Le cyclisme veut mettre fin à une habitude «débile»
La saison de vélo se termine généralement mi-octobre. Or les transferts des cyclistes ne peuvent être officialisés que le 1er janvier, ce qui crée des situations que l'ancien coureur de IAM Cycling Jérôme Coppel juge «complètement débiles».
«Les coureurs partent déjà en stage en novembre ou décembre avec leur nouvelle équipe», rappelle-t-il dans le podcast Grand Plateau. Ces recrues sont intégrées à leur nouvelle formation, mais elles n'ont pas le droit d'apparaître avec leur nouveau maillot. C'est la raison pour laquelle Remco Evenepoel s’est présenté avec une tenue «neutre» pour sa conférence de presse de présentation chez Red Bull – Bora Hansgrohe, le 10 décembre à Majorque.
Entre la fin de saison et le 1er janvier, les cyclistes nouvellement transférés doivent par ailleurs toujours utiliser leur ancien matériel. Une situation «qui handicape forcément les coureurs comme les équipes au moment de préparer la prochaine saison pendant la trêve hivernale», relève le media Sports.fr.
Mais la situation pourrait bientôt changer. Selon la presse belge, l’Union cycliste internationale (UCI) envisage en effet de faire débuter les futurs contrats au 1er novembre. Des discussions sont actuellement menées avec l’AIGCP, le syndicat des coureurs, et le CPA, le syndicat des coureurs.
Une décision que beaucoup saluent, mais «attention néanmoins à instaurer quelques garde-fous pour protéger équipes et coureurs», prévient le portail spécialisé Velo club.
Il souligne que lors de la mise en place du nouveau système, les équipes devront gérer un double engagement financier: continuer à payer les coureurs sortants jusqu’au 31 décembre et rémunérer les nouveaux arrivants dès le 1er novembre. Cette situation entraînera un coût supplémentaire important, particulièrement pour les structures déjà en difficulté financière.
Un autre problème concerne les coureurs les plus précaires, notamment ceux qui risquent de voir leur contrat modifié pour économiser sur les salaires, en offrant un bail de dix mois au lieu de douze.
Toutes les parties en faveur du changement devront faire face à ces enjeux, qui ne devraient pas les décourager pour autant. «Instaurer des contrats au 1er novembre me parait quand même plus logique, souligne Jérôme Coppel. Ce serait beaucoup plus simple et plus lisible pour tout le monde.»
