Charles III accorde un honneur inédit à Trump
Donald Trump en rêvait, ce sera fait! Charles III lui accordera sa première visite d'Etat. Le souverain et sa femme, Camilla, se rendront aux Etats-Unis fin avril, a annoncé mardi le palais de Buckingham. Un déplacement qui s'annonce aussi tendu que très contesté, entre la guerre au Moyen-Orient et l'impopularité de Donald Trump au sein d'une partie de l'opinion britannique.
Quoi qu'il en soit, le programme «célèbrera les liens historiques et les relations bilatérales actuelles entre le Royaume-Uni et les Etats-Unis, à l'occasion du 250e anniversaire de l'indépendance américaine», selon un communiqué. Les dates précises de cette visite seront communiquées ultérieurement, précise le palais.
Toutefois, le correspond royal du Daily Beast, Tom Sykes, affirme pour sa part de «source sûre» que la tournée aura lieu du 26 au 28 avril. Après quoi, le monarque et la reine se rendront aux Bermudes, pour leur première visite dans un territoire d'outre-mer du Royaume-Uni depuis son accession au trône en septembre 2022.
En tant que prince de Galles, Charles s'est rendu aux Etats-Unis à quelque 19 reprises, mais il s'agira de sa première visite officielle en tant que roi. Sa défunte mère, la reine Elizabeth II, s'y est rendue à quatre reprises: en 1957, 1976, 1991 et 2007.
Donald Trump, connu pour être un fervent admirateur de la famille royale, a déclaré mi-mars à la Maison-Blanche avoir «vraiment hâte de voir le roi». Il est entendu que les deux hommes entretiennent une correspondance régulière.
Visite sous haute tension
Cette première visite de Charles III est annoncée alors que la guerre, déclenchée le 28 février par les frappes américano-israéliennes contre l'Iran, fait toujours rage au Moyen-Orient et que ses conséquences économiques sont planétaires. Depuis le début du conflit, Donald Trump n'a pas ménagé ses attaques envers le premier ministre Keir Starmer, accusant le dirigeant britannique d'avoir soutenu trop mollement son allié américain.
«Ce n'est pas à Winston Churchill que nous avons affaire», avait-il cinglé début mars, se disant «mécontent de Londres» qui avait dans un premier temps refusé que les Etats-Unis utilisent ses bases militaires. Le dirigeant travailliste, lui, a assuré que la «relation spéciale» avec Washington était «à l'oeuvre».
Pas faute en effet pour le gouvernement et la monarchie britannique d'avoir tout mis en oeuvre pour caresser Donald Trump dans le sens du poil. Lequel avait été reçu en visite d'Etat pour la deuxième fois avec tout le faste royal, de la procession en carrosse au somptueux banquet au château de Windsor.
Selon un sondage YouGov publié jeudi dernier, près de la moitié des Britanniques (49%) sont contre cette visite. Plusieurs parlementaires britanniques s'y opposent également. Le chef des libéraux-démocrates, Ed Davey, a ainsi estimé que cet honneur «ne devrait pas être accordé à quelqu'un qui insulte et porte atteinte à notre pays de façon répétée». (mbr avec afp)
