Les Etats-Unis pourraient manquer de ce système antimissile à cause de l'Iran
Il s’agit d’un système américain de défense aérienne conçu pour intercepter des missiles balistiques. Contrairement à d’autres systèmes, comme les missiles de défense aérienne Patriot, THAAD peut détecter et neutraliser des projectiles entrants à des altitudes pouvant atteindre environ 150 kilomètres. Cela permet d’intercepter certains missiles qui se trouvent encore en dehors de l’atmosphère.
Les missiles intercepteurs ne disposent pas d’ogive explosive classique. Ils détruisent leur cible via un impact direct, à très grande vitesse. (lyn)
Après les frappes aériennes menées samedi dernier par les Etats-Unis et Israel, l’Iran a répliqué par des attaques de missiles et de drones. Des installations de défense antimissile américaines auraient notamment été prises pour cible.
Comme le rapporte la chaîne américaine CNN , en se basant sur des images satellites, un système radar AN/TPY-2 avec une batterie THAAD a été touché en Jordanie.
Ce radar constitue un élément central du dispositif, car il permet de détecter très tôt les missiles balistiques. Selon la chaîne indienne NDTV, un responsable américain aurait ensuite confirmé la destruction de l’installation.
Aux Emirats arabes unis, deux sites auraient également été endommagés lors d’une frappe de précision présumée. D’après CNN, ces emplacements abriteraient eux aussi ce fameux système.
Des images satellites de l’entreprise Airbus montrent par ailleurs de la fumée au-dessus d’une installation THAAD située près de la base aérienne Prince Sultan, en Arabie saoudite, ainsi que des débris autour du site.
Que huit dans le monde
Selon un article du Wall Street Journal, l’armée américaine travaille déjà au remplacement du système endommagé en Jordanie.
Mais, surtout: les Etats-Unis ne disposent au total que de huit batteries THAAD dans le monde. Si plusieurs installations ont effectivement été endommagées, cela pourrait affaiblir au moins temporairement la défense antimissile américaine dans cette région.
Mais les Etats-Unis ne se sont, pour l’instant, pas exprimés officiellement à ce sujet: ainsi, on ne peut dire avec certitude à qui appartiennent ces bases touchées en Arabie saoudite et aux Emirats arabes unis, pour l'heure. (lyn)
