La fille d'Elon Musk humilie son père dans cette pub pour Desigual
Rarement une campagne publicitaire aura si bien porté son nom: «Born To Disobey», «Né pour désobéir» en français, met en vedette la progéniture rebelle d'Elon Musk, Vivian, née de sa relation avec sa première épouse, l'auteure canadienne Justine Musk. Autant dire que la fille aînée des quatorze enfants d'Elon Musk nés de quatre femmes différentes, et qui a fait son coming-out trans en 2020 (à la plus grande horreur de son père), a des idées bien arrêtées sur les affaires de ce dernier.
Humilier un robot
Dans le clip pour Desigual, on découvre le modèle de 22 ans en train de passer du temps avec «DESI 84», un robot conçu pour l'aider dans son quotidien. Lequel échoue lamentablement à effectuer des tâches pour lesquelles il n'a pas été entraîné. Traîné, maltraité et humilié dans toute une série de situations rocambolesques, il termine sa course le nez dans la pelouse. Hors service.
Vivian en arrive à la conclusion suivante:
Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, aucun androïde ultraperfectionné ne se cachait derrière le personnage de DESI 84. «Oh non, pas du tout, et tant mieux! La technologie n’est pas encore au point», a plaisanté Vivian Wilson auprès du média de mode WWD, précisant qu’il s’agissait simplement d’un comédien humain vêtu d’un costume bleu, avec lequel elle discutait de culture pop entre les prises.
Mais derrière l’humour, le message de ce spot publicitaire est nettement plus sérieux. Selon un communiqué de presse, la campagne de Desigual vise à «envoyer un message clair: la plus grande rébellion ne consiste plus à lutter contre le système, mais à refuser d'en faire partie. Quand tout vous invite à obéir, la réponse est l'attitude, l'ironie et la liberté d'être soi-même.»
Auprès de WWD, l'avertissement de Vivian Wilson est encore plus direct:
Selon elle, déléguer sa réflexion critique aux machines constitue «le moyen le plus sûr de perdre son individualité et sa perspective».
Elle ajoute dans le média People qu'il était important pour elle de prendre position sur l'impact de l'IA sur l'industrie de la mode «car elle prive des créatifs talentueux d'emplois tout en étant néfaste pour l'environnement».
Une rupture très publique
Des propos qui prennent évidemment une saveur particulière venant de la fille d’Elon Musk. Vivian Jenna Wilson est née en 2004 de l’union du milliardaire avec sa première épouse, Justine Wilson. Après son coming-out trans, elle a demandé en 2022 à changer légalement de prénom, de genre et de nom de famille, abandonnant celui de son père.
Dans les documents déposés devant la justice, elle avait alors expliqué ne plus souhaiter être «liée à [son] père biologique de quelque manière que ce soit». Leur relation s’est depuis transformée en une brouille très publique, Elon Musk et sa fille multipliant les déclarations antagonistes à leur sujet.
Ce dernier n'avait pas hésité à lâcher en 2022 que, pour lui, son enfant était «mort, tué par le virus de la pensée woke».
Vivian Wilson, qui assure par ailleurs être financièrement indépendante de son père depuis 2020, déclarait encore à Teen Vogue l’année dernière ne penser que rarement à son géniteur. «Je ne laisse cette place à personne dans mon esprit», lançait-elle. Avant d’ajouter avec une formule dont elle a le secret:
Avec Desigual, la jeune femme poursuit désormais son chemin dans la mode tout en revendiquant cette indépendance. Et pour celle qui dit puiser son inspiration chez «les drag queens, les autistes, les fumeurs de joints et les dégénérés», le mot d’ordre «Born to Disobey» semble décidément avoir été taillé sur mesure. (mbr)
