Une «bite» au milieu d'un ballet russe pour résister à la guerre?
L'un des passe-temps de anthropologue russe Alexandra Arkhipova? Recenser les actes de résistance populaires anti-guerre en Russie. Elle a publié sur sa chaîne Telegram une vidéo qui, selon elle, a été filmée au Théâtre Bolchoï, le 5 janvier, lors d'une représentation spéciale du ballet «Casse-Noisette», destinée aux soldats combattant en Ukraine, relaie le média d'opposition russe en exil Meduza.
Sur les images, on peut apercevoir, dans un coin éloigné de la scène, le mot «khuy» (bite) écrit dans la neige artificielle du décor.
Elle affirme également qu'elle aurait déjà constitué «une petite collection» de micro actes de résistance anti-guerre parmi les travailleurs du Bolchoï — mais qu'elle ne pouvait pas montrer la plupart des preuves de ces derniers. Cette «bite» en fait-elle partie?
Le Bolchoï dément
Interpellé à ce propos en Russie, le Théâtre Bolchoï a officiellement démenti: ses responsables ont déclaré au média Podyom qu'ils considéraient la vidéo comme un étant un fake.
Ils n'auraient pas jugé nécessaire de chercher à l'authentifier: «Nous ne commentons pas l'utilisation de photoshop ou d'intelligence artificielle par les spectateurs, et cela ne constitue pas un motif de vérifications internes.»
Arkhipova, quant à elle, a déclaré au média d'opposition russe L'Agence que la vidéo lui avait été envoyée par une source, sans donner davantage de détails. La véracité de l'inscription aurait également été confirmée à L'Agence par une personne liée au Théâtre Bolchoï.
Une réunion d'urgence?
L'interlocuteur du média raconte que la «bite» n'a pas été remarquée par les ballerines, mais par les spectateurs.
Selon cette personne toujours, à la suite de cet incident, une réunion d'urgence se serait tenue en présence du directeur général du Théâtre Bolchoï, Valery Gergiev.
On ne sait pas avec certitude si le mot «khuy» a été écrit en signe de protestation contre la guerre en Ukraine. Seule celui ou celle qui en est responsable pourrait le confirmer ou le démentir, soulignent nos confrères russes. Et, à ce stade, personne ne saurait qui cela pourrait bien être.
L'interlocuteur de L'Agence estime qu'il n'est pas facile de trouver le ou la coupable:
