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++ DIRECT ++ Les USA bombardent le Venezuela: Maduro capturé

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Le pape Léon XIV a reçu l'opposante vénézuélienne Maria Corina Machado

Les Etats-Unis ont frappé le 3 janvier plusieurs sites au Venezuela ont capturé Nicolas Maduro, le président. Ils s'intéressent également au Groenland. Les derniers développements, par ici 👇
03.01.2026, 15:0912.01.2026, 16:29
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16:30
Le gouvernement groenlandais n'accepte «d'aucune manière» le souhait américain de «prendre le Groenland»
Le Groenland n'accepte «d'aucune manière» le souhait américain de «prendre possession» de son immense territoire et va «intensifier ses efforts» pour que sa défense soit assurée dans le cadre de l'Otan, a annoncé lundi le gouvernement groenlandais.

«Les États-Unis ont de nouveau réitéré leur souhait de prendre possession du Groenland. La coalition gouvernementale du Groenland ne peut en d'aucune manière accepter cela», écrit celle-ci dans un communiqué, précisant que le gouvernement «intensifiera ses efforts pour que la défense du Groenland s'inscrive dans le cadre de l'Otan» dont il est membre.

Donald Trump a réaffirmé dimanche que les Etats-Unis s'empareraient «d'une manière ou d'une autre» de ce territoire, disant avoir «besoin d'un titre de propriété».
12:24
Trump durcit le ton contre Cuba, colère à La Havane
Donald Trump a durci le ton contre Cuba dimanche et exhorté le pays caribéen à accepter «avant qu'il ne soit trop tard» un «accord» dont il n'a pas précisé la nature, suscitant la colère de son homologue à La Havane.

«Il n'y aura plus de pétrole ou d'argent à destination de Cuba - zéro!», a écrit le président américain en lettres majuscules sur son réseau social Truth Social. «Je suggère fortement qu'ils acceptent un accord, avant qu'il ne soit trop tard».
12:22
Le pape Léon XIV a reçu l'opposante vénézuélienne Maria Corina Machado
Le pape Léon XIV a reçu lundi en audience la cheffe de l'opposition vénézuélienne et prix Nobel de la paix 2025, Maria Corina Machado, indique un bref communiqué du Vatican.

Le Vatican n'a fourni aucun détail sur la rencontre, le nom de l'opposante vénézuélienne se trouvant simplement sur la liste des personnes reçues par le pape dans la matinée.
6:33
Trump prêt à rencontrer la présidente par intérim du Venezuela
Le président américain Donald Trump s'est dit ouvert dimanche à une entrevue avec la dirigeante par intérim du Venezuela Delcy Rodriguez. Il a estimé que son gouvernement travaillait «vraiment bien» avec Caracas. A la question de savoir s'il prévoyait de rencontrer Rodriguez, Donald Trump a répondu aux journalistes: «A un moment donné, je le ferai», à bord de son avion Air Force One.

La vice-présidente du Venezuela, investie comme cheffe de l'Etat par intérim, après la capture du président Nicolás Maduro et de son épouse le 3 janvier, négocie sur plusieurs fronts avec Washington, qui souhaite notamment profiter des immenses réserves de pétrole vénézuéliennes. Son gouvernement a décidé d'entamer «un processus exploratoire» en vue de rétablir les relations diplomatiques avec les Etats-Unis, rompues depuis 2019, tout en répétant qu'il n'est pas «soumis» à Washington.

17:22
«Personne ne nous dicte quoi faire», répond le président de Cuba
Le président de Cuba, Miguel Diaz-Canel a affirmé dimanche que «personne ne dicte quoi faire» à son pays, en réponse aux menaces proférées par le président américain Donald Trump.

Cuba est «une nation libre, indépendante», écrit-il dans un message publié sur X. «Cuba n'agresse pas, elle est agressée par les Etats-Unis depuis 66 ans, et elle ne menace pas, elle se prépare, prête à défendre la Patrie jusqu'à la dernière goutte de sang».
14:42
Trump veut faire plier Cuba
Le président américain Donald Trump a exhorté dimanche Cuba à «accepter un accord, avant qu'il ne soit trop tard» et que le pays ne se retrouve sans pétrole ni argent vénézuéliens.

«il n'y aura plus de pétrole ou d'argent à destination de Cuba - zero!», a écrit le président américain sur son réseau social truth social. «Je suggère fortement qu'ils acceptent un accord, avant qu'il ne soit trop tard».

Peu de temps auparavant, Donald Trump avait republié un message suggérant que le secrétaire d'État américain Marco Rubio pourrait devenir président de Cuba, l'accompagnant de ce commentaire : «Ça me semble bien !»

«La plupart de ces Cubains sont morts lors de l'attaque américaine de la semaine dernière, et le Venezuela n'a plus besoin d'être protégé contre les voyous et les extorqueurs qui les ont tenus en otage pendant tant d'années», a poursuivi Trump dans son message.

«Cuba a vécu pendant de nombreuses années grâce aux importantes quantités de pétrole et d'argent provenant du Venezuela. En échange, Cuba a fourni des 'services de sécurité' aux deux derniers dictateurs vénézuéliens, mais c'est fini!», a-t-il ajouté.
11:28
Le Venezuela attend toujours des libérations d'opposants
Les Vénézuéliens attendent toujours dimanche la poursuite des libérations de prisonniers politiques promises par le régime. De son côté, le président déchu Nicolas Maduro reste combatif depuis sa cellule américaine.

Un collectif d'ONG de défense des droits humains a déploré le décès survenu la veille d'Edison José Torres Fernandez, un policier de 52 ans, détenu pour trahison à la patrie, peu de temps après le début de libérations d'opposants par les autorités sous la pression de Washington.

Agent dans l'Etat vénézuélien de Portuguesa, à environ 400 kilomètres à l'ouest de Caracas, le policier, qui comptait plus de vingt ans de service, avait été arrêté le 9 décembre dernier pour avoir «partagé des messages critiques à l'encontre du régime et du gouverneur de l'Etat», selon ce collectif, baptisé «Comité des familles pour la liberté des prisonniers politiques».

Le Venezuela a annoncé jeudi la libération d'un «nombre important» de prisonniers, y compris des étrangers. Mais à peine une vingtaine de personnes détenues pour des raisons politiques ont été libérées depuis, selon des proches et des défenseurs des droits humains.

Le gouvernement vénézuélien présente cette mesure comme un geste de «coexistence pacifique», les Etats-Unis y voyant une conséquence de leur intervention après le bombardement du pays pour capturer le président Nicolas Maduro le 3 janvier dernier.
7:57
Les Américains invités à quitter «immédiatement» le Venezuela
Le gouvernement des Etats-Unis a appelé samedi ses ressortissants à quitter «immédiatement» le Venezuela en raison d'une situation sécuritaire jugée instable. Une semaine après sa capture par Washington, le président vénézuélien Nicolás Maduro a dit aller «bien».

«Nous allons bien. Nous sommes des combattants», a déclaré le président vénézuélien déchu depuis sa cellule, selon son fils dans une vidéo publiée samedi par le parti au pouvoir au Venezuela.

Accusés notamment de trafic de drogue, Nicolás Maduro et son épouse Cilia Flores sont incarcérés dans le centre de détention de Brooklyn, à New York, depuis leur capture par l'armée américaine le 3 janvier. Ils ont plaidé non-coupable lors de leur présentation lundi devant la justice américaine. La prochaine audience est prévue le 17 mars.

Avec des pancartes proclamant «Nous voulons leur retour», un petit millier de sympathisants ont défilé samedi dans les rues de Caracas, scandant «Maduro et Cilia sont notre famille! »Ici, il y a un peuple qui se bat«, dit dans le cortège Yusleidys Arroyo, 36 ans.

»Nous allons le sauver«
Les appels à manifester en soutien au dirigeant socialiste déchu sont quotidiens depuis l'opération militaire américaine du 3 janvier. La mobilisation était moindre samedi, où aucune figure du parti au pouvoir, le PSUV, n'était présente pour haranguer les foules.

La manifestation coïncidait également avec l'anniversaire de l'investiture de M. Maduro pour un troisième mandat, à l'issue des élections de 2024 dénoncées par l'opposition comme frauduleuses.

La télévision publique a diffusé une visite de la présidente par intérim Delcy Rodriguez à une foire agricole à Petare, un quartier emblématique de Caracas, où s'est également tenue une petite manifestation en faveur de Nicolás Maduro.

»Nous n'allons pas nous reposer une seule minute tant que nous n'aurons pas récupéré le président«, a lancé Delcy Rodriguez. »Nous allons le sauver, bien sûr que oui«.
7:55
«Nous allons bien», dit Maduro en prison
«Nous allons bien. Nous sommes des combattants», a déclaré le président vénézuélien Nicolás Maduro depuis sa prison aux Etats-Unis, selon son fils dans une vidéo publiée samedi. Il est détenu à New York depuis sa capture le 3 janvier par les Etats-Unis.

«Ne soyez pas tristes», a également transmis de dire Nicolás Maduro à ses avocats, emprisonné à New York avec son épouse, Cilia Flores, a rapporté samedi Nicolás Maduro Guerra filmé lors d'une réunion à Caracas du parti au pouvoir au Venezuela, le PSUV.

Accusés notamment de trafic de drogue, Nicolás Maduro et la première dame Cilia Flores ont plaidé non coupables lors de leur présentation lundi devant la justice américaine. Leur prochaine audience est prévue le 17 mars.

Avec des pancartes proclamant «Nous voulons leur retour», un petit millier de sympathisants ont défilé samedi dans les rues de Caracas, scandant «Maduro et Cilia sont notre famille!» «Ici, il y a un peuple qui se bat», dit dans le cortège Yusleidys Arroyo, 36 ans.

Les appels à manifester en soutien au dirigeant socialiste déchu sont quotidiens depuis l'opération militaire américaine du 3 janvier. La mobilisation était moindre samedi, où aucune figure du parti au pouvoir, le PSUV, n'était présente pour haranguer les foules
12:58
Des diplomates américains à Caracas pour restaurer les liens
Des diplomates américains mènent samedi des discussions à Caracas dans l'objectif de restaurer des relations entre les Etats-Unis et le Venezuela rompues depuis 2019, après la chute du président Nicolas Maduro et de premières libérations d'opposants.

Le gouvernement de la présidente par intérim Delcy Rodriguez «a décidé d'entamer un processus exploratoire visant à rétablir les liens diplomatiques entre les deux pays», selon le ministre des Affaires étrangères Yvan Gil.

Des diplomates américains étaient vendredi à Caracas, selon lui, une présence confirmée par un responsable américain peu après que Donald Trump a déclaré avoir «annulé» une nouvelle attaque américaine sur le Venezuela du fait de la «coopération» de Caracas.

La libération de quelques opposants est par ailleurs «un geste très important et intelligent» de Caracas, selon Trump. «Les Etats-Unis et le Venezuela travaillent bien ensemble», notamment pour la «reconstruction» de l'industrie pétrolière, a-t-il déclaré.

De son côté, Rodriguez affirme que son pays n'est ni «subordonné ni soumis» à Washington, et évoque sa «loyauté envers le président Nicolas Maduro».

Et vendredi, le ministère vénézuélien des Affaires étrangères a annoncé sur Telegram avoir reçu l'ambassadeur de Russie, Sergey Mélik-Bagdasarov, et continuer «à travailler sur le programme de coopération» avec Moscou.

A l'issue d'un entretien avec les présidents brésilien Lula, colombien Petro et le Premier ministre espagnol Sanchez, elle a «réaffirmé» que le Venezuela opposera la «voie diplomatique» à «l'agression criminelle, illégale et illégitime perpétrée» le 3 janvier avec les bombardements américains précédant la capture de Maduro.
21:46
Les USA décideront quelles entreprises exploiteront le pétrole
Les Etats-Unis décideront quelles entreprises pétrolières pourront exploiter les vastes ressources en hydrocarbure du Venezuela, a déclaré vendredi Donald Trump.

«Nous prendrons la décision en ce qui concerne quelles entreprises pétrolières iront là-bas, que nous autoriserons à aller là-bas, et nous allons passer un accord avec ces entreprises. Nous ferons ça probablement aujourd'hui ou rapidement après», a lancé le président américain.

«L'une des raisons pour lesquelles vous ne pouviez pas y aller avant, c'est que vous n'aviez pas de garanties. Vous n'aviez pas de sécurité, mais maintenant vous avez une sécurité totale», a ajouté Donald Trump à propos des futurs investissements d'entreprises pétrolières au Venezuela. «Vous traitez directement avec nous, vous ne traitez pas du tout avec le Venezuela, nous ne voulons pas que vous traitiez avec le Venezuela», a-t-il ajouté.
17:48
González Urrutia appelle à la reconnaissance «explicite» de sa victoire à la présidentielle
L'opposant vénézuélien Edmundo González Urrutia, en exil en Espagne, a appelé vendredi à la reconnaissance «explicite» de sa victoire à la présidentielle de 2024, officiellement remportée par le président déchu Nicolas Maduro, capturé début janvier par les Etats-Unis.

«La reconstruction démocratique au Venezuela est conditionnée par la reconnaissance explicite des résultats des élections du 28 juillet 2024», a-t-il assuré lors d'un entretien téléphonique avec le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez, selon un communiqué publié par son équipe.

Visé par un mandat d'arrêt émis par les autorités vénézuéliennes, Edmundo González Urrutia avait fui son pays en septembre 2024 et trouvé refuge à Madrid. L'opposition vénézuélienne, qui a publié les procès-verbaux de bureaux de vote - qualifiés de faux par le pouvoir - assure qu'il est le vainqueur légitime de la présidentielle.
14:56
L'Espagne dit espérer la libération d'un autre prisonnier politique
Le gouvernement de gauche espagnol a déclaré vendredi espérer la libération d'un autre ressortissant espagnol actuellement emprisonné au Venezuela pour des raisons politiques, au lendemain de la remise en liberté de cinq Espagnols qui sont arrivés en début d'après-midi à Madrid.

«Les cinq compatriotes libérés hier (jeudi) au Venezuela sont de retour en Espagne», s'est félicité sur le réseau social X le ministre des Affaires étrangères espagnol, José Manuel Albares, évoquant «un jour heureux».
14:29
Le pape appelle à «respecter la volonté du peuple vénézuélien»
Le pape Léon XIV a fait part de sa «vive inquiétude» quant à «l'aggravation des tensions dans la mer des Caraïbes et le long des côtes américaines du Pacifique», évoquant notamment la situation au Venezuela.

«Je renouvelle à cet égard mon appel à respecter la volonté du peuple vénézuélien et à s'engager en faveur de la protection des droits humains et civils de chacun», a déclaré vendredi le pontife américain lors d'un discours devant le corps diplomatique.
12:23
Les Etats-Unis comptent «investir» 100 milliards dans les compagnies pétrolières
Le président américain Donald Trump a affirmé vendredi sur son réseau social Truth Social qu'«au moins 100 milliards de dollars» seront investis au Venezuela par les compagnies pétrolières américaines.

«Au moins 100 milliards de dollars seront investis par les GRANDES COMPAGNIES PÉTROLIÈRES, que je rencontrerai toutes aujourd'hui à la Maison Blanche», a écrit Donald Trump.

Caracas dispose des plus grandes réserves prouvées de brut du monde avec 303.221 millions de barils, selon l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), devant l'Arabie saoudite (267.200 millions) et l'Iran. Mais la production est faible, plafonnée à 1 million de barils par jour, après des décennies de sous-investissement qui ont laissé les infrastructures pétrolières en piteux état.
12:20
Trump aurait «annulé» une nouvelle attaque
Le président américain a indiqué sur son réseau social qu'il avait «annulé» une nouvelle attaque sur le Venezuela, du fait de la «coopération» avec le pouvoir en place à Caracas et il s'est félicité de la libération d'un «grand nombre de prisonniers politiques».

«Les États-Unis et le Venezuela travaillent bien ensemble, notamment en ce qui concerne la reconstruction» notamment de l'industrie pétrolière, s'est-il félicité. «Grâce à cette coopération, j'ai annulé la deuxième vague d'attaques précédemment envisagée, qui ne semble pas nécessaire», a-t-il dit. «Toutefois, a-t-il prévenu, tous les navires resteront en place pour des raisons de sûreté et de sécurité».
6:28
Trump va rencontrer l'opposante vénézuélienne Machado
Le président américain Donald Trump a annoncé jeudi que l'opposante vénézuélienne Maria Corina Machado serait à Washington la semaine prochaine. Il s'est dit «impatient» de la rencontrer, ajoutant que ce serait «un grand honneur» si elle lui remettait son prix Nobel de la paix. «Je crois comprendre qu'elle vient à un moment ou un autre la semaine prochaine. Je suis impatient de lui dire bonjour», a dit le président américain dans un entretien à la chaîne télévisée Fox News.



«J'ai entendu qu'elle voulait faire cela. Ce serait un grand honneur» a-t-il aussi dit à l'animateur Sean Hannity, qui venait de lui rappeler que la cheffe de l'opposition vénézuélienne s'était engagée à «partager» et même «remettre» sa prestigieuse distinction à Donald Trump.
6:27
Un ex-candidat à la présidentielle libéré par Caracas
L'ancien candidat à la présidentielle au Venezuela Enrique Marquez fait partie des premiers prisonniers politiques relâchés dans le cadre des libérations annoncées par les autorités, selon une vidéo d'un journaliste local jeudi. Il avait été arrêté en janvier 2025. «Tout est fini», dit Enrique Marquez, 62 ans, auprès de son épouse dans cette vidéo tournée dans un quartier de Caracas, où il a été conduit par des policiers en compagnie de Biagio Pilieri, un collaborateur de la cheffe de l'opposition, Maria Corina Machado.

Marquez s'était formellement inscrit à la présidentielle de juillet 2024 afin de pouvoir être le représentant principal de l'opposition en cas de rejet par le pouvoir de la candidature d'Edmundo Gonzalez Urrutia, qui avait lui-même remplacé au pied levé Maria Corina Machado, déclarée inéligible. Urrutia avait finalement pu se maintenir face à Maduro et Marquez n'avait pas défendu sa propre candidature.



Avant son arrestation, il avait mené une croisade judiciaire contre la réélection de Maduro, acquise selon l'opposition et une partie de la communauté internationale dans des conditions entachées de fraude.
6:24
Les Etats-Unis vont frapper au sol les cartels de drogue, dit Trump
Le président américain Donald Trump a annoncé jeudi qu'après des frappes contre des bateaux dans les Caraïbes et le Pacifique, les Etats-Unis allaient mener des frappes «au sol» contre les cartels de drogue. Il n'a pas précisé exactement où. «Nous allons commencer des frappes au sol en ce qui concerne les cartels. Les cartels dirigent le Mexique. C'est très, très triste de voir et regarder ce qui est arrivé dans ce pays», a dit le président américain dans un entretien sur la chaîne télévisée Fox News.



Donald Trump a incité dimanche le Mexique à «se ressaisir», après des mois de pression sur le voisin du sud sur les questions de lutte contre le trafic de drogue et de balance commerciale. Le président américain a affirmé avoir exhorté la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum à laisser Washington envoyer des forces américaines lutter contre les cartels de la drogue qui opèrent au Mexique, une proposition qu'elle avait déjà rejetée par le passé, a-t-il dit.
6:23
Sommet des guérillas convoqué après le raid américain au Venezuela
Le guérillero le plus recherché de la Colombie, connu sous le nom d'Iván Mordisco, a affirmé jeudi avoir convoqué un sommet de guérilleros après l'opération américaine sur le sol vénézuélien lors de laquelle Washington a capturé le président vénézuélien Nicolás Maduro. «Aujourd'hui, nous sommes confrontés à un ennemi commun», a déclaré dans une vidéo Ivan Mordisco, à la tête de l'EMC, un groupe rebelle qui a rejeté l'accord de paix de 2016 entre les guérilléros des FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie) et le gouvernement. «Nous vous convoquons d'urgence à un sommet des commandants insurgés de Colombie» «et de toute notre Amérique».



Le président colombien Gustavo Petro et son homologue américain Donald Trump «se sont engagés à mener des actions conjointes» contre la guérilla ELN qui opère à la frontière avec le Venezuela, a affirmé jeudi le ministre colombien de l'intérieur, Armando Benedetti. Lors d'un entretien téléphonique entre les deux hommes, le dirigeant de gauche colombien a accepté une invitation du président Trump à se rendre à Washington et lui a demandé «d'aider à frapper durement l'ELN à la frontière» avec le Venezuela, a assuré Benedetti. Selon lui, les guérilleros «terminaient toujours au Venezuela» après des combats avec les forces de l'ordre colombiennes et il est nécessaire qu'ils «soient également attaqués à l'arrière quand ils sont attaqués ici».
6:18
Le Venezuela n'est pas «subordonné» à Washington
La présidente par intérim du Venezuela Delcy Rodriguez a affirmé jeudi que son pays n'est ni «subordonné ni soumis» aux Etats-Unis. Elle a évoqué la «loyauté envers le président Nicolás Maduro, qui a été enlevé» par les Etats-Unis le 3 janvier. «Ici, personne ne s'est rendu. Ici, il y a eu des combats [...] des combats pour cette patrie», a-t-elle rappelé lors d'une cérémonie en hommage aux morts, en présence notamment du ministre cubain des affaires étrangères Bruno Rodriguez.



L'opération américaine a fait au moins 100 morts selon le ministre vénézuélien de l'intérieur Diosdado Cabello. Dans ce décompte figurent au moins un milicien, 23 militaires vénézuéliens et 32 soldats cubains. «Nous sommes loyaux envers la première combattante, la députée Cilia Flores, et nous nous sommes engagés à ne pas nous reposer avant de les voir libres, de retour chez eux et de retour dans leur patrie», a encore promis Rodriguez.
6:16
Libération de prisonniers par Caracas, sous pression de Washington
Le Venezuela a annoncé jeudi la libération de «nombreux prisonniers», dont la célèbre avocate et militante Rocio San Miguel et des étrangers. Ces libérations sont «un geste unilatéral du gouvernement» afin «de favoriser la coexistence pacifique», a déclaré le président du Parlement, Jorge Rodriguez. Il n'a précisé ni l'identité, ni le nombre, ni la nationalité des détenus relâchés.

Le gouvernement espagnol a annoncé dans la foulée la libération de cinq Espagnols, précisant qu'ils «s'apprêtent à rentrer en Espagne». Parmi eux la célèbre avocate et militante vénézuélienne Rocio San Miguel, qui possède aussi la nationalité espagnole. Elle avait été arrêtée en février 2024, et son procès plusieurs fois reporté. Elle «va bien», a affirmé son avocate Theresly Malave.



Le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez a salué «un acte de justice», alors que la Maison Blanche parlait d'un «exemple» de «l'influence» de Donald Trump. L'ONG Foro penal qui estimait avant jeudi à 806 le nombre de prisonniers politiques au Venezuela, dont 175 militaires, s'est félicitée de la «bonne nouvelle».
19:07
Des élus républicains votent pour limiter les pouvoirs de Trump
Des sénateurs républicains se sont joints jeudi à leurs collègues démocrates pour faire avancer une résolution visant à limiter les pouvoirs militaires de Donald Trump contre le Venezuela.

Le texte doit désormais être soumis au vote au Sénat la semaine prochaine. En cas d'adoption, il se dirigera vers la Chambre des représentants, où son sort est plus incertain. Même en cas d'adoption par les deux chambres du Congrès, Donald Trump pourrait opposer un veto probablement insurmontable au texte, dont la portée reste donc largement symbolique.

La résolution a pour but «d'ordonner le retrait des forces armées des Etats-Unis des hostilités à l'intérieur du – ou contre le – Venezuela qui n'ont pas été autorisées par le Congrès». Donald Trump ne serait ainsi pas autorisé à lancer de nouvelles opérations militaires contre le Venezuela sans un vote préalable des parlementaires.
16:43
Les Etats-Unis pourraient conserver plusieurs années le contrôle du Venezuela et son pétrole, selon Trump
Les Etats-Unis pourraient conserver plusieurs années le contrôle du Venezuela et son pétrole, a déclaré Donald Trump dans un entretien publié jeudi par le New York Times dans lequel le président américain se félicite de la «très bonne entente» avec le pouvoir intérimaire à Caracas.

«Seul l'avenir nous dira» combien de temps Washington entend garder une tutelle sur Caracas, a déclaré Trump. Interrogé pour savoir si la situation durerait trois mois, six mois, un an ou plus, il a répondu: «Je dirais beaucoup plus longtemps.»
16:42
Etats-Unis et Colombie conviennent d'actions conjointes
Le président colombien Gustavo Petro et son homologue américain Donald Trump «se sont engagés à mener des actions conjointes» contre la guérilla ELN qui opère à la frontière avec le Venezuela, a affirmé jeudi le ministre de l'Intérieur colombien Armando Benedetti.

Après une escalade des tensions à la suite des bombardements américains à Caracas le 3 janvier, la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro et des menaces d'actions militaires en Colombie, MM. Petro et Trump ont eu mercredi soir un entretien téléphonique, le premier entre les deux dirigeants depuis le retour du Républicain à la Maison Blanche en janvier 2025.
6:34
La présidente par intérim dénonce une «tache» avec Washington
La présidente par intérim du Venezuela Delcy Rodriguez a affirmé mercredi soir lors d'une cérémonie officielle qu'il y avait «une tache» sur les relations avec les Etats-Unis, depuis la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro le 3 janvier par l'armée américaine. «Concernant les relations entre le Venezuela et les Etats-Unis, la première chose à dire, c'est qu'il y a une tache dans nos relations qui ne s'était jamais produite dans notre histoire», a affirmé Rodriguez, ancienne vice-présidente investie lundi comme présidente par intérim.



Rodriguez a toutefois précisé que l'échange commercial avec les Etats-Unis «n'a rien d'extraordinaire ni d'irrégulier», après que la compagnie pétrolière d'Etat PDVSA a annoncé une négociation pour vendre du brut aux Etats-Unis. Dans son discours mercredi soir, Rodriguez a précisé: «Nos mains sont tendues vers tous les pays du monde, pour des relations, pour une coopération économique, commerciale et énergétique».
6:33
L'attaque américaine au Venezuela a fait 100 morts, selon Caracas
L'attaque, au cours de laquelle les Etats-Unis ont enlevé le président vénézuélien Nicolás Maduro à Caracas, a fait 100 morts, a annoncé mercredi le ministère vénézuélien de l'intérieur Diosdado Cabello. Le président vénézuélien et sa femme ont été blessés. La première dame Cilia Flores «a été blessée à la tête et a reçu un coup au corps. Le 'frère' Nicolás a été blessé à une jambe. Heureusement, ils se remettent de leurs blessures», a précisé Cabello lors de son émission hebdomadaire à la télévision publique.

«Jusqu'à présent, jusqu'à présent et je dis bien jusqu'à présent, il y a 100 morts, 100, et un nombre similaire de blessés. L'attaque contre notre pays a été terrible», a ajouté le ministre.



Les forces armées vénézuéliennes ont diffusé mercredi de nombreuses vidéos des funérailles des militaires tués, montrant des dizaines de proches en larmes, des cercueils recouverts de drapeaux vénézuéliens et des discours louant «le courage, la bravoure, l'honneur et la loyauté» des militaires décédés.
6:32
Bogota redoute une «catastrophe» après la capture de Maduro
Les bombardements américains au Venezuela et la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro pourraient entraîner une «catastrophe» sans précédent en Amérique latine, a estimé mercredi le vice-ministre des affaires étrangères colombien. «S'il y a une crise humanitaire de grande envergure, l'impact, la dévastation, seront impossibles à contenir [...] Nous parlons d'une catastrophe que l'Amérique latine n'a jamais connue», a déclaré Mauricio Jaramillo depuis Bogota.

La Colombie et son président de gauche Gustavo Petro ont critiqué avec persistance tant le déploiement naval américain autour de l'Amérique latine que les bombardements de bateaux présentés par Washington comme transportant de la drogue. Elle a dénoncé avec virulence l'opération chirurgicale menée par des troupes américaines le 3 janvier sur le sol vénézuélien pour emmener de force M. Maduro et la première dame, Cilia Florès.

Le président colombien Gustavo Petro, ancien guérillero, a déclaré lundi qu'il allait «reprendre les armes», en réponse aux menaces de son homologue américain Donald Trump, sur fond de tension exacerbée entre les deux pays après l'opération militaire américaine éclair.
6:30
Trump entend «dicter» les décisions à Caracas jusqu'à nouvel ordre
Les Etats-Unis entendent «dicter» jusqu'à nouvel ordre les décisions aux autorités du Venezuela, en gardant en particulier le contrôle de la commercialisation du pétrole vénézuélien pour une durée «indéterminée», a fait savoir mercredi le gouvernement américain. Confirmant encore cette emprise américaine, le président américain Donald Trump a affirmé que le Venezuela n'achèterait que des produits fabriqués aux Etats-Unis avec les recettes du pétrole commercialisé par Washington, aux termes d'un accord passé avec Caracas.



«Nous restons en étroite coordination avec les autorités par intérim et les Etats-Unis vont continuer à dicter leurs décisions», a dit la porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt. «Nous disposons évidemment d'un effet de levier maximal», a-t-elle ajouté.
6:28
Nouvelle marche pour le retour de Maduro à Caracas
Des milliers de sympathisants du président vénézuélien Nicolás Maduro enlevé par les Etats-Unis ont réclamé mercredi à Caracas son retour. Il s'agit de la cinquième marche en cinq jours depuis sa capture spectaculaire le 3 janvier.

Accusés notamment de trafic de drogue, Maduro et la première dame du Venezuela Cilia Flores, qui ont plaidé non coupables lors de leur présentation lundi devant la justice américaine à New York, sont incarcérés aux États-Unis. La vice-présidente vénézuélienne, Delcy Rodriguez, a été investie présidente par intérim.



«Notre président est innocent. Notre président est un homme travailleur. C'est un ouvrier», assure, les yeux embués et la voix brisée, Nancy Ramos, dirigeante communautaire de 58 ans, vêtue d'un uniforme militaire et d'un béret rouge, la couleur du chavisme, la doctrine du feu président Hugo Chávez (1999-2013) à qui Maduro a succédé.

Avec des slogans comme «Nico, tiens bon, le peuple se soulève» et «Trump, je le répète, rends-nous Nico», la marche a parcouru près de 3 kilomètres dans le centre de Caracas.
6:27
Les noms de 55 militaires tués par Washington publiés
Cuba a publié mardi les noms de 32 militaires tués lors de l'opération américaine à Caracas pour capturer le président vénézuélien Nicolás Maduro, peu après que l'armée vénézuélienne a de son côté diffusé l'avis de décès de 23 militaires. La Havane, alliée de Caracas, avait annoncé que 32 membres des services de sécurité cubains avaient été tués lors de l'assaut américain. Elle a publié mardi leurs noms et grades dans la presse officielle.

Dans les détails publiés sur Cubadebate, 21 étaient membres du ministère de l'intérieur, dont trois officiers supérieurs, les onze autres étant membres des forces armées révolutionnaires, pour la plupart des soldats. Le membre le plus âgé avait 67 ans, le plus jeune 26, est-il précisé. Sur le compte Instagram de l'armée vénézuélienne ont été publiés mardi les avis de décès de 23 militaires, dont seize sergents de différents grades, cinq élèves et deux soldats.

Le ministre vénézuélien de la défense, Vladimir Padrino, avait déclaré dimanche que les gardes du corps de Maduro avaient été assassinés «de sang-froid» par les troupes américaines, qui ont bombardé la capitale et trois autres Etats du pays pour faciliter l'opération de capture de Maduro et de la première dame, Cilia Florès.
6:25
Trump dit que le Venezuela n'achètera que des produits américains
Le président américain Donald Trump a assuré mercredi sur son réseau social Truth Social que le Venezuela n'achètera que des produits américains avec les recettes tirées du pétrole vénézuélien commercialisé par les Etats-Unis dans le cadre d'un accord avec Caracas.

«Je viens d'être informé que le Venezuela n'achètera que des produits fabriqués aux Etats-Unis avec l'argent de notre nouvel accord pétrolier. Ces achats concerneront, entre autres, des produits agricoles américains et des médicaments américains, des équipements médicaux et du matériel pour améliorer le réseau électrique et les infrastructures énergétiques», a écrit le président américain.
Dès mardi soir, il avait assuré que les responsables vénézuéliens par intérim allaient remettre aux Etats-Unis «entre 30 et 50 millions de barils de pétrole», ajoutant: «Ce pétrole sera vendu au prix du marché et l'argent sera contrôlé par moi».
21:48
Deux personnes arrêtées pour avoir fêté la capture de Maduro
Deux paysans ont été arrêtés pour avoir fêté la capture de Nicolas Maduro par les Etats-Unis lors de l'attaque du 3 janvier au Venezuela, a indiqué à l'AFP une ONG mercredi.

Les deux personnes ont été arrêtées lundi en vertu de la loi d'état d'exception décrétée samedi après l'attaque, qui prévoit des peines de prison pour toute célébration de l'opération américaine.
18:33
Les décisions au Venezuela seront «dictées» par les Etats-Unis
Les Etats-Unis «vont continuer à dicter» les décisions des autorités du Venezuela, a affirmé mercredi la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt.

«Nous disposons évidemment d'un effet de levier maximal sur les autorités par intérim», a-t-elle ajouté.
18:32
Washington va contrôler les ventes de pétrole vénézuélien
Le ministre américain de l'Energie, Chris Wright, a affirmé mercredi que Washington contrôlerait «pour une période indéterminée» la commercialisation du pétrole vénézuélien. Une annonce faite au lendemain de l'annonce par Donald Trump d'une livraison par Caracas de dizaines de millions de barils aux Etats-Unis.

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6:22
Des chefs de guérillas colombiennes fuient le Venezuela
Des commandants de guérillas colombiennes qui auraient opéré au Venezuela fuient après l'opération américaine qui a évincé le président Nicolás Maduro, a indiqué mardi une source au sein des forces colombiennes.

Bogota soupçonne que des chefs de groupes puissants tels que la guérilla de l'ELN (armée de libération nationale) ainsi que des factions dissidentes de la guérilla des FARC aujourd'hui dissoute vivent au Venezuela. Selon des experts, ces guérillas impliquées dans le trafic de cocaïne circulent sur le sol vénézuélien avec la bienveillance de l'armée vénézuélienne, ce que Maduro a nié.
Un officier des forces armées colombiennes a déclaré mardi, sous couvert d'anonymat, avoir reçu des informations selon lesquelles des chefs guérilleros cherchent à retraverser la frontière après les bombardements menés dans la nuit de vendredi à samedi par Washington à Caracas et d'autres endroits du pays.
6:20
La présidente par intérim nomme un vice-président
La présidente par intérim du Venezuela Delcy Rodriguez a nommé mardi un ex-directeur de la banque centrale vénézuélienne en tant que vice-président chargé de l'économie. Ce poste constitue une priorité pour son administration. C'est le premier changement annoncé par Delcy Rodriguez depuis son accession au pouvoir après la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro par l'armée américaine. Outre le poste de vice-présidente qui la plaçait première dans l'ordre de succession, Rodriguez était aussi la grande cheffe de l'économie ainsi que ministre des hydrocarbures.

Calixto Ortega Sanchez a été président de la banque centrale du Venezuela entre 2018 et 2025 et a auparavant travaillé dans l'industrie pétrolière. «Pour la clôture de 2026, nous espérons consolider les chiffres de 2025 et nous avons encore progressé», a déclaré Rodriguez sur la télévision publique, citant l'estimation de croissance de 6,5% de la commission économique pour l'Amérique latine (CEPAL) pour 2025.
6:19
Un deuil pour les victimes de l'assaut américain
La présidente par intérim vénézuélienne Delcy Rodriguez a décrété mardi sept jours de deuil en hommage aux victimes de l'attaque américaine qui a conduit à la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro. Le bilan exact de l'assaut n'est pas connu.

«Un message à nos jeunes martyrs qui ont donné leur vie pour la défense de notre pays. J'ai pris la décision de décréter un deuil de sept jours en honneur et à la gloire des jeunes, des femmes, des hommes qui sont morts, qui ont offert leur vie en défendant le Venezuela et le président Nicolás Maduro», a-t-elle dit à la télévision. «Pour eux, notre reconnaissance. Ces images de corps m'ont transpercé l'âme, mais je sais qu'ils sont martyrs pour la valeur de cette République», a-t-elle ajouté.



L'opération américaine de capture du couple Maduro a fait au moins 55 morts, 23 militaires vénézuéliens et 32 cubains, membres des services de sécurité, tandis que le bilan de civils tués n'est pas connu. Certaines sources parlent d'un total de 70 à 80 morts.
6:18
Le Venezuela «va remettre» jusqu'à 50 millions de barils, dit Trump
Le président américain Donald Trump a déclaré mardi que le Venezuela allait «remettre» jusqu'à 50 millions de barils de pétrole aux Etats-Unis. Les revenus générés par leur vente seront «contrôlés» par le président américain.

«Je suis ravi d'annoncer que les autorités par intérim du Venezuela vont remettre aux Etats-Unis entre 30 et 50 millions de barils de pétrole sous sanction et de haute qualité», a affirmé Donald Trump sur son réseau social Truth Social. «Ce pétrole sera vendu au prix du marché et l'argent sera contrôlé par moi, président des Etats-Unis, pour garantir qu'il soit utilisé au profit des peuples du Venezuela et des Etats-Unis», a ajouté le milliardaire républicain.

6:16
«Aucun agent extérieur ne gouverne le Venezuela», dit la présidente
«Aucun agent extérieur ne gouverne le Venezuela», a lancé mardi Delcy Rodriguez au premier jour de son mandat en tant que présidente par intérim du pays après la capture du chef de l'Etat Nicolás Maduro à Caracas par l'armée américaine. A Donald Trump qui a clamé que les Etats-Unis étaient désormais «aux commandes» et que Rodriguez «paierait plus cher que Maduro» si elle ne faisait pas «ce qu'il faut», la vice-présidente propulsée présidente par intérim a déclaré que «le gouvernement du Venezuela dirige notre pays, personne d'autre».



«Le peuple vénézuélien reste ferme et mobilisé pour défendre notre patrie [...] C'est un peuple qui ne se rend pas», a-t-elle encore martelé lors d'une allocution télévisée trois jours après la capture par les Etats-Unis de Maduro, une opération qui a fait 55 morts au sein des forces vénézuéliennes et cubaines.
18:39
Venezuela et Cuba publient les noms des militaires tués à Caracas
Cuba a publié mardi les noms de 32 militaires tués lors de l'opération américaine à Caracas pour capturer le président Nicolas Maduro, peu après que l'armée vénézuélienne a de son côté diffusé l'avis de décès de 23 militaires.
La Havane, alliée de Caracas, avait annoncé que 32 membres des services de sécurité cubains avaient été tués lors de l'assaut américain, et a publié mardi leurs noms et grades dans la presse officielle.
Le membre le plus âgé avait 67 ans, le plus jeune 26, est-il précisé.
Le ministre vénézuélien de la Défense, Vladimir Padrino, avait déclaré dimanche que les gardes du corps de Maduro avaient été assassinés "de sang-froid" par les troupes américaines, qui ont bombardé la capitale et trois autres Etats du pays pour faciliter l'opération de capture de M. Maduro et de la Première dame, Cilia Florès.
15:27
Lecornu dénonce une opération militaire américaine «illégale»
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a jugé mardi «illégale» l'opération militaire américaine au Venezuela, et appelé à une «transition démocratique».

«Tout est illégal dans cette affaire. Le régime de Nicolas Maduro, le cycle électoral de 2024, l'opération militaire américaine qui contrevient à la Charte des Nations Unies», a affirmé Sébastien Lecornu devant l'Assemblée nationale, en appelant à une «transition démocratique» autour d'Edmundo Gonzalez Urrutia, l'opposant que la France considère comme avoir été élu président de ce pays en 2024.

Lecornu promet aussi qu'un débat «aura lieu» au Parlement sur l'opération américaine au Venezuela.
6:10
La cheffe de l'opposition veut retourner dans son pays
Maria Corina Machado, cheffe de l'opposition vénézuélienne et prix Nobel de la paix 2025, a affirmé lundi prévoir de revenir «le plus vite possible» dans son pays, deux jours après la capture du président Nicolás Maduro lors d'une opération militaire américaine. Dans un entretien avec la chaîne télévisée américaine Fox News, sans dire le lieu où elle se trouve, Maria Corina Machado a aussi vivement critiqué Delcy Rodriguez, investie lundi présidente par intérim du Venezuela, estimant qu'elle était «l'une des principales architectes de la torture» imputée au gouvernement vénézuélien.



Le président américain Donald Trump avait disqualifié dès samedi Machado pour prendre la tête du pays à la place de Nicolás Maduro, estimant qu'elle «ne [bénéficiait] ni du soutien ni du respect au sein de son pays». La cheffe de l'opposition vénézuélienne a précisé lundi qu'elle comptait faire de son pays, qui possède les plus importantes réserves prouvées de pétrole du monde, «le centre énergétique» de l'Amérique.

«Nous allons apporter l'Etat de droit, nous allons ouvrir les marchés, nous allons avoir besoin de sécurité pour les investissements étrangers», a-t-elle déclaré toujours sur Fox News.
6:08
Speaker favorable à des élections dans un «court délai»
Le président républicain de la chambre américaine des représentants, Mike Johnson, s'est dit lundi favorable à la tenue d'élections au Venezuela dans un «court délai», deux jours après la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro par l'armée américaine. Le président américain a rejeté cette idée.

«Je m'attends à ce qu'il y ait des élections convoquées au Venezuela. Bien sûr, certaines choses sont encore en train d'être déterminées, mais cela devrait se produire dans un court délai. Je pense que ce sera nécessaire pour que leur économie et leur pays se stabilisent», a déclaré Mike Johnson lundi soir.



Le ténor républicain s'exprimait à la sortie d'une longue réunion à huis clos entre un groupe restreint de parlementaires et le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio, le ministre de la défense Pete Hegseth ou encore le chef d'état-major de l'armée, le général Dan Caine. Le président américain Donald Trump a de son côté écarté toute élection au Venezuela dans les 30 prochains jours, estimant lors d'un entretien à la chaîne télévisée NBC que les Etats-Unis devaient «d'abord remettre le pays sur pied».
6:07
Des tirs autour du palais présidentiel à Caracas
Des tirs ont été entendus autour du palais présidentiel de Miraflores de Caracas lundi vers 20h00, selon plusieurs témoins contactés par l'AFP. Mais la situation est sous contrôle, a affirmé une source proche du pouvoir, qui a évoqué des vols de drones.

Selon cette source, des drones non identifiés ont volé près du palais, déclenchant des tirs des équipes de sécurité. Ces tirs surviennent un peu plus de deux jours après la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro par des troupes américaines au terme d'une attaque spectaculaire sur la capitale.



«C'est arrivé après 8 heures du soir. Cela sonnait comme des détonations, très rapprochées, comme 'po po po'. Cela ne sonnait pas fort comme ce qui s'était passé auparavant [comme samedi avec des explosions, ndlr]», a expliqué à l'AFP sous le couvert de l'anonymat un habitant vivant à cinq pâtés de maisons du palais.
22:58
Près de 200 soldats américains sont intervenus à Caracas
Près de 200 soldats américains sont intervenus à Caracas dans la nuit de vendredi à samedi pour capturer Nicolas Maduro, a affirmé lundi le ministre américain de la Défense Pete Hegseth.

L'opération américaine, très critiquée à l'étranger, a été menée en quelques heures avec plus de 150 appareils au milieu de la nuit dans la capitale du Venezuela.

«Près de 200 de nos plus grands Américains sont allés dans le centre de Caracas» lors de l'assaut qui a mené à la capture du président du pays, a déclaré lundi Pete Hegseth lors d'un discours. Aucun d'entre eux n'est mort, a-t-il répété.

Trente-deux membres des services de sécurité cubains ont été tués lors de l'assaut américain, a pour sa part affirmé La Havane, alliée de Caracas.
22:56
Des milliers de partisans de Maduro manifestent à Caracas
Des milliers de partisans du président vénézuélien déchu Nicolas Maduro manifestent à Caracas pour sa libération, ont constaté lundi des journalistes de l'AFP.

Organisée à l'appel du pouvoir, la manifestation se déroule en parallèle à l'investiture de la présidente par intérim Delcy Rodriguez et alors que M. Maduro, emmené de force samedi par les Américains, a plaidé non-coupable devant la justice des Etats-Unis.

Les manifestants ont scandé le slogan «Maduro, tiens bon, le Venezuela se soulève!», qui rime en espagnol (Aguante/Levante). «Trump-Marco Rubio, maudits assassins et kidnappeurs. Où se trouve réellement la vraie justice aux Etats-Unis?», pouvait-on lire sur une pancarte.

Des manifestants brandissaient notamment des jouets à l'effigie de Maduro et de Cilia Flores, la Première dame également emmenée de force aux Etats-Unis lors de l'opération samedi. Sur la scène, l'un des organisateurs annonce ce que Maduro a déclaré au tribunal à New York: «Je ne suis pas coupable, je suis un homme honnête, je reste le Président du Venezuela.»
19:14
Le président de l'Assemblée nationale promet de faire revenir Maduro
Le président de l'Assemblée nationale vénézuélienne Jorge Rodiguez, réélu lundi, a promis d'utiliser «toutes les procédures» possibles pour obtenir le retour au Venezuela du président déchu Nicolas Maduro, capturé par les Etats-Unis.

«Ma fonction principale dans les jours à venir (...) en tant que président de cette Assemblée nationale sera de recourir à toutes les procédures, à toutes les tribunes et à tous les espaces pour réussir à ramener Nicolas Maduro Moros, mon frère, mon président», a déclaré Rodriguez, lors de son discours à l'occasion de la première session de l'Assemblée nationale issue des législatives de mai 2025, boycottées par une grande partie de l'opposition.
19:11
Maduro reste en prison à New York, prochaine audience le 17 mars
Le président vénézuélien déchu Nicolas Maduro va rester incarcéré à New York et comparaîtra à nouveau le 17 mars, a ordonné lundi le juge Alvin Hellerstein, qui conduisait l'audience à New York.

Capturé samedi à Caracas par l'armée américaine, il a plaidé non coupable des quatre chefs d'accusation retenus contre lui, principalement pour trafic de drogue.
18:26
Erdogan à Trump: «Le Venezuela ne doit pas sombrer dans le chaos ou l'instabilité»
Le président turc Recep Tayyip Erdogan, proche du président vénézuélien Nicolas Maduro, a prévenu lundi Donald Trump que «le Venezuela ne doit pas sombrer dans le chaos ou l'instabilité».

«Toute atteinte à la souveraineté du peuple et toute violation du droit international engendreront de graves complications au sein de l'ordre international, et non l'état de droit» a déclaré M. Erdogan à son homologue américain, lors d'un entretien téléphonique, soulignant que "«le Venezuela ne doit pas sombrer dans le chaos ou l'instabilité».
18:20
Maduro plaide non coupable devant un tribunal de New York
Le président vénézuélien déchu Nicolas Maduro a plaidé lundi non coupable devant un tribunal de New York, où il est poursuivi principalement pour trafic de drogue.

«Je suis toujours le président de mon pays», a déclaré Nicolas Maduro, cité par les médias américains, affirmant avoir été capturé et être innocent. «Je suis innocent, je ne suis pas coupable», a-t-il dit, selon la même source.
18:05
Le fils de Maduro, député, apporte son soutien inconditionnel à la présidente par intérim
Le fils du président vénézuélien déchu Nicolas Maduro, Nicolas Maduro Guerra, dit «Nicolasito» (petit Nicolas), député réélu, a apporté lundi son «soutien inconditionnel» à la présidente par intérim Delcy Rodriguez, tout en assurant que son père et sa belle-mère, la première Dame Cilia Flores, «reviendront».

«A toi, Delcy Eloina (Rodriguez), tout mon soutien inconditionnel pour la tâche si difficile qui t'incombe. Compte sur moi, compte sur ma famille!», a-t-il lancé, ajoutant avec des tremolos dans la voix: «La patrie est entre de bonnes mains, papa!»

«Plus tôt que tard ils seront avec nous, grâce à toute la lutte du peuple mobilisé à l'intérieur et à l'extérieur du pays, ils reviendront!», a-t-il encore dit lors d'un discours en ouverture de la première session de la nouvelle Assemblée nationale issue des législatives de mai, boycottées par une grande partie de l'opposition.
17:20
«Allez, Nico!», scandent les députés en soutien à Maduro
De nombreux députés vénézuéliens ont scandé lundi «Allez Nico», en soutien au président déchu Nicolas Maduro, emmené de force par les Etats-Unis, lors de la première session de la nouvelle Assemblée nationale, issue des législatives de mai. Le scrutin avait été boycotté par une grande partie de l'opposition.

Le pouvoir avait obtenu 256 des 286 sièges, seuls quelques opposants ayant participé aux élections. «Vamos Nico» était un des slogans habituels de la campagne présidentielle de Nicolas Maduro, présenté lundi devant la justice américaine.
15:08
Le président colombien Petro se dit prêt à «reprendre les armes» face aux menaces de Trump
Le président colombien Gustavo Petro, ancien guérillero, a déclaré lundi qu'il allait «reprendre les armes», en réponse aux menaces de son homologue américain Donald Trump, sur fond de tension croissante entre les deux pays après l'opération militaire américaine au Venezuela.


Gustavo Petro.

«J'avais juré de ne plus toucher à une arme depuis l'accord de paix de 1989 mais pour la patrie je reprendrai les armes», a écrit le président colombien de gauche sur X.

Donald Trump a déclaré, dimanche à bord d'Air Force One, qu'une opération en Colombie similaire à celle menée au Venezuela lui paraissait «une bonne idée» et a accusé Gustavo Petro de trafic de drogue vers les Etats-Unis, avertissant qu'il "ne le ferait plus très longtemps".
14:35
Maduro est arrivé au tribunal de New York pour sa première comparution après sa capture
comparaître devant un tribunal de New York, deux jours après avoir été enlevé à Caracas lors d’une opération militaire américaine choc qui ouvre au projet de Washington de contrôler ce pays riche en pétrole.

Détenu à Brooklyn depuis samedi soir, il doit répondre de quatre chefs d'accusation de trafic de drogue ainsi que de détention d'armes automatiques.



Lundi matin, les images diffusées par les médias américains ont montré Nicolas Maduro, 63 ans, menotté et escorté par plusieurs agents des forces de l'ordre lourdement armés. Sa comparution est prévue à partir de midi (17H00 GMT).
12:43
Le Conseil fédéral bloque les éventuels avoirs de Nicolas Maduro
Le Conseil fédéral a décidé lundi de bloquer avec effet immédiat les éventuels avoirs en Suisse du président vénézuélien déchu Nicolas Maduro et d’autres personnes qui lui sont liées. Il entend ainsi éviter que des avoirs acquis de manière illicite quittent la Suisse.

Si des procédures judiciaires viennent à révéler que ces fonds sont d’origine illégale, la Suisse veillera à ce qu’ils soient restitués au profit de la population vénézuélienne, indique lundi le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE).

Aucun membre du gouvernement vénézuélien en place n’est concerné par cette mesure, précise-t-il. Le blocage des avoirs complète les sanctions imposées au Venezuela depuis 2018.
12:10
Macron affirme que la France «n'approuve pas» la «méthode» pour renverser Maduro
Emmanuel Macron a affirmé lundi en Conseil des ministres que la «méthode utilisée» par les Etats-Unis pour capturer le président vénézuélien, Nicolas Maduro, n'était «ni soutenue ni approuvée» par la France, a rapporté la porte-parole du gouvernement.

«Nous défendons le droit international et la liberté des peuples», a déclaré le président de la République, selon le compte-rendu de Maud Bregeon devant la presse.

Le chef de l'Etat a aussi dit que Nicolas Maduro était «un dictateur» et que son départ était «une bonne nouvelle pour les Vénézuéliens». «Il a confisqué la liberté de son peuple et volé les élections de 2024», a-t-il insisté.
12:05
«Ca suffit maintenant», réagit le premier ministre groenlandais
«Ca suffit maintenant», a réagi le premier ministre groenlandais dans la nuit de dimanche à lundi après les menaces réitérées du président américain Donald Trump de «s'occuper» de l'île arctique pour l'annexer.

«Plus de pression. Plus de sous-entendus. Plus de fantasmes d'annexion. Nous sommes ouverts au dialogue. Nous sommes ouverts aux discussions. Mais cela doit se faire par les bons canaux et dans le respect du droit international», a écrit sur Facebook Jens Frederik Nielssen.

Interrogé par le magazine américain The Atlantic sur les implications pour le Groenland de l'opération militaire menée par les forces spéciales américaines au Venezuela, Donald Trump venait de déclarer que c'était à ses partenaires de les évaluer : «Ils vont devoir se faire leur propre opinion. Je ne sais vraiment pas».
12:05
Les cours des métaux précieux s'envolent
L'or et l'argent étaient très recherchés lundi, l'enlèvement du président vénézuélien Nicolas Maduro par les Etats-Unis incitant les investisseurs à se tourner davantage vers les valeurs refuges.

Vers 10h40, l'or prenait 2,3% à 4431,30 dollars l'once, dopé par l'exacerbation des risques géopolitiques suite à l'attaque américaine contre le Venezuela durant le week-end.
12:05
Le pétrole se contracte après l'ingérence US au Venezuela
Les prix du pétrole empruntaient lundi le chemin de la cave. L'or noir était tiraillé entre la décision de l'Organisation élargie des pays exportateurs de pétrole (Opep+) de maintenir inchangés leurs quotas de production et les incertitudes sur l'exploitation des capacités vénézuéliennes après l'enlèvement du président Maduro par les Etats-Unis.
5:51
Trump assure que les Etats-Unis dirigent le Venezuela
Donald Trump a affirmé que les Etats-Unis étaient «aux commandes» du Venezuela après la capture du président Nicolas Maduro, qui doit être présenté lundi à un tribunal à New York pour se voir signifier des accusations de trafic de drogue.

Sommée de se conformer aux volontés de Washington, Delcy Rodriguez, nommée dirigeante par intérim à l'issue de la spectaculaire opération d'exfiltration menée samedi matin, a affiché sa volonté de coopérer avec Washington dans le cadre de relations «équilibrées et respectueuses (...) fondées sur l'égalité souveraine et la non-ingérence». «Nous invitons le gouvernement américain à travailler conjointement à un agenda de coopération, axé sur un développement partagé dans le cadre du droit international afin de renforcer une coexistence communautaire durable», a-t-elle ajouté après avoir réuni son premier conseil des ministres.



Celle qui était la vice-présidente de Nicolas Maduro montre ainsi un premier signe d'ouverture envers Donald Trump qui ne cache pas ses intentions de diriger la transition et ses ambitions pour les immenses ressources pétrolières. «On a affaire à des gens qui viennent d'être investis. Ne me demandez pas qui est aux commandes, car je vous donnerai une réponse qui sera très controversée», a tranché le président américain dimanche soir à bord de son avion Air Force One. Avant de préciser, face à l'insistance des journaliste : «Cela signifie que nous sommes aux commandes.»

Donald Trump aussi a mis en garde Delcy Rodriguez: «si elle ne fait pas ce qu'il faut», elle subira un sort pire que celui réservé au président déchu.
5:50
Capture de Maduro: 32 Cubains tués selon La Havane
Le gouvernement cubain a indiqué dimanche que 32 de ses ressortissants avaient été tués «au cours des combats» lors de l'opération militaire américaine. Dans le même temps, Donald Trump a affirmé aux journalistes à bord d'Air Force One que «beaucoup de Cubains» ont perdu la vie, ajoutant qu'il y avait «malheureusement beaucoup de morts dans l'autre camp».
5:48
Hermétisme des autorités quant au bilan de l'attaque
Les hôpitaux au Venezuela ont refusé dimanche de fournir toute information sur les morts et les blessés lors de l'attaque américaine qui a conduit à la capture du président Nicolas Maduro samedi. «Nous avons ordre de ne pas fournir d'informations» : c'est la réponse donnée à l'AFP dimanche au principal hôpital militaire du pays. L'AFP s'est rendue dans sept centres médicaux de Caracas sans pouvoir y entrer ni accéder aux données, tandis que circulaient des rapports officieux faisant état de dizaines de décès.

Une organisation regroupant des médecins au Venezuela a fait état auprès de l'AFP d'environ 70 morts et 90 blessés. Une source militaire anonyme a indiqué à l'AFP qu'il y avait au moins quinze tués.
Le quotidien New York Times parle lui de 80 décès, citant une source au sein du gouvernement, tandis qu'un journaliste vénézuélien a publié une liste de 18 noms de militaires tués, selon lui et membres du corps de sécurité de Maduro. Les autorités n'ont pas encore fourni de bilan officiel. L'AFP a demandé à trois reprises au gouvernement les chiffres, sans recevoir pour l'instant de réponse.
5:47
La capture de Maduro: un «pas important mais pas suffisant»
Edmundo Gonzalez Urrutia, vainqueur de la présidentielle de 2024 au Venezuela selon l'opposition, a estimé dimanche que la capture du président Nicolas Maduro était un «pas important mais pas suffisant» vers la «normalisation» du pays. «Ce moment constitue un pas important, mais pas suffisant. La normalisation réelle du pays ne sera possible que lorsque tous les Vénézuéliens privés de liberté pour des raisons politiques (...) seront libérés et que la volonté majoritaire exprimée par le peuple vénézuélien le 28 juillet sera respectée, sans ambiguïté», a-t-il dit dans une vidéo depuis son exil en Espagne.

«Aujourd'hui, celui qui a usurpé le pouvoir n'est plus dans le pays et fait face à la justice. Ce fait instaure un nouveau scénario politique, mais ne remplace pas les tâches fondamentales qui nous attendent encore», souligne-t-il, insistant: «Aucune transition démocratique n'est possible tant qu'un seul Vénézuélien est injustement emprisonné».



Gonzalez Urrutia, qui se considère président élu du Venezuela, a une nouvelle fois adressé un appel à l'armée lui demandant «de respecter et de faire respecter le mandat souverain exprimé le 28 juillet 2024. En tant que Commandant en chef, je vous rappelle que votre loyauté va à la Constitution, au peuple et à la République».
21:55
Le fils de Maduro appelle ses partisans à descendre dans la rue
Le fils député de Nicolas Maduro a appelé dimanche ses partisans à se mobiliser et à descendre dans la rue, après sa capture par les Etats-Unis.

«Vous nous verrez dans la rue, vous nous verrez aux côtés de ce peuple, vous nous verrez brandir les drapeaux de la dignité», a-t-il déclaré dans un message audio diffusé sur les réseaux sociaux. Son équipe a confirmé l'authenticité de cette déclaration.

«Ils veulent nous voir faibles, ils ne nous verront pas faibles», a ajouté celui qui figure, comme son père et sa belle-mère, parmi les six personnes accusées de «narcoterrorisme» par la justice américaine.
20:31
Trump menace la nouvelle dirigeante
Donald Trump a menacé dimanche la dirigeante par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez d'un sort pire que celui réservé à Nicolas Maduro. Le président déchu a été capturé et exfiltré la veille par les forces américaines pour être traduit en justice à New York.



«Si elle ne fait pas ce qu'il faut, elle va payer un prix très cher, probablement plus élevé que Maduro», a déclaré le président américain au journal The Atlantic. La Cour suprême de son pays a confié à la vice-présidente le pouvoir par intérim. «Le pays est totalement en faillite. Ce pays est une catastrophe dans tous les domaines».

Commentant cette opération minutieusement préparée, Donald Trump avait déclaré samedi que les Etats-Unis allaient désormais «diriger» le pays de 30 millions d'habitants, ajoutant qu'il serait prêt à y dépêcher des troupes au sol et y lancer une «seconde vague» d'attaques.

«Prendre les bonnes décisions»
Mais son chef de la diplomatie Marco Rubio s'est employé dimanche à tempérer ces propos, soulignant que Washington comptait sur Delcy Rodriguez et d'autres dirigeants en place pour satisfaire aux exigences américaines.

«S'ils ne prennent pas de bonnes décisions, les Etats-Unis conserveront de nombreux leviers d'influence pour garantir la protection de nos intérêts, notamment l'embargo pétrolier. Nous allons donc juger, à l'avenir, nous allons juger tout ce qu'ils font», a-t-il averti.
18:11
L'armée reconnaît Delcy Rodriguez présidente par intérim
L'armée vénézuélienne a reconnu dimanche la vice-présidente Delcy Rodriguez comme présidente par intérim du pays. C'est ce qu'a annoncé le ministre de la Défense, le général Vladimir Padrino Loez.

Lisant un communiqué, le général a cité la décision de la Cour suprême ordonnant à Rodriguez d'assumer le pouvoir pendant 90 jours. Réclamant la libération de Maduro, il a également dénoncé l'assassinat de «sang-froid» d'une partie de son équipe de protection.
16:50
Manifestations anti-américaines à travers l'Europe
Un millier de manifestants se sont retrouvés dimanche devant l'ambassade des Etats-Unis à Madrid. Ils ont dénoncé une «agression impérialiste», après l'enlèvement de Nicolas Maduro au cours d'une opération militaire américaine.

Les participants ont brandi de nombreuses pancartes montrant notamment Donald Trump avalant goulûment un bidon de pétrole aux couleurs du drapeau vénézuélien, une autre clamant «Trump agresseur».

Plusieurs drapeaux de la formation d'extrême gauche espagnole Podemos ou du Parti communiste espagnol étaient également visibles devant l'ambassade, en plein coeur de Madrid.



Plusieurs centaines de personnes ont aussi manifesté dimanche à la mi-journée devant le consulat des Etats-Unis à Amsterdam, la capitale des Pays-Bas.
Ils répondaient à l'appel de plusieurs organisations des mouvances pacifiste et «antifa».

En Suisse, quelque 200 ont notamment manifesté à Berne dimanche et quelques dizaines à Genève la veille.
16:17
Alain Berset appelle à une transition pacifique
Le secrétaire général du Conseil de l'Europe, Alain Berset appelle à une transition pacifique et démocratique au Venezuela. Celle-ci doit respecter la volonté du peuple, a-t-il ajouté.

La démocratie ne peut s'imposer que si elle est reconquise par les Vénézuéliens eux-mêmes dans le cadre d'un processus politique impliquant toutes les forces en présence, par le biais d'élections crédibles et du rétablissement d'institutions démocratiques jouissant de la confiance de l'opinion publique, peut-on lire dans un communiqué d'Alain Berset publié dimanche depuis le siège du Conseil de l'Europe à Strasbourg.

Toujours selon le Fribourgeois, la situation au Venezuela ne peut pas être réduite à un choix entre condamnation et soutien, mais révèle un changement profond dans un ordre mondial émergeant où la violence est normalisée et le droit utilisé comme une arme.
14:44
La Confédération déconseille les voyages
Le département fédéral des Affaires étrangères (DFAE) a émis dimanche un avertissement aux voyageurs pour l'ensemble du Venezuela. La situation est très tendue et son évolution incertaine après l'attaque américaine de samedi. Tout voyage vers ce pays est donc fortement déconseillé.

La sécurité ne peut pas être complètement garantie, indique le DFAE sur son site. Caracas a décrété l'«estado de conmoción interior o exterior», qui autorise notamment l'Etat à contrôler les services publics et à fermer les frontières.

Ainsi, les liaisons aériennes ne sont plus assurées. Il pourrait aussi y avoir des pénuries. Les connexions téléphoniques et internet peuvent connaître des défaillances. Le DFAE fait aussi état de possibles manifestations violentes, de dégâts matériels et de pillages. Les voyageurs étrangers courent le risque d'être arrêtés, interrogés, voire détenus.

Si la situation sécuritaire venait à s'aggraver, la Suisse ne pourrait plus fournir que des services limités, voire pas de service du tout, à ses ressortissants qui décideraient de voyager au Venezuela. Les citoyens helvétiques déjà présents dans le pays sont appelés à éviter les manifestations et les grands rassemblements, mais aussi à suivre les directives des autorités locales.
13:10
Israël soutient l'action "déterminée" des Etats-Unis au Venezuela
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a exprimé dimanche "le soutien" de son gouvernement à "la décision résolue et l'action déterminée des Etats-Unis" au Venezuela, lors d'un conseil des ministres.

"En Amérique latine, (...) plusieurs pays reviennent dans l'orbite américaine et (...) renouent leurs liens avec l'Etat d'Israël. Nous nous en réjouissons, nous félicitons le président (Donald) Trump (...) et saluons également les forces armées américaines qui ont mené une opération parfaite", a-t-il ajouté.
12:34
Le pape déclare que le bien-être des Vénézuéliens doit prévaloir
Le pape Léon XIV a déclaré dimanche que le bien-être des Vénézuéliens devait prévaloir après la capture du président Nicolas Maduro emmené aux Etats-Unis lors d'une opération américaine, et a appelé à "garantir la souveraineté du pays".

"Le bien-être du cher peuple vénézuélien doit prévaloir sur toute autre considération et conduire à surmonter la violence et à s'engager sur des chemins de justice et de paix, en garantissant la souveraineté du pays", a déclaré le pape de nationalité américaine après la prière de l'Angélus sur la place Saint-Pierre de Rome.
12:10
La Corée du Nord dénonce la capture de Maduro comme une "grave atteinte à la souveraineté" du Venezuela
La Corée du Nord a dénoncé dimanche la capture par les Etats-Unis du président vénézuélien, Nicolas Maduro, comme une "grave atteinte à la souveraineté", selon les médias d'Etat.

Le ministère des Affaires étrangères "condamne fermement l'acte d'hégémonie commis par les Etats-Unis au Venezuela", a déclaré un porte-parole du ministère dans un communiqué publié par l'agence officielle KCNA, évoquant "un exemple qui confirme une nouvelle fois le caractère voyou et brutal des Etats-Unis".

La Corée du Nord a tiré dimanche plusieurs missiles balistiques présumés, son premier lancement de l'année, au lendemain de la capture du président vénézuélien, selon un scénario envisagé depuis longtemps par Washington contre les dirigeants nord-coréens, d'après Pyongyang.
10:53
Maduro en prison aux Etats-Unis, qui veulent "diriger" la transition au Venezuela
Le président vénézuélien déchu, Nicolas Maduro, est incarcéré dimanche dans une prison de New York après sa capture spectaculaire et controversée par les Etats-Unis, qui veulent "diriger" la transition au Venezuela et exploiter ses vastes réserves de pétrole.

Le Conseil de sécurité de l'ONU doit se réunir lundi matin à la demande du Venezuela, deux jours après l'opération militaire américaine à Caracas qui a évincé le président socialiste autoritaire. Ce raid laisse le pays latino-américain sans gouvernement et sa légalité a été mise en cause par de nombreuses capitales.

Nicolas Maduro doit comparaître à une date indéterminée devant un juge de New York, pour répondre notamment de "narcoterrorisme" et importation de cocaïne aux Etats-Unis.

Nicolas Maduro, 63 ans, et son épouse Cilia Flores, 69 ans, ont été capturés dans la nuit de vendredi à samedi par les forces américaines après des frappes sur Caracas et ses environs, et des mois de pression militaire des Etats-Unis en mer des Caraïbes.

Des images de l'AFP ont montré tard samedi le dirigeant vénézuélien sortant d'un avion sous escorte dans un aéroport du nord de New York, puis son arrivée à Manhattan par hélicoptère.

La Maison-Blanche a par la suite diffusé une vidéo de M. Maduro, menotté et en sandales, escorté par des agents dans les locaux de la Drug Enforcement Administration (DEA), l'agence fédérale antidrogue. Il a ensuite été conduit dans une prison fédérale du quartier de Brooklyn.

Malgré la réussite du raid militaire américain -- un pari risqué pour Donald Trump qui a suivi l'opération en direct "comme un show télévisé" -- l'avenir immédiat du pays de 30 millions d'habitants reste incertain.
8:41
La Chine appelle les Etats-Unis à "libérer immédiatement" Maduro
La Chine a appelé dimanche les Etats-Unis à la libération immédiate du président vénézuélien, Nicolas Maduro, incarcéré samedi à New York après avoir été capturé lors d'une opération militaire dans la nuit de vendredi à samedi.

"La Chine appelle les Etats-Unis à garantir la sécurité personnelle du président Nicolas Maduro et de son épouse, à les libérer immédiatement et à cesser de chercher à renverser le gouvernement du Venezuela", a réagi le ministère chinois des Affaires étrangères dans un communiqué, qualifiant l'opération de "violation flagrante du droit international".
8:03
Les compagnies pétrolières américaines vont s'implanter au Venezuela, dit Trump
Donald Trump a déclaré samedi qu'il autoriserait les compagnies pétrolières américaines à se rendre au Venezuela pour exploiter ses réserves de brut, ajoutant que l'embargo américain sur le pétrole vénézuélien restait en vigueur après l'opération militaire contre le président Nicolas Maduro.

"Nos très grandes compagnies pétrolières américaines, les plus importantes au monde, vont se rendre sur place, dépenser des milliards de dollars, réparer les infrastructures gravement endommagées (...) et commencer à générer des revenus pour le pays", a dit le président américain lors d'une conférence de presse en Floride.

"L'embargo sur tout le pétrole vénézuélien reste pleinement en vigueur", a-t-il aussi souligné.
7:21
La Colombie renforce sa frontière avec le Venezuela
La Colombie a mobilisé samedi des chars d'assaut et des soldats habituellement déployés contre la guérilla pour garder sa frontière avec le Venezuela, pays où les Etats-Unis ont capturé le président Nicolas Maduro.

Sur ordre du président colombien Gustavo Petro, des troupes ont convergé vers les principaux points de passage avec le Venezuela, par crainte de migrations de masse ou que des bandes criminelles ne profitent du désordre.

Après des mois de fortes tensions et de pression militaire en mer des Caraïbes, Washington a frappé Caracas et ses environs dans la nuit de vendredi à samedi, capturé puis conduit en territoire américain Nicolas Maduro, où il doit répondre de plusieurs accusations, dont de "narcoterrorisme".
7:16
Les compagnies aériennes américaines à nouveau autorisées à survoler les Caraïbes
Les compagnies aériennes américaines sont à nouveau autorisées à survoler les Caraïbes, après en avoir été empêchées en raison de l'intervention militaire des Etats-Unis au Venezuela, a annoncé le ministre américain des Transports, Sean Duffy, dans la nuit de samedi à dimanche.

"Les restrictions initiales concernant l'espace aérien des Caraïbes expirent à minuit heure de l'Est (05H00 GMT dimanche, NDLR) et les vols peuvent reprendre", a écrit M. Duffy sur X.

Le régulateur américain de l'aviation (FAA) avait "interdit" samedi aux compagnies aériennes immatriculées aux Etats-Unis d'opérer dans l'ensemble de l'espace aérien des Caraïbes, "en raison des risques sécuritaires (...) liés à l'activité militaire en cours".

Les forces armées américaines ont attaqué le Venezuela dans la nuit de vendredi à samedi et capturé le président Nicolas Maduro, qui a été conduit aux Etats-Unis et incarcéré.
7:14
Venezuela: la vice-présidente exercera par intérim
Le Cour suprême du Venezuela a ordonné samedi à la vice-présidente Delcy Rodriguez d'assurer l'intérim du pouvoir, après la capture par les Etats-Unis du président Nicolas Maduro.

La chambre constitutionnelle de la Cour a statué «que Rodriguez assume et exerce en tant que responsable toutes les attributions, devoirs et pouvoirs inhérents à la fonction de présidente de la République bolivarienne du Venezuela afin de garantir la continuité administrative et la défense intégrale de la nation».

Les juges n'ont pour le moment pas déclaré M. Maduro définitivement absent, ce qui aurait entraîné la convocation d'élections anticipées dans les 30 jours.
7:10
Le président vénézuélien Maduro est arrivé sur le sol américain
Le président vénézuélien Nicolas Maduro a atterri samedi sur le sol américain et a été conduit à New York, où il doit être formellement inculpé pour trafic de drogue

Arrivé à l'aéroport Stewart International au nord de la ville, dans un avion affrété par le ministère de la Justice, le chef de l'Etat a été ensuite transporté par hélicoptère à Manhattan, où l'attendait un important convoi policier, selon des images de l'AFP.

Il devait ensuite rejoindre des locaux de l'agence antidrogue américaine (DEA) puis une prison de Brooklyn, le Metropolitan Detention Center, selon plusieurs médias américains.

C'est dans cette même maison d'arrêt qu'était récemment détenu durant tout son procès le rappeur P. Diddy.

Le président vénézuélien doit comparaître à une date indéterminée devant un juge de New York, pour répondre notamment de «narcoterrorisme» et importation de cocaïne aux Etats-Unis.
23:08
A la "petite Caracas", en Floride, des centaines de Vénézuéliens célèbrent la chute de Maduro
Des centaines de Vénézuéliens se sont réunis samedi, à Doral, en Floride, pour célébrer la nouvelle qu'ils attendaient depuis des années: la chute du président Nicolas Maduro, dont la capture a été annoncée dans la nuit par Donald Trump.

Fous de joie, ils espèrent à présent un avenir prospère pour le Venezuela, après une longue crise politique et économique.

Dès l'aube, une foule s'est massée devant l'Arepazo, un restaurant populaire à Doral, près de Miami, surnommée "la petite Caracas", où plus de 40% des habitants sont d'origine vénézuélienne.

"Nous nous sommes réveillés en apprenant que quelqu'un avait enfin rendu justice, ça nous a remplis de bonheur", dit Douglas Zarzalejo à l'AFP, un Vénézuélien de 55 ans qui réside en Floride (sud-est) depuis 11 ans. "Le rétablissement de notre pays a commencé".

"Trump restera dans l'histoire comme le premier président à avoir enfin tenu tête à ces types corrompus qui avaient pris notre pays en otage", ajoute-t-il.

Beaucoup sont enveloppés dans des drapeaux vénézuéliens. D'autres chantent et s'embrassent après l’enlèvement par les Etats-Unis de l’homme qu’ils jugent en grande partie responsable de tous les maux du Venezuela.

Certains louent Donald Trump pour la capture de Nicolas Maduro lors d'une opération à Caracas et son transfert vers New York, où il sera jugé pour "narcoterrorisme".

Parmi eux, un jeune homme brandit une banderole sur laquelle on peut lire "Trump was right about everything" (Trump avait raison sur tout), un message popularisé par le président américain.

Devant l'Arepazo, Liz Vivas pleure à l'évocation de son mari, Wilmer Muñoz, un fonctionnaire vénézuélien critique du gouvernement Maduro, qui, explique-t-elle, a disparu en juillet 2018.

"Je n'ai pas pu l'enterrer, je n'ai pas pu le voir", dit cette femme de 39 ans, ajoutant avoir le sentiment que "justice a été faite" avec la "chute de Maduro".

22:21
A travers le monde, des Vénézuéliens en exil saluent la chute de Maduro
Des milliers de Vénézuéliens exilés, sur les huit millions qui ont fui leur pays en proie à un régime sévère et une crise économique sans fin, se sont rassemblés samedi dans plusieurs villes du monde pour célébrer la chute du désormais ex-président Nicolas Maduro.

Ils étaient des milliers dans la capitale chilienne, Santiago, agitant joyeusement le drapeau vénézuélien, beaucoup arborant les couleurs nationales jaune, bleu et rouge.

"Enfin nous allons avoir un pays libre. Enfin nous allons pouvoir rentrer chez nous", a dit à l'AFP Yurimar Rojas, vendeur ambulant, peinant à se faire entendre dans la foule en liesse.

"C'est formidable pour nous", s'est réjoui Yasmery Gallardo, 61 ans, qui a prévu de repartir après huit ans au Chili: "Je planifie déjà mon voyage... J'ai hâte de retrouver mon pays !".

Les Vénézuéliens au Chili ont été pointés du doigt par le président élu d'extrême droite José Antonio Kast, promettant lors de la campagne d'expulser près de 340.000 migrants sans papiers qu'il rend responsables de la hausse perçue de la criminalité.

A Miami, des milliers se sont réunis, chantant et embrassant le drapeau vénézuélien, une foule d'où fusaient des "Merci, Trump!". "Aujourd'hui, 3 janvier, les rêves des Vénézuéliens de l'étranger sont enfin réalisés", a dit à l'AFP Ana Gonzalez.

Anabela Ramos a expliqué attendre "ce moment depuis 27 ans, et maintenant c'est enfin arrivé, c’est enfin arrivé !', répète-t-elle presque incrédule.

En Espagne, où vivent environ 400 000 Vénézuéliens, des milliers se sont retrouvés à Madrid. "Il est parti, il est parti !", et "Il est tombé, il est tombé !" ont-ils scandé, beaucoup le drapeau vénézuélien noué autour du cou.

"Enfin nous sortons de cette dictature !" a lancé Pedro Marcano, 47 ans, qui dit vouloir rentrer au pays après 11 années d'exil. Mais avant, "il faudra que les choses soient un peu plus claires", tempère-t-il.


22:16
Réunion du Conseil de sécurité de l'ONU lundi (présidence)
Le Conseil de sécurité de l'ONU se réunira lundi matin pour discuter de l'opération américaine de capture du président vénézuélien Nicolas Maduro à Caracas, a indiqué samedi à l'AFP la présidence somalienne du Conseil.

La réunion d'urgence, qui est prévue à 10H00 (15H00 GMT) a été demandée par le Venezuela, requête relayée par la Colombie qui vient d'entrer au Conseil de sécurité, ont précisé des sources diplomatiques.
22:15
Le plan américain pour le Venezuela: prendre le pétrole et écarter un leader d'opposition
Après que les Etats-Unis ont chassé le président vénézuélien du pouvoir, qui va diriger le pays? A en croire Donald Trump, sa propre administration, avec la vice-présidente de ce pays sud-américain, et non pas l'opposition démocratique.

Le président américain a aussi été très clair sur le fait que les compagnies pétrolières américaines profiteraient de l'or noir du Venezuela, qui en détient les plus grandes réserves prouvées dans le monde.

Donald Trump, qui n'a eu de cesse de critiquer par le passé ce qu'il qualifiait d'échecs américains à gérer des nations, a prôné une mise sous tutelle, au moins temporaire, d'un pays de 30 millions d'habitants.

"Nous allons diriger le pays jusqu'à ce que nous puissions procéder à une transition sûre, appropriée et judicieuse", a déclaré le président dans une conférence presse en Floride.

Sans préciser comment il entendait s'y prendre dans une nation où l'ambassade américaine est fermée et où ne se trouvent a priori aucunes troupes américaines.
21:52
Les États-Unis utilisent l’énergie comme "moyen d’influence" (PDG de TotalEnergies)
Les États-Unis utilisent l’énergie comme "un moyen d’influence sur le reste du monde", a estimé Patrick Pouyanné, le patron de TotalEnergies, dans une interview à La Tribune Dimanche réalisée avant l’intervention américaine au Venezuela.

"Le basculement majeur de ces quinze dernières années (...) repose sur la mutation des États-Unis" d'un pays importateur de pétrole et de gaz en "gros producteur de pétrole mondial" et "en passe de devenir le plus gros producteur et exportateur de gaz naturel liquéfié", grâce au pétrole et au gaz de schiste, souligne-t-il dans cet entretien, mis en ligne samedi soir.

"Cette domination énergétique" a bouleversé l'économie mais aussi "l’ensemble des dynamiques internationales", réduisant notamment la dépendance des États-Unis envers le Moyen-Orient, analyse le PDG du groupe pétrolier français qui, comme les autres, fonde son activité sur l’analyse géopolitique mondiale.

Selon lui, "les États-Unis regardent le monde avec leurs lunettes. Leur monde. La Chine, le Pacifique, le Venezuela, l’Amérique du Sud…". "Ils ne souhaitent - ne peuvent - plus être 'les gendarmes du monde'".

Dans ce contexte, le problème "à court terme, c’est de savoir si nous Européens sommes capables de faire face à la Russie dans le conflit ukrainien".
21:50
Maduro "unique président" du Venezuela prêt à se "défendre"
La vice-présidente du Venezuela Delcy Rodriguez, première dans l'ordre de succession au pouvoir, a déclaré samedi que le gouvernement était prêt "à défendre le Venezuela" et que Nicolas Maduro était "l'unique président".

"Nous sommes prêts à défendre le Venezuela, nous sommes prêts à défendre nos ressources naturelles qui doivent servir au développement national", a déclaré Mme Rodriguez, à la tête d'un Conseil de défense. S'exprimant en direct à la télévision, Delcy Rodriguez a exigé "la libération immédiate du président Nicolas Maduro et de son épouse Cilia Flores. L'unique président du Venezuela, c'est le président Nicolas Maduro", a-t-elle dit.
21:47
Le chancelier allemand juge que Maduro a "conduit son pays à la ruine"
Le chancelier allemand Friedrich Merz a jugé samedi que le président vénézuélien Nicolas Maduro, capturé par Washington, avait "conduit son pays à la ruine".

Nicolsa Maduro a "joué un rôle problématique dans la région", notamment en "impliquant le Venezuela dans le trafic de drogue", a jugé M. Merz, rappelant que l'Allemagne n'a pas reconnu les dernières élections vénézuéliennes, "truquées".
21:43
Cuba appelle l'Amérique latine à «serrer les rangs» face aux USA
Le président de Cuba, Miguel Diaz-Canel, a appelé samedi les pays d'Amérique latine à «serrer les rangs» après l'opération militaire des Etats-Unis et l'«enlèvement» du président Nicolas Maduro au Venezuela, un allié de poids de La Havane.

«Peuples d'Amérique, serrons les rangs!», a lancé le président cubain lors d'une manifestation à La Havane, convoquée en toute hâte par le Parti communiste au pouvoir, pour dénoncer «l'agression militaire» de Washington contre le Venezuela.

Lors de la manifestation, organisée sur une place de la capitale dénommée «tribune anti-impérialiste» et située face à l'ambassade des États-Unis, le président cubain a condamné l'«attaque brutale et perfide» lancée par Washington et «l'inacceptable, vulgaire et barbare enlèvement» de Nicolas Maduro.

«Personne, un minimum informé, ne peut ignorer ni sous-estimer les graves implications de tels actes criminels pour la paix régionale et mondiale», a ajouté le président cubain devant plusieurs milliers de personnes, dont l'ambassadeur du Venezuela à La Havane, Orlando Maneiro.

«Un seul drapeau»
«Cuba et Venezuela, un seul drapeau!», «A bas l'impérialisme», ont scandé les manifestants, brandissant des drapeaux des deux pays.

«Nous n'avons pas peur, nous sommes prêts à faire face à tout ce qui sera nécessaire pour le Venezuela, pour Cuba», a déclaré à l'AFP Yamila Sarduy, 52 ans, une des participantes.
20:23
Macron appelle à une "transition démocratique" après la fin de la "dictature Maduro"
Emmanuel Macron a appelé samedi à une "transition pacifique" et "démocratique" au Venezuela, où le peuple ne peut que se "réjouir" d'être "débarrassé" de la "dictature Maduro" après l'attaque américaine qui a abouti à la capture du président.

"En confisquant le pouvoir et en piétinant les libertés fondamentales, Nicolas Maduro a porté une atteinte grave à la dignité de son propre peuple", a écrit sur X le président français.

Le chef de l'Etat plaide pour que la transition, "respectueuse de la volonté du peuple vénézuélien", soit assurée "au plus vite" par Edmundo Gonzalez Urrutia, candidat de l'opposition à la présidentielle 2024.
20:23
L’Espagne "ne reconnaîtra pas une intervention qui viole le droit international" (Premier ministre) mdm/dth
L’Espagne "ne reconnaîtra pas (...) une intervention qui viole le droit international", comme elle n'avait pas reconnu le régime de Nicolas Maduro, a déclaré sur X le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez après l'opération américaine au Venezuela.

Cette intervention américaine "pousse la région vers un horizon d'incertitude et de bellicisme", a ajouté le dirigeant socialiste, appelant à une transition "juste et dans le dialogue". Le ministère espagnol des Affaires étrangères avait proposé samedi matin de faire office de médiateur dans la crise pour "parvenir à une solution pacifique" dans la crise.
20:22
L'UE recommande aux compagnies aériennes européennes d'éviter l'espace aérien du Venezuela
L'agence européenne de sécurité aérienne (AESA) recommande samedi aux compagnies aériennes d'éviter de survoler le Venezuela visé plus tôt par des frappes américaines, estimant que la possible activation des systèmes de défense aérienne engendre "un risque élevé pour les vols civils".

"Compte tenu des frappes américaines et du niveau globalement élevé de tensions, le Venezuela est susceptible de maintenir des niveaux d'alerte renforcés pour ses forces aériennes et ses unités de défense aérienne (...), notamment au regard de la possibilité d’actions militaires ponctuelles supplémentaires. Par conséquent, le risque d’erreur de calcul et/ou de mauvaise identification est évalué comme élevé", détaille le bulletin de l'AESA.

Le régulateur américain de l'aviation (FAA) a lui "interdit" samedi aux compagnies aériennes immatriculées aux Etats-Unis d'opérer dans l'ensemble de l'espace aérien des Caraïbes, "en raison des risques sécuritaires (...) liés à l'activité militaire en cours".
19:42
Nouvel acte d'accusation de la justice américaine contre Maduro et son épouse
Le président vénézuélien Nicolas Maduro et son épouse Cilia Flores, emmenés de force par des militaires américains, sont visés par un nouvel acte d'accusation publié samedi pour "narcoterrorisme" et importation de cocaïne aux Etats-Unis.

Quelques heures après l'annonce de l'opération par le président Donald Trump, la ministre américaine de la Justice, Pam Bondi affirmait que le couple était inculpé pour ces faits devant un tribunal fédéral de New York.

Si les poursuites contre Nicolas Maduro et d'autres hauts responsables vénézuéliens dans cette procédure étaient connues depuis 2020, le nom de son épouse n'y apparaissait pas jusqu'à présent.

L'acte d'accusation révisé vise désormais six personnes, dont Nicolas Maduro, Cilia Flores et le ministre vénézuélien de l'Intérieur, Diosdado Cabello, considéré comme l'un des hommes les plus puissants du pays.

Ils sont notamment accusés de s'être alliés avec la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), que Washington considère comme "terroriste", ainsi qu'à des cartels criminels pour "acheminer des tonnes de cocaïne vers les Etats-Unis".

Nicolas Maduro et son épouse sont à bord d'un navire à destination de New York pour y être présentés à la justice, a indiqué Donald Trump sur Fox News.

Ils feront face "à toute la rigueur de la justice américaine, sur le sol américain, devant des tribunaux américains", a assuré Mme Bondi.

En août, le ministère de la Justice et le département d'Etat avaient annoncé doubler à 50 millions de dollars la prime pour l'arrestation de Nicolas Maduro et son ministre de l'Intérieur.

Le gouvernement de Nicolas Maduro dénonce de longue date une ingérence des Etats-Unis dans les affaires vénézuéliennes.
19:11
Trump affirme que la prix Nobel Machado n'a pas le soutien pour diriger le Venezuela
Donald Trump a affirmé samedi que la lauréate du prix Nobel de la paix et cheffe de l'opposition vénézuelienne, Maria Corina Machado ne "bénéficiait ni du soutien ni du respect" nécessaires pour gouverner son pays.

"Je pense qu'il lui serait très difficile d'être à la tête du pays. Elle ne bénéficie ni du soutien ni du respect au sein de son pays. C'est une femme très gentille, mais elle n'inspire pas le respect", a déclaré le président américain lors d'une conférence de presse en Floride, ajoutant que les Etats-Unis n'avaient pas eu de contact avec Mme Machado.


18:50
Les compagnies pétrolières américaines vont s'implanter au Venezuela
Donald Trump a déclaré samedi qu'il autoriserait les compagnies pétrolières américaines à se rendre au Venezuela pour exploiter ses réserves de brut, ajoutant que l'embargo américain sur le pétrole vénézuélien restait en vigueur après l'opération militaire contre le président Nicolas Maduro.

«Nos très grandes compagnies pétrolières américaines, les plus importantes au monde, vont se rendre sur place, dépenser des milliards de dollars, réparer les infrastructures gravement endommagées (...) et commencer à générer des revenus pour le pays», a dit le président américain lors d'une conférence de presse en Floride.

«L'embargo sur tout le pétrole vénézuélien reste pleinement en vigueur», a-t-il aussi souligné.

Les États-Unis ont mené dans la nuit de vendredi à samedi une série d'attaques aériennes sur le Venezuela, et le président américain a annoncé que ses forces avaient capturé et exfiltré son homologue vénézuélien, Nicolas Maduro.

Donald Trump accuse le président Maduro d'être à la tête d'un vaste réseau de narcotrafic, ce que l'intéressé dément, reprochant aux Etats-Unis de vouloir le renverser pour s'emparer des réserves de pétrole du pays, les plus grandes de la planète.
18:39
La vice-présidente vénézuélienne s'est dite prête à coopérer avec les Etats-Unis
La vice-présidente vénézuélienne s'est dite prête à coopérer avec les Etats-Unis, affirme Trump
18:32
Les Etats-Unis n'ont "pas peur" d'envoyer des troupes au sol au Venezuela, assure Trump
Les Etats-Unis n'ont "pas peur" d'envoyer des troupes au sol au Venezuela, a assuré samedi le président américain Donald après l'opération de capture de son homologue vénézuélien Nicolas Maduro

"Nous n'avons pas peur d'envoyer des troupes sur le terrain si besoin", a déclaré Donald Trump en réponse à une question sur la manière dont les Etats-Unis comptaient désormais gouverner le Venezuela. "Nous avions des troupes au sol à un très haut niveau la nuit dernière", a-t-il souligné.
18:28
Le président colombien devrait "faire gaffe à ses fesses"
Donald Trump a affirmé samedi que son homologue colombien, Gustavo Petro, devrait "faire gaffe à ses fesses", après la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro.

"Il possède des usines où il fabrique de la cocaïne. (...) Il fabrique de la cocaïne et l'expédie aux Etats-Unis, donc il doit vraiment faire gaffe à ses fesses", a-t-il ajouté à propos du président colombien mors d'une conférence de presse
18:24
Maduro et sa femme se sont "rendus sans résister"
Le président vénézuélien Nicolas Maduro et sa femme se sont "rendus sans résister" aux forces américaines, a déclaré le chef d'état-major américain, général Dan Caine, samedi lors d'une conférence de presse en Floride.

"Maduro et son épouse, tous deux inculpés, se sont rendus sans résister et ont été placés en détention par le ministère de la Justice, avec l'aide de notre incroyable armée américaine", a ajouté le haut gradé américain.
18:19
L'opération contre Maduro préparée "depuis des mois"
L'opération contre le président vénézuélien Nicolas Maduro a été préparée "depuis des mois" et a mobilisé plus de 150 avions, a révélé samedi le chef d'état-major américain, le général Dan Caine.

"Cette opération, baptisée Absolute Resolve (détermination absolue, NDLR) discrète, précise et menée pendant les heures d'obscurité maximale du 2 janvier, est le point culminant de mois de préparation et d'entraînement", a déclaré le général Caine lors d'une conférence de presse. Elle a mobilisé plus de 150 avions, a-t-il précisé.
18:16
Maduro et sa femme se sont "rendus sans résister"
Maduro et sa femme se sont "rendus sans résister", dit le chef d'état-major américain
18:14
Plus de 150 avions ont été utilisés
Plus de 150 avions ont été utilisés dans l'opération au Venezuela, dit le chef d'état-major américain
18:12
L'opération contre Maduro préparée "depuis des mois"
L'opération contre Maduro a été préparée "depuis des mois", révèle le chef d'état-major américain
18:05
Les compagnies pétrolières américaines vont s'implanter au Venezuela, dit Trump
Le président Donald Trump a déclaré samedi qu'il autoriserait les compagnies pétrolières américaines à se rendre au Venezuela pour exploiter les réserves massives de brut du pays, après l'opération des forces américaines contre le président Nicolas Maduro.

"Nos très grandes compagnies pétrolières américaines, les plus importantes au monde, vont se rendre sur place, dépenser des milliards de dollars, réparer les infrastructures gravement endommagées, les infrastructures pétrolières, et commencer à générer des revenus pour le pays", a dit le président américain lors d'une conférence de presse en Floride.
18:04
Les États-Unis «dirigeront» le Venezuela avant une transition
Le président Donald Trump a déclaré samedi que les États-Unis «dirigeraient» le Venezuela jusqu'à ce qu'une transition politique «sûre» puisse avoir lieu, après l'opération américaine de capture du président vénézuélien Nicolas Maduro.

«Nous allons diriger le pays jusqu'à ce que nous puissions procéder à une transition sûre, appropriée et judicieuse», a dit le président américain lors d'une conférence de presse en Floride, ajoutant que les Etats-Unis étaient prêts à lancer «une seconde attaque plus importante si besoin».
17:57
"Ce sont des heures décisives", estime Gonzalez Urrutia, candidat de l'opposition à la présidentielle de 2024
Le candidat de l'opposition vénézuélienne à la présidentielle 2024, Edmundo Gonzalez Urrutia, a déclaré samedi que le Venezuela vivait des "heures décisives" après l'attaque américaine qui a conduit à la capture du président Nicolas Maduro.

"Vénézuéliens, ce sont des heures décisives, sachez que nous sommes prêts pour la grande opération de reconstruction de notre nation", a déclaré M. Gonzalez Urrutia dans un message sur X. Peu auparavant, la cheffe de l’opposition et prix Nobel de la paix, Maria Corina Machado, avait indiqué dans un communiqué que M. Gonzalez Urrutia devait assumer "immédiatement" la présidence.
17:55
Caracas a été plongé dans l'obscurité pour l'opération contre Maduro, dit Trump
Caracas, la capitale du Venezuela, a été plongée dans l'obscurité pour permettre l'opération des forces américaines contre le président Nicolas Maduro, a révélé Donald Trump samedi lors d'une conférence de presse.

"Les lumières de Caracas ont été largement éteintes grâce à une certaine expertise que nous possédons", a déclaré le président américain.
17:43
Trump publie une photo de Maduro menotté, un masque sur les yeux
Donald Trump a publié samedi sur son réseau Truth social une photo de Nicolas Maduro menotté, un masque sur les yeux, déclarant que le président vénézuélien se trouve à bord du navire de guerre USS Iwo Jima.

Sur le cliché, Nicolas Maduro apparaît debout, menotté, vêtu d'un survêtement gris clair de la marque Nike, les oreilles recouvertes de ce qui semble être un casque antibruit et les yeux masqués.

Nicolas Maduro et sa femme sont en route pour New York, où ils doivent répondre d'accusations de narcotrafic, selon le président américain.
16:56
Réactions à l'attaque des Etats-Unis contre le Venezuela
Le Mexique a condamné samedi les bombardements des Etats-Unis sur le Venezuela, avertissant que toute «action militaire met gravement en péril la stabilité régionale».

«Le gouvernement du Mexique condamne et rejette avec la plus grande fermeté les actions militaires exécutées unilatéralement ces dernières heures par les forces armées des Etats-Unis d'Amérique contre des objectifs situés sur le territoire de la République bolivarienne du Venezuela», a déclaré le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

A l'inverse, les frappes américaines ont été saluées par un tonitruant «La liberté avance, vive la liberté, bordel !» du président argentin pro-Trump, Javier Milei.

La Colombie a annoncé le déploiement de troupes à sa frontière avec le Venezuela.
16:54
Gonzalez Urrutia doit "assumer" la présidence
Le candidat de l'opposition à la présidentielle Gonzalez Urrutia doit "assumer" la présidence (cheffe opposition Machado)
16:53
Meloni juge "légitime" l'"intervention défensive" des Etats-Unis au Venezuela
La Première ministre italienne Giorgia Meloni a estimé légitime l'opération militaire menée samedi au Venezuela par les Etats-Unis, la qualifiant "d'intervention défensive", tout en soulignant que la force militaire ne doit pas être utilisée pour obtenir des changements de régime.

"Conformément à la position de longue date de l'Italie, le gouvernement pense qu'une action militaire extérieure n'est pas la manière de mettre fin aux régimes totalitaires, mais considère dans le même temps légitime une intervention militaire défensive contre des attaques hybrides (...), ainsi que dans le cas d'entités alimentant et promouvant le trafic de drogue", déclare-t-elle dans un communiqué.
16:45
La Russie "exhorte" les Etats-Unis à libérer Maduro
Moscou a "exhorté" samedi les Etats-Unis à libérer le président vénézuélien Nicolas Maduro et son épouse après l'annonce par Washington de la capture du couple plus tôt dans la journée.

"Nous exhortons les autorités américaines à reconsidérer cette position et à libérer le président légalement élu d’un pays souverain ainsi que son épouse", a déclaré le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué.
16:44
LLes compagnies américaines interdites de survoler les Caraïbes
Le régulateur américain de l'aviation (FAA) a "interdit" samedi aux compagnies aériennes immatriculées aux Etats-Unis d'opérer dans l'espace aérien des Caraïbes, évoquant les dangers liés à l'activité militaire après les frappes américaines au Venezuela.

La FAA a émis "une interdiction" de vol au-dessus de plusieurs destinations dans la région "en raison des risques sécuritaires (...) liés à l'activité militaire en cours".
16:25
L'opération contrevient au droit international (Paris)
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a estimé samedi qu'«aucune solution politique durable ne saurait être imposée de l'extérieur», après la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro par les forces américaines lors d'une opération qui «contrevient» au droit international.

«L'opération militaire ayant conduit à sa capture contrevient au principe de non-recours à la force qui fonde le droit international», écrit le ministre dans un message sur X: «La France rappelle qu'aucune solution politique durable ne saurait être imposée de l'extérieur et que les peuples souverains décident seuls de leur avenir».
16:24
L'ONU s'inquiète du droit international
Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres s'est inquiété samedi «que le droit international n'ait pas été respecté» à propos de la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro par les Etats-Unis, a indiqué son porte-parole dans un communiqué.

L'opération américaine constitue un «dangereux précédent», selon Antonio Guterres qui appelle «tous les acteurs au Venezuela à engager un dialogue inclusif, dans le plein respect des droits de l'Homme et de l'Etat de droit».
15:50
Moscou exige des «éclaircissements immédiats» concernant Maduro
La Russie a condamné samedi l'attaque militaire américaine contre le Venezuela, estimant que «l'hostilité idéologique» avait prévalu. Elle a exigé des «éclaircissements immédiats» après l'annonce par les Etats-Unis de la capture du président Nicolas Maduro et son épouse.

«Ce matin, les Etats-Unis ont commis un acte d'agression armée contre le Venezuela. Ceci est profondément inquiétant et condamnable», a dénoncé le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué.

Le Venezuela est l'allié principal de la Russie en Amérique du Sud. «Les prétextes utilisés pour justifier de telles actions sont intenables», a ajouté le ministère, regrettant que «l'hostilité idéologique ait triomphé du pragmatisme d'usage».

Dans un second communiqué, la diplomatie russe s'est dite «extrêmement alarmée par les informations selon lesquelles le président vénézuélien, Nicolas Maduro, et son épouse auraient été emmenés de force hors du pays à la suite de l'agression aujourd'hui par les Etats-Unis».

Le président américain Donald Trump a annoncé samedi que les forces américaines avaient capturé et exfiltré le président vénézuélien, après avoir lancé une «attaque de grande envergure» contre le pays.

Moscou a exigé «des éclaircissements immédiats sur cette situation» et a également soutenu la demande de Caracas d'une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU.
15:13
Trump a offert à Maduro "plusieurs portes de sortie", dit JD Vance
Le vice-président américain JD Vance a déclaré samedi que le Venezuela avait ignoré plusieurs offres des Etats-Unis pour parvenir à un accord.

Donald Trump a offert à Nicolas Maduro "plusieurs portes de sortie", mais "le trafic de drogue doit cesser et le pétrole volé doit être restitué aux Etats-Unis", a-t-il écrit sur X.

"Vous ne pouvez pas échapper à la justice pour trafic de drogue aux États-Unis sous prétexte que vous vivez dans un palais à Caracas", a ajouté le vice-président américain.
15:12
L'UE appelle à la retenue et au respect du droit international
L'Union européenne a appelé samedi au respect du droit international au Venezuela et rappelé son attachement à une transition démocratique et pacifique, après une attaque des Etats-Unis contre ce pays sud-américain et l'annonce de la capture de son président Nicolas Maduro.

Sur le réseau X, la cheffe de la diplomatie de l'UE Kaja Kallas a dit avoir appelé à la "retenue", lors d'un échange au téléphone avec le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio.

Elle a souligné que le bloc européen suivait la situation "de près", et rappelé que chacun devait respecter le droit international.

Même tonalité de la part d'Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne.

"Nous sommes solidaires du peuple vénézuélien et soutenons une transition pacifique et démocratique. Toute solution doit respecter le droit international et la Charte des Nations unies", a réagi Mme von der Leyen, également sur X.

De son côté Antonio Costa, président du Conseil européen, l'instance qui représente les 27 pays membres, a dit suivre la situation avec "une grande inquiétude". Il a appelé à la "désescalade".
15:10
Lula dénonce «une grave atteinte à la souveraineté du Venezuela»
Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a condamné samedi une «grave atteinte à la souveraineté du Venezuela» après les bombardements américains sur Caracas tôt dans la matinée et la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro annoncée par Donald Trump.

«Les bombardements sur le territoire vénézuélien et la capture de son président dépassent les limites de l'acceptable» et menacent «la préservation de la région en tant que zone de paix», a déclaré Lula sur X. Il a également exhorté la communauté internationale, par l'intermédiaire des Nations unies, à «répondre vigoureusement» à ces attaques.
14:00
Venezuela: la Suisse appelle à la désescalade
La Suisse appelle à la désescalade, à la modération et au respect du droit international face à l’attaque américaine contre le Venezuela. Samedi en début d'après-midi, le Département des affaires étrangères ne disposait d’aucune information sur des Suisses éventuellement concernés.

Le respect du droit international implique également le respect de l’interdiction de la violence et de l’intégrité territoriale des Etats souverains, a écrit samedi Nicolas Bideau, chef de la communication du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), sur la plateforme X.

L’ambassade de Suisse au Venezuela suit la situation de près. Tout comme Nicolas Bideau, la représentante de l’UE pour les affaires étrangères, Kaja Kallas, s’était déjà exprimée.

Les Etats-Unis ont attaqué des cibles au Venezuela dans la nuit de vendredi à samedi (heure locale) et, selon le président Donald Trump, ont également capturé le chef d’Etat autoritaire Maduro et l’ont emmené à l’étranger. Les frappes aériennes auraient ciblé principalement des bases militaires, des aérodromes, des installations de communication et des ports.
14:41
Madrid se propose comme médiateur au Venezuela
Le gouvernement espagnol a proposé samedi de jouer les intermédiaires dans la crise entre le Venezuela et les Etats-Unis, après les attaques aériennes américaines et l'annonce par le président Donald Trump de la «capture» de son homologue vénézuélien Nicolas Maduro.

«L'Espagne appelle à la désescalade et à la modération et à agir toujours dans le respect du droit international», a déclaré le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué, se disant «à cet égard (...) disposé à offrir ses bons offices pour parvenir à une solution pacifique et négociée à la crise actuelle».

L'Espagne n'avait pas reconnu les résultats des élections du 28 juillet 2024, officiellement remportées par Nicolas Maduro, mais contestées par l'opposition, dont le candidat Edmundo Gonzalez Urrutia avait fui le Venezuela pour Madrid après le scrutin.

L'Espagne «a accueilli, et continuera d'accueillir, des dizaines de milliers de Vénézuéliens contraints de quitter leur pays pour des raisons politiques, et (...) est disposée à aider à la recherche d'une solution démocratique, négociée et pacifique pour le pays», poursuit le ministère.

Lors des élections de juillet 2024, Nicolas Maduro avait été proclamé vainqueur de la présidentielle par le Conseil national électoral - considéré aux ordres du pouvoir - qui n'avait pas publié le décompte exact des bureaux de vote, arguant d'un piratage informatique.

L'opposition vénézuélienne avait dénoncé une fraude électorale visant son candidat, Edmundo Gonzalez Urrutia, qui s'était présenté au pied levé pour remplacer la cheffe de l'opposition Maria Corina Machado, déclarée inéligible.
12:51
«Nous vaincrons», lance le ministre de l'Intérieur Diosdado Cabello
Le ministre vénézuélien de l'Intérieur, Diosdado Cabello, considéré comme un des hommes les plus puissants du pays, a lancé samedi à l'aube, «nous vaincrons» après les attaques des Etats-Unis qui ont annoncé avoir capturé le président Nicolas Maduro.

«Et à la fin de ces attaques, nous vaincrons. Vive la patrie ! Fidèles toujours ! Traîtres jamais», a-t-il lancé à la télévision publique, promettant: «Ce n'est pas la première lutte, ce n'est pas la première bataille (...), nous avons su survivre en toutes circonstances». Des rumeurs sur les réseaux sociaux donnaient M. Cabello pour mort ou arrêté.
12:04
Moscou condamne une attaque «profondément inquiétante»
La Russie a condamné samedi l'attaque militaire américaine contre le Venezuela. Elle a estimé que «l'hostilité idéologique» avait prévalu sur la diplomatie.

«Ce matin, les Etats-Unis ont commis un acte d'agression armée contre le Venezuela. Ceci est profondément inquiétant et condamnable», a dénoncé le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué. Il a regretté que «l'hostilité idéologique ait triomphé du pragmatisme d'usage».
12:15
Frappes américaines sur le Venezuela, Maduro exfiltré
Le président américain Donald Trump a annoncé samedi que les forces américaines avaient capturé et exfiltré le président vénézuélien Nicolas Maduro, après avoir lancé une «attaque de grande envergure» contre le pays sud-américain.

«Les Etats-Unis d'Amérique ont mené avec succès une attaque de grande envergure contre le Venezuela et son dirigeant, le président Nicolas Maduro, qui, avec son épouse, a été capturé et exfiltré du pays», a écrit M. Trump sur son réseau Truth Social.

Il a ajouté qu'il ferait une conférence de presse dans sa résidence de Mar-a-Lago, en Floride, au sujet de ces frappes, dont le bilan humain est dans l'immédiat inconnu.

Les Etats-Unis ont achevé leur action militaire au Venezuela après avoir capturé le dirigeant de gauche Nicolas Maduro, a de son côté déclaré samedi le sénateur américain Mike Lee, républicain initialement critique de l'opération, après ce qu'il a décrit comme un appel téléphonique avec M. Rubio.

Ce dernier «ne prévoit aucune action supplémentaire au Venezuela maintenant que Maduro est sous la garde des Etats-Unis», a écrit Mike Lee sur son compte X.
11:11
Caracas accuse Washington d'avoir frappé «des zones résidentielles»
Le ministre vénézuélien de la Défense a accusé l'armée américaine d'avoir «frappé des zones résidentielles» lors de son attaque du Venezuela. Dans un discours enregistré sur les réseaux sociaux samedi à l'aube, il a promis un déploiement massif de tous les moyens militaires du pays.

«Les forces envahisseuses (...) ont profané notre sol (...) allant jusqu'à frapper, au moyen de missiles et de roquettes tirés depuis leurs hélicoptères de combat, des zones résidentielles de population civile», a déclaré le général Vladimir Padrino Lopez, indiquant être de «train de recueillir les informations relatives aux blessés et aux morts».

Il a aussi promis «le déploiement massif de tous les moyens terrestres, aériens, navals, fluviaux et balistiques, système d'armes pour la défense intégrale».
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