, pancartes préparées pour l'occasion, n'a d'yeux que pour la jeune femme. «Elle est belle hein», commente une maman à son adolescente, «on dirait déjà une star», répond une autre.
Une histoire de famille
A nos côtés, Océane, 22 ans, fan de la Star Ac', ne peut cacher son enthousiasme. «Cette année, je vais les voir en concert à Strasbourg, Fribourg, Sion, Genève, mais je pense que j'irai aussi les voir à Paris s'il y a encore des places». La jeune femme qui accumule les concerts avait regardé l'émission «toute petite», mais depuis 2022, «elle ne rate pas une saison».
A voir le public composé d'adolescents, mais surtout de familles, on comprend que l'émission touche plusieurs générations. Maude, la quarantaine, confirme.
Il est vrai que l'âge des fans de Léa peut surprendre, ici et là, on remarque des tout-petits hissés sur les épaules de leurs parents. Sous les rires de l'assemblée, on s'étonne de l'âge des bébés à qui on fait porter pancartes et autres bouquets de fleurs. «Y'a pas d'âge pour aimer la Star Ac'», lance une maman dans la foule.
Un rythme de star pour «une fille du coin»
Alors que Léa se rend dans le centre pour jeunes afin de signer les autographes, nous nous dirigeons vers son frère Loïc, légèrement à l'écart de la foule. Il nous explique que l'agenda de la jeune femme est extrêmement chargé ce mardi. «Elle est arrivée ce matin et on a pu manger à midi en famille et faire une partie de bowling, mais toujours sous l’œil des caméras» raconte-t-il en montrant l'équipe de l'émission qui l'accompagne durant la journée.
Son frère nous explique que le plus difficile pour les proches durant cette période de grande exposition médiatique, ce sont les commentaires sur les réseaux.
La nuit est tombée sur la villa Ritter et une trentaine de personnes attendent toujours patiemment leur tour pour une photo et une dédicace. A la sortie du bâtiment, nous croisons Charline, onze ans, qui bondit d'enthousiasme après avoir reçu un autographe de la candidate de la Star Ac'. Sous le regard amusé de son papa, elle nous explique qu'après avoir lu un post Instagram, elle lui a demandé de venir la chercher après l'école pour assister à la séance de dédicace.
La joie débordante de la jeune fille nous émerveille. Son père, étonné par tant d'émotion, nous glisse qu'elle devra maintenant réviser ses cours d'histoire en échange.
Le coût de la célébrité
Il est à présent 18h15 et une vingtaine de personnes attendent encore devant le centre de jeunes. C'est alors qu'un responsable du centre vient annoncer la fin de la séance de dédicaces. «Léa est épuisée et elle doit prendre le train, désolé, cela ne dépend pas de nous, c'est terminé.» Grosse déception dans le public, la petite Maude 9 ans, éclate en sanglots.
Sa mère essaie de la réconforter tant bien que mal. «Vous savez, ça fait trente ans que j'essaie de prendre une photo avec Lara Fabian, je lui dis de ne pas être trop déçue», nous raconte-t-elle avec une pointe d'humour. La petite famille se poste à la porte de sortie et entreverra très brièvement Léa lorsqu'elle saluera les fans restants avant de s'engouffrer dans la voiture.
Alors que les fans désertent les lieux, nous croisons Jean-Luc Doffey, le père de Léa. Pour lui, ce moment avec les fans était surréaliste: «on n'a pas l'habitude de ce genre de chose, vous savez». Pour Jean-Luc Doffey, ce retour à la maison fut très intense.
Il ajoute que sa femme a fini par demander au caméraman d'avoir cinq minutes pour discuter à l'écart avec Léa. «On sait que la célébrité a ses contraintes, mais notre fille est en train de réaliser son rêve et ça n'a pas de prix».
