Il massacre sa famille puis envoie la vidéo à son ex
Il a filmé la scène et envoyé les images à sa compagne, avec qui il était en instance de séparation, selon ses proches: un homme a tué ses deux enfants et sa belle-mère avant de retourner l'arme contre lui dans un village de Haute-Saône.
Le drame s'est déroulé mercredi soir sur un terrain entouré d'un mur en pierre sèche, situé entre les vignes et les bois sur les hauteurs de Gy, commune de 1000 habitants à 30 km au nord de Besançon.
La famille habitait un bungalow stationné sur la parcelle, à côté de sa maison en cours de construction. Une piscine hors-sol et une balançoire sont disposées sur le terrain, a constaté jeudi matin une journaliste de l'AFP.
À leur arrivée, les gendarmes ont découvert les corps de deux garçons âgés de 10 et six ans, du père, 42 ans, et de la mère de son épouse, 74 ans, indique le procureur de la République de Vesoul, Arnaud Grécourt, dans un communiqué.
Les corps des adultes ont été retrouvés dans le bungalow et ceux des enfants dans un véhicule utilitaire stationné à l'extérieur.
Le magistrat, qui a ouvert une enquête pour homicide volontaire, , indique:
Dans l'attente de l'autopsie des quatre corps, le procureur poursuit:
Vous vous inquiétez pour vous ou l'un de vos proches?
La Main Tendue (adultes, 24/7) au 143
Pro Juventute (jeunes, 24/7) au 147
Urgences médicales au 144
stopsuicide.ch
Le père de famille appartenait à la communauté des gens du voyage, selon une source officielle qui a requis l'anonymat. Dans un communiqué, la maire, Alexandre Lacroix, a déclaré:
Une trentaine de pompiers et une cinquantaine de gendarmes sont intervenus, a-t-il précisé.
Selon un homme croisé par l'AFP près des lieux du drame et qui s'est présenté comme son cousin, le père de famille a commis le crime alors que sa belle-mère venait chercher les enfants:
Avant de faire suivre les images à ses frères, a raconté cet homme, du nom de Charles Martino-Herter. L'envoi d'une vidéo à ses proches a été confirmé à l'AFP par une source proche du dossier.
Sa compagne voulait le quitter depuis une infidélité qu'il lui avait faite il y a plusieurs mois, a affirmé le cousin. Ils semblaient s'être réconciliés, partant ensemble en vacances en Grèce cet été. Mais mercredi, elle avait demandé à sa mère d'aller chercher les enfants en lui disant «Je n'ai plus envie d'y retourner», selon le récit du cousin.
Une cellule psychologique a été ouverte au pôle scolaire, a indiqué le rectorat de Besançon. (ats/afp)
