Le parti du rappeur Balendra Shah, futur vainqueur des législatives au Népal
Le parti du rappeur devenu maire de Katmandou, Balendra Shah, âgé de 35 ans, est en passe de remporter une solide majorité en sièges à la Chambre des représentants du Népal, qui compte 275 membres, selon de premières tendances publiées samedi par la Commission électorale.
Près de 19 millions d'électeurs, dont près d'un million de nouveaux inscrits, étaient appelés aux urnes pour ces législatives dominées par l'affrontement de la jeunesse avec la vieille garde politique, six mois après un soulèvement qui a entraîné la chute du gouvernement. Le taux de participation a atteint 59%, a indiqué la commission électorale.
Samedi matin, au deuxième jour du dépouillement, les résultats définitifs ne sont connus que pour 34 circonscriptions.
Néanmoins, le Parti national indépendant de Balendra Shah (Rastriya Swatantra ou RSP, centriste) en a remporté 27, le Congrès népalais quatre et le parti marxiste de l'ancien Premier ministre KP Sharma Oli seulement un. Deux autres candidats ont chacun remporté une circonscription.
Et les premières projections indiquent que le RSP de M. Shah est en tête dans 90 des 165 circonscriptions soumises au scrutin uninominal. Seul un faible nombre de bulletins a pour le moment été dépouillé.
Son parti a aussi dépassé la majorité des suffrages comptés à ce stade dans le cadre du scrutin proportionnel plurinominal, système qui permet d'attribuer les 110 sièges restants.
Danse dans les rues de Katmandou
Vendredi, ses partisans ont dansé dans les rues de Katmandou pour célébrer la perspective d'une victoire même si les résultats définitifs pourraient se faire attendre plusieurs jours.
Balendra Shah a également pris de l'avance dans la circonscription où il se présente, dans une course serrée contre l'ancien Premier ministre déchu KP Sharma Oli, 74 ans, symbole de l'appel au changement porté par la jeunesse.
L'accès à l'emploi et la fin de la corruption des élites constituaient les principales exigences de la «révolution» qui a secoué le pays les 8 et 9 septembre derniers, partie du refus du blocage des réseaux sociaux.
Au moins 77 personnes ont été tuées durant ces journées d'agitation, des centaines d'autres blessées et de nombreux bâtiments publics ou commerces incendiés ou pillés, selon le bilan officiel. (dal/ats/afp)
