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Un parc d'attraction Dragon Ball en discussion en France

Un parc Dragon Ball en France?
Bientôt un parc Dragon Ball en France? (image d'illustration)Image: Getty

Un parc d'attraction Dragon Ball pourrait voir le jour en France

Un parc d’attractions Dragon Ball pourrait voir le jour dans le Val-d’Oise. Des discussions sont en cours entre les autorités françaises et une société d’investissement saoudienne.
10.08.2026, 17:2010.08.2026, 17:20

Des discussions sont en cours entre les autorités françaises et une société d'investissement saoudienne pour implanter un parc d'attractions Dragon Ball dans le Val-d'Oise, a appris lundi l'agence de presse française (AFP) d'une source proche du dossier, confirmant des informations du média Politico.

Le parc à thème, inspiré du célèbre manga Dragon Ball, pourrait voir le jour sur le site de l'ancien parc d'attractions Mirapolis, à Courdimanche, une des communes de l'agglomération de Cergy-Pontoise (Val-d'Oise).

Plusieurs réunions ont eu lieu depuis avril entre l'Elysée, la région Île-de-France, les communes concernées, les agences d'attractivité française et francilienne, et le principal investisseur, Qiddiya Investment Company.

Plus d'un milliard d'euros

Qiddiya est la filiale du fonds souverain saoudien Public Investment Fund (PIF) dédiée au divertissement, au sport et à la culture.

Le projet est «très bien avancé», selon une source proche du dossier, même si aucune annonce officielle n'a encore eu lieu.

Le montant de l'investissement n'est pas connu mais il pourrait dépasser le milliard d'euros selon Politico, qui affirme que plusieurs ministres ont aussi participé aux réunions.

Sollicité par l'AFP, l'Elysée n'a confirmé aucune information, tout comme la mairie de Courdimanche et l'agglomération de Cergy-Pontoise. Les préfectures du Val-d'Oise et d'Île-de-France n'ont de leur côté pas répondu aux sollicitations de l'AFP.

Question portée sur le terrain politique

Le député LFI du Val-d'Oise Aurélien Taché a demandé au préfet de région «une réelle concertation» avec les élus, associations et habitants du territoire.

Maryeme Bouslam, conseillère municipale d'opposition à Courdimanche, déplore aussi «la méthode» du projet qui, selon elle, «vient de l'Elysée (...) sans la concertation préalable des habitants, des communes avoisinantes et de leurs représentants».

Elle serait plutôt favorable à une reconversion du site en pôle culturel, pôle universitaire ou pôle de recherche, «un projet réaliste, durable et soutenable pour la population».

Un observateur du groupe communiste au conseil régional, qui n'a pas souhaité être cité, met en garde sur le besoin d'une «amélioration sensible de la desserte du site», rappelant que «les difficultés économiques du parc (Mirapolis, NDLR) sont nées d'une faible fréquentation (...) et d'une mauvaise desserte».

Mirapolis, l'un des premiers parcs d'attractions de France, avait ouvert ses portes en 1987 sous la protection d'une immense statue représentant Gargantua, géant légendaire et héros éponyme du célèbre roman de François Rabelais. Dès sa première année, ce parc n'avait accueilli que 800 000 visiteurs, contre plus de 2 millions attendus.

Ensuite concurrencé par l'inauguration du Parc Astérix, il a définitivement fermé ses portes en 1991, après seulement quatre ans d'existence.

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Video: watson
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