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Une juge américaine compare les Etats-Unis à «1984» d'Orwell

Une juge américaine compare les Etats-Unis à «1984» d'Orwell
Des personnes manifestent contre le démantèlement de l'exposition sur l'esclavage aux Etats-Unis, à Philadelphie. Keystone

Une juge américaine compare les Etats-Unis à «1984» d'Orwell

Une exposition sur l'esclavage qui avait été démantelée à Philadelphie fin janvier doit être réinstallée, a décidé une juge. Dans sa décision, elle évoque «le ministère de la vérité» du roman dystopique «1984».
17.02.2026, 08:1817.02.2026, 08:18

Une juge américaine a ordonné lundi au gouvernement américain de réinstaller une exposition sur l'histoire de l'esclavage aux Etats-Unis qui avait été démantelée fin janvier dans un quartier historique de Philadelphie. Elle a cité George Orwell dans sa décision.

Elle a écrit avoir été appelée à «déterminer si le gouvernement fédéral possède le pouvoir qu'il revendique de travestir et de démanteler des vérités historiques», «comme si le ministère de la vérité dans [le roman dystopique, ndlr] "1984" de George Orwell existait désormais, avec sa devise "L'ignorance, c'est la force"».

«Il ne l'a pas», répond-elle dans son injonction préliminaire, c'est-à-dire temporaire jusqu'au jugement final. La juge enjoint au service des parcs nationaux, qui a démantelé l'exposition, de «réinstaller tous les panneaux, affichages et vidéos auparavant en place».

Le gouvernement fédéral se voit aussi interdire «toute addition, suppression, destruction ou modification supplémentaire» sans l'accord de la ville de Philadelphie, à l'origine de cette procédure judiciaire.

Esclaves de George Washington

L'exposition était en place depuis 2010 à la «President's House» de Philadelphie, première résidence officielle du président des Etats-Unis quand la capitale fédérale se trouvait dans cette ville de Pennsylvanie.

Intitulée «Liberté et esclavage dans la construction d'une nouvelle nation», elle rend hommage à neuf des esclaves du premier président américain George Washington, dont les Etats-Unis célèbrent l'anniversaire lundi.

Son démantèlement faisait suite à un décret signé par le président américain Donald Trump en mars pour «rétablir la vérité dans l'histoire américaine» et éliminer les «récits conflictuels». Ce décret dénonçait, en exemple, cette exposition.

«La préservation des idéaux de notre nation passe par la vérité totale sur notre histoire, avec ses bons et ses mauvais côtés. Je continuerai à me battre pour que les pièces exposées soient entièrement remises en place et accessibles au public», a commenté le représentant démocrate de Pennsylvanie Brendan Boyle après la décision de justice lundi. (ats)

Les manifestations à Minneapolis
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Les manifestations à Minneapolis
source: sda / angelina katsanis
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