L'UE s'apprête à «couvrir l’intégralité des besoins de financement de Kiev»
La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a dit mardi s'attendre à des «décisions positives» sur le déblocage du prêt européen de 90 milliards d'euros à l'Ukraine après l'échec électoral du premier ministre hongrois Viktor Orban qui s'y opposait.
La séquence en question 👇
A la faveur du changement de premier ministre en Hongrie, l'Union européenne prévoit de débuter le déblocage d'un prêt de 90 milliards d'euros à l'Ukraine au cours du deuxième trimestre, a déclaré jeudi dernier, le commissaire européen à l'économie Valdis Dombrovskis. Il s'est réjoui:
Il a également ajouté:
De quoi soutenir durablement l'Ukraine
Cet important prêt était bloqué depuis fin 2025 par le premier ministre hongrois Viktor Orban, proche du président russe Vladimir Poutine. Avec sa défaite électorale du 12 avril, qui va propulser Peter Magyar aux manettes du pays en mai, Bruxelles espère un dégel rapide de ces fonds.
Des responsables de l'Union européenne ont participé, d'ailleurs, vendredi, à Budapest, à une première réunion avec les équipes du futur premier ministre hongrois. Les 90 milliards d'euros du prêt doivent couvrir les deux tiers des besoins financiers de l'Ukraine, selon Dombrovksis.
Mais, d'après le commissaire européen, «on peut être assez confiant quant à notre capacité à couvrir l’intégralité des besoins de financement de l’Ukraine», grâce à l'aide d'autres partenaires.
L'incertitude de la guerre en Iran
Présent à Washington cette semaine dans le cadre des rencontres du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, qui rassemblent de nombreux responsables économiques et ministres, Vladis Dombrovskis a assuré que le soutien de l'UE à Kiev «figurait en bonne place» dans son agenda, «ainsi que le maintien des pressions et des sanctions contre la Russie, l'agresseur», a-t-il ajouté.
Selon lui, Moscou «sort gagnant de cette guerre en Iran, car celle-ci lui procure des profits exceptionnels qui alimentent (sa) machine de guerre».
Le conflit au Moyen-Orient soumet aussi les perspectives économiques «à une très grande incertitude», a ajouté Vladis Dombrovskis. La flambée des prix de l'énergie fait craindre une forte accélération de l'inflation et un coup d'arrêt économique pour de nombreux pays.
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Le commissaire européen à l'économie s'attend à ce que la croissance dans l'UE soit amputée de 0,2 à 0,6 point de pourcentage cette année, selon l'évolution du conflit. Selon lui, la réponse des pays membres au bond des prix, en particulier de l'énergie, doit rester mesurée et temporaire, au risque de trop peser sur les finances publiques.
